Assata Shakur, une des nôtres

14 Juin

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Mon nom est Assata Shakur (mon nom d’esclave joanne chesimard), je suis une révolutionnaire. Une révolutionnaire noire. Ce qui signifie que j’ai déclaré la guerre à toutes les forces qui ont violé nos femmes, castré nos hommes et affamé nos enfants. J’ai déclaré la guerre aux riches qui prospèrent sur notre pauvreté, aux politiques qui nous mentent le sourire aux lèvres et aux robots sans cervelle et sans cœur qui les protègent eux et leurs biens.

Je suis une révolutionnaire noire et