Casa Pound, retour au réel.

8 Jan

Le collectif « Quartiers Libres » a organisé une conférence débat le 4 juin dernier. Lors de cet évènement, nous avions expliqué que derrière les nouvelles techniques de communication et les slogans et axes de militantismes novateurs se cachait le bon vieux fascisme toujours prêt à cogner les pauvres. Nous avons aussi décrit la situation politique italienne qui sert de terreau au développement de cette organisation. Un des intervenants, militant antifasciste venu d’Italie, avait émis l’hypothèse que le délitement du Berlusconisme propulserait selon toute probabilité Casa Pound vers un cycle de violence. Après de multiples agressions à caractère politique sur l’ensemble du territoire italien, le pire est inévitablement arrivé.

Le 13 décembre 2011, Gianluca Casseri militant de Casa Pound Italie ouvre le feu sur des vendeurs ambulants travaillant au marché de Piazza Dalmazia de Florence. Bilan : deux morts, trois blessés dont un qui a perdu l’usage de ses jambes. Ces vendeurs sont sénégalais, et ont été les seules cibles sélectionnées par le tueur. Consécutivement à son agression, acculé par la police Casseri se donne la mort en utilisant la dernière munition de son pistolet.

Suite à cette tragédie, Casa Pound Italie qui ne peut nier ses liens avec Casseri tente de minimiser son implication en son sein et de mettre l’acte criminel raciste sur le compte de la folie.

Premier constat : malgré les tentatives désespérées pour cacher l’appartenance de Casseri à Casapound les faits se révèlent têtus et prouvent bel et bien qu’il était un militant de Casa Pound dans la section de Pistoia. Tant les militants antifacistes que les journalistes en ont fait la démonstration.

Il n’y a guère que la classe politique dans son ensemble à vouloir minimiser son rôle dans une formation politique entrée dans le système électoral et dont certains dirigeants occupent des charges. Il est toujours dur de charger un « collègue ».

Casa Pound Italie a atteint les limites de sa stratégie. Pour sauver l’organisation et la place qu’elle a gagnée au sein de la droite électorale, ses dirigeants en sont arrivés à se renier totalement. Andrea Antonini, Vice Président du mouvement et conseiller municipal de Rome sous les couleurs du parti d’extrême droite « la Destra », déclare au journal télévisé TGCOM24 du 13 décembre 2011 que Casa Pound n’est pas une organisation d’extrême droite. C’est un peu paradoxal pour ceux qui se revendiquent comme les fascistes du troisième millénaire.

Quelques observations des faits que cette tragédie met en lumière :

 1 – Pour sauver son statut, il faut se renier.

Casa Pound affirme qu’il n’y pas de racisme dans son ADN, reprenant au passage le slogan « 0% racisme, 100% identité » du Bloc Identitaire, son cousin français tout aussi d’extrême droite et violemment islamophobe. Le mouvement n’est pas non plus, et n’a jamais été vraiment d’extrême droite si on en croit sa direction politique lors des conférences de presse suite au massacre perpétré par Casseri.

Cette contorsion fait grincer des dents une partie des militants qui n’apprécient pas de se renier ainsi pour « sauver l’organisation ».

L’argumentaire utilisé par les dirigeants de Casa Pound est que le mouvement n’a rien contre les immigrés mais contre l’immigration. Parce qu’elle crée, selon Gianluca Iannone fondateur du mouvement),  une concurrence déloyale sur le marché du travail. C’est la ligne de François Duprat [1], reprise par Soral et autres Zemmour. L’immigré est une victime, un dommage collatéral et c’est « normal » qu’il trinque. Si on veut éviter que du sang coule, il faut le renvoyer chez lui. Donc si des « fous » ou des militants tirent sur des immigrés, ce n’est que fatalité.

Les fascistes de Casa Pound oublient que du temps où le patronat italien faisait appel à la main d’œuvre du sud de l’Italie la concurrence entre ouvriers du nord et du sud faisait rage et que la main d’œuvre du sud était traitée de la même façon que les Sénégalais abattus. Ce qui déplait fondamentalement à Casa Pound et aux mouvements politiques de droite radicale à travers l’Europe ce n’est pas la concurrence sur le marché du travail, c’est la couleur de peau et l’origine de certains  concurrents sur ce marché.

Casa Pound renie son identité fasciste du troisième millénaire et son côté provocateur mis en avant notamment par son iconographie de la violence (dont on peut avoir un aperçu à travers les visuels des différents locaux et groupes) pour rentrer dans le moule électoral. Rappeler et se revendiquer de l’époque du squadrisme, la répression du mouvement ouvrier par les milices fascistes, n’est pas un gage de réussite électorale ou permet difficilement de passer pour démocrate.

La ligne politique agressive de Casa Pound qui a fait son succès à ses débuts passe désormais après l’accès aux institutions et au pouvoir. Le côté « rebelle » et « non conforme » de Casa Pound n’a pas tenu le choc face aux évènements.

 2 – Abandonner le militant et plaider la folie.

Alors qu’il a été identifié comme militant actif de Casa Pound, les dirigeants nient l’implication de Casseri au sein du mouvement. Pas de solidarité, la camaraderie s’arrête là où commencent profit et pouvoir.
Casseri est pourtant un militant de droite radicale instruit Il a écrit un livre de tendance traditionaliste qui fait référence à la vie d’Evola [2],  « La chiave del chaos » (la clé du chaos), qu’il a présenté dans divers locaux du mouvement Casa Pound. Il avait aussi une page sur le site web « idéodrome » revue intellectuelle virtuelle de Casa Pound, sa page a été effacée le jour de la tuerie par ses camarades. Il a été présent lors des ouvertures des occupations non conformes du groupuscule en Toscane et les fréquentait de manière régulière. Il participait aux manifestations, sa présence était facilement remarquable parmi les quelques manifestants présents – Casa Pound n’est pas un mouvement de masse.
Ni jeune, ni influençable, c’est un militant formé et qui propage l’idéologie de Casa Pound. Même en proie à une bouffée de rage, il a choisi sciemment les personnes sur qui il a tiré : elles correspondent à son ennemi prioritaire.
Il n’a pas tiré sur des marchands italiens ou des clients. Il a choisi ses cibles.
Alors que Casa Pound a toujours affirmé son désintéressement et affirmé une fraternité avec les militants de la mouvance face aux « dérives du monde moderne », les coups de feu homicides de Gianluca Casseri les ont mis face à leur réalité.
« Quand sonne le fusil à pompe, tout le monde se couche » y compris les fascistes, malgré des slogans affirmant le contraire comme « vive la mort » ou « me ne frego ».
La  camaraderie virile s’arrête aux mots et à a une posture.
On y voit une constante de la violence politique des droites radicales qui n’assument pas leurs responsabilités hors d’une action étatique (l’attentat de la gare de Bologne [3] en Italie, ou les agressions et attentats racistes en France). Les mouvements révolutionnaires de Gauche que les pouvoirs publics ont toujours tenté de mettre au même niveau (notamment en Italie lors des années de plomb) ont une attitude très différente. Il y a reconnaissance de l’appartenance du militant à la mouvance, et critique de son action sur les plans stratégiques et militaires.
Non content de « lâcher » un de ses militants, Casa Pound n’hésite pas à se dédouaner de l’acte d’un de ses membre en invoquant la folie.
Profitant des très médiatiques tueries d’Oslo et de Liège en juillet et décembre 2011, le groupuscule italien tente de noyer le poisson. Établir le lien entre le cas de Gianluca Casseri et celui Anders Behring Breivik, tueur d’Oslo jugé irresponsable de ses actes en décembre 2011, permet de faire passer les meurtres de Florence pour un acte « dément » sans lien avec l’idéologie véhiculée par Casa Pound. Si Breivik qui été nourri de littérature de droite radicale et qui avait identifié ses cibles prioritaires (la gauche parlementaire et les militants antiracistes qu’il considérait comme responsables de l’immigration et de l’« islamisation de l’Europe »), est jugé « fou », Casseri pourrait lui aussi être un simple « aliéné ». Finalement, les deux affaires seraient à mettre sur le même plan que la tuerie de Liège où le tueur a massacré sans discernement et ne se rattache à aucune matrice idéologique. Bref, ces évènements tragiques ne seraient que l’illustration de la « crise du monde moderne ». Tout se vaut dans l’horreur. Sauf que même Adinolfi et les militants de Casa Pound sont obligés de reconnaître que Casseri était l’un des leurs et que l’imaginaire d’Anders Breivik était en grande partie alimenté par les productions des droites radicales.
Tout en reniant son militant, Casa Pound continue de faire passer ses mots d’ordre « non au monde moderne » et va même jusqu’à invoquer le bon vieux « complot de la finance apatride» pour expliquer l’acte d’un de ses membres.

3 – Le grand complot comme cause profonde de tous les maux du monde.

Le communiqué de Casa Pound repris sur le site néo fasciste francophone « zentropa » le dit clairement : ce qui a poussé Casseri à tirer c’est le système qui déracine les hommes. Gabriele Adinolfi [4], impliqué dans l’attentat de la gare de Bologne et idéologue de Casa Pound Italie  est lui aussi sur cette ligne : la tragédie de Florence vient à point nommé pour sauver une oligarchie mise en place récemment. Il conclut son texte de soutien par « Intanto a godere sono solo Equitalia e la Goldman Sachs » soit « les seuls à profiter de la situation sont Equitalia et Goldman Sachs ».

Malgré des années d’effort pour sortir des vieux travers, dès que le danger menace l’organisation, le complot ourdi par « la finance mondiale qui déracine les hommes » refait surface. Casseri n’a pas appuyé sur la gâchette, c’est la finance apatride qui l’a poussé à bout.

Un militant raciste et fasciste tire sur des noirs, c’est la faute des banquiers juifs qui corrompent le monde. Les fascistes du troisième millénaire niant être d’extrême droite jouent pourtant un air connu des droites radicales européennes.

 4) – « La politica non c’entra » : le grand déni de la classe politique.

L’acte d’un malade isolé arrange tout le monde, surtout le pouvoir institutionnel. Casa pound a pignon sur rue, et ce n’est pas uniquement du fait de la droite berlusconienne qui a fait de Casa Pound un allié politique et électoral fidèle. Jamais les « rebelles » de Casa Pound n’ont critiqué la politique de Berlusconi.

Au contraire, ils l’ont toujours soutenu. Peu avares en cabrioles dialectiques, ils ont érigé ce magnat de la finance et des médias et membre de la Loge P2 [5] en modèle de lutte « contre le nouvel ordre mondial » à la solde des américains et des sionistes. Berlusconi anti-Américain c’est un comble, mais Casa Pound n’est plus à une contradiction près.

Casa Pound a pu aussi bénéficier de la trop grande tolérance de la gauche parlementaire italienne. Au nom de l’équilibre des forces, « l’equidistanza » (sorte de remake de la stratégie de la tension des années 70 italiennes quand la Démocratie Chrétienne au pouvoir laissait faire et couvrait le terrorisme d’extrême droite afin de criminaliser plus facilement la gauche révolutionnaire en mettant au même niveau les actions politiques ciblées des groupes de gauche et les attentats aveugles des fascistes et entrainer ces groupes dans une course à la violence), Walter Veltroni, ancien maire de Rome, a toléré les occupations de locaux d’extrême droite. Il y a même été reçu de manière officielle pour la commémoration de la mort des frères Mattei, il déclarait à l’époque vouloir ériger un mur sur lequel seraient inscrits sans distinction tous les noms des morts de ces années folles et terribles où des jeunes pouvaient être tués pour la lecture d’un journal d’un parti.

Lors d’agressions faites par les fascistes sur des militants antifascistes ou des étrangers la bêtise a toujours été évoquée. La politique n’a rien à voir là-dedans (« la politica non c’entra »), c’est une affaire de mauvaise éducation.

Pour la gauche parlementaire, la gauche extra parlementaire est plus dure à gérer que les fascistes en termes de rapport de force. La gauche institutionnelle a laissé grandir les fascistes pour s’en servir comme d’un moyen d’usure des luttes sur le terrain et comme un repoussoir électoral.

 5 – Autonomie des luttes et instrumentalisation.

Les revendications de Sénégalais en lutte consécutivement aux homicides de Florence sont assez simples.

Ils ont refusé de faire une simple prière collective à Florence à laquelle les autorités les invitaient pour ne pas se faire « instrumentaliser » et ont affirmé leur volonté de faire une grande manifestation contre le racisme.

On peut voir que la ritournelle de l’immigré qui rase les murs et ne lutte pas, qui s’en remet à Dieu, ne tient pas la route. Les Sénégalais veulent une manifestation « laïque » de lutte contre le racisme.

Le mot d’ordre repris par la communauté Sénégalaise est « dissolution de Casa Pound ».

Pape Diaw, porte-parole de la communauté sénégalaise, a fait cette déclaration devant le Maire de Florence à l’ouverture du conseil municipal extraordinaire convoqué après la tragédie : « Nous demandons à toutes les forces politiques de faire baisser la tension sociale et un signal concret : la fermeture de Casa Pound dans toute l’Italie, à commencer par la Toscane ».

Casa Pound et leurs alliés français les « Identitaires » par le biais de novopress et la mouvance Soral-Dieudonné (nébuleuse en marge du Front National d’idéologie nationaliste révolutionnaire, et ralliement des militants négationnistes et antijuifs de tous horizons) crient à la manipulation de la communauté sénégalaise par les banques.

Il est évident, pour ces personnes pleines de mépris, que des Sénégalais ne sont pas capables de discerner qui les agresse au quotidien ou qui leur a tiré dessus. Ils seraient instrumentalisés par « les associations antiracistes font le jeu des banques que Casa Pound combat seule depuis le départ de Berlusconi ». Rengaine commune aux droites radicales européennes.

6 – Les alliés français de Casa pound

En France, on trouve des relais de cette version des faits uniquement dans les courants des droites radicales. Les soutiens de Casa Pound sont nombreux, car l’influence de ce mouvement sur les droites radicales est considérable. En effet, le mouvement italien a une aura énorme sur les mouvements de droite radicale en Europe et particulièrement en France. Du Bloc Identitaire à Égalité et Réconciliation, tous les petits partis d’extrême droite hexagonaux rêvent d’être reconnus par Casa Pound comme des partenaires privilégiés. Chose intéressante, car ils ont des stratégies de développement opposées. Le Bloc Identitaire mise sur la lutte contre l’Islamisation et Égalité et Réconciliation a choisi l’axe de l’antisionisme.

Les premiers à avoir réagi sont les Identitaires par le biais de leur site de propagande Novopress en publiant la traduction du communiqué de leur modèle italien. Ce qui est beau joueur de leur part puisque le père spirituel de Casa Pound, Gabriele Adinolfi, les traite régulièrement de « sionistes ». Il leur reprochait de renier l’étiquette d’extrême droite pour se fondre dans le paysage électoral. Joli retour de bâton.

Plus tardivement, Alain Soral a repris les arguments de Casa Pound et d’Adinolfi qui font de Berlusconi un rempart face aux Américains et de Casa Pound les derniers Mohicans face au sionisme. On le voit dans une vidéo utiliser les mêmes arguments de vente qu’Adinolfi : Goldman Sachs a armé un inconnu déséquilibré et livré en pâture les héros nationalistes et derniers rempart de l’Italie à la vindicte des « talmudo-trostkistes » de l’antiracisme.

Peu importe que l’appartenance de Casseri à Casa Pound soit un fait avéré, ou qu’il n’y ait quasiment pas de trotskistes en Italie.

L’Histoire est réinventée, les faits sont niés, une seule chose est martelée : c’est un complot des banques avec les militants antiracistes comme complices.

Mieux que la simple traduction faite par le Bloc Identitaire, Soral adapte le discours des italiens à sa clientèle française. Il le fait pour donner du crédit à son association « Égalité et Réconciliation » dans le milieu des droites radicales.

Les liens existent depuis le début: les sites internets était en liens, jusqu’au départ de Marc George, sur le forum Italophone « vivamafarka », Gianluca Iannone sous le pseudo de « Geronimo » a toujours dit être admiratif du « travail » de Soral . Ils sont devenus officiels depuis la promotion par les militants soraliens de la visite artistique à Casa Pound peu de temps avant la fusillade du graphiste « Zeon » ex-illustrateur officiel du MDI de Kemi Seba rallié comme lui à la cour d’Alain Soral.

Au passage, on note que les pseudo-défenseurs de la cause Noire, Kemi Seba et Dieudonné qui roulent avec Soral, ne trouvent rien à redire à ce sujet. Qui ne dit mot consent, ce n’est pas la première fois que ça collabore avec du skinhead qui agresse des noirs.

La solidarité a un prix, rien n’est gratuit pour Alain Soral. Un allié installé et à la posture radicale comme Casa Pound peut être un capital politique et financier non négligeable pour l’écrivain ami de Dieudonné et son association. Il faut rappeler  qu’on trouve dans les rangs des « fascistes du troisième millénaire » le fils du maire de Rome, des chefs d’entreprise, un diplomate (Mario Vattani)… autant de possédants, de gens qui ont intérêt à ce que les injustices sociales et économiques perdurent. Il apparaît aussi que l’alliance entre réseaux politiques, milieux d’affaires, criminalité organisée et capital soit la continuité d’une tradition d’extrême droite italienne ou française.

Et quand l’extrême droite assume pleinement de cogner sur les immigrés pour se faire entendre pour reprendre les propos de Serge Ayoub dit Batskin (38ème seconde de cette vidéo), c’est aussi de l’ordre du complot ?

Pour mémoire, Ayoub était présent au lancement de l’association de Soral aux côtés de Dieudonné. On peut lire aussi dans le forum internet italien « vivamafarka » que Iannone a un grand respect pour le bonhomme et ses méthodes militantes. Iannone a été skinhead, lui aussi.

Les meurtres racistes de Florence marquent le retour au réel de ce qu’est l’extrême droite. Malgré une révolution culturelle du point de vue esthétique et des acrobaties sémantiques, les droites radicales ne peuvent devenir autre chose que ce qu’elles sont.  L’aboutissement des projets et des pratiques politiques des Droites Radicales n’est que violence et domination.

– – – – – – –

[1] Co-fondateur du Front National avec Jean Marie Le Pen, militant nationaliste révolutionnaire et révisionniste. Il meurt dans l’explosion de sa voiture piégée en 1978. Pour en savoir plus, ce dossier interactif publié par le journal « Le Monde ». Sa ligne sur le dumping social organisé par un patronat ennemi de la France avec une gauche complice dont la main d’œuvre immigrée serait le bras armé est d’abordremis au goût du jour par Alain Soral (à partir de 3’55 » de cette vidéo) puis par Eric Zemmour (à la fin de cette vidéo) et relayé dans d’autres sphères par l’allié de soral Kemi Seba ex- leader de la Tribu K ou du MDI (à partir de 50″ de cette vidéo).

[2] Théoricien de droite radicale s’inspirant du traditionalisme et dont l’œuvre fait la part belle au racisme. Ses principaux concepts sont le « mythe de l’éternel retour » et le « refus de la modernité ».  L’article du site Fragment des Temps Présents à propos de Casseri explique bien en quoi la pensée d’Evola peut influencer l’imaginaire et légitimer le passage à l’acte violent.

[3] Le 2 août 1980, l’attentat de la Gare de Bologne fait 80 morts et 200 blessés. Des mandats d’arrêt sont prononcés contre les militants des principaux groupes de l’extrême droite dont certains cadres parviendront à s’enfuir, tel Roberto Fiore à Londres ou Gabriele Adinolfi à Paris. Parmi les instigateurs de l’attentat on retrouve des membres de la loge P2 et des officiers des services secrets italiens.

[4] Membre du groupe d’extrême « Terza Posizione » dissout en raison de son implication dans l’attentat de la Gare de Bologne. Adinolfi est contraint de fuir la justice italienne en raison de sa responsabilité dans la tragédie.

[5] Réseau de personnes influentes des milieux médiatiques, politiques, financiers et institutionnels en lien avec la mafia. La Loge P2 a travaillé en toute connaissance de cause avec le réseau « Gladio » chapeauté par l’OTAN et les services secrets américains dans la cadre de la lutte contre le communisme sur le territoire italien.

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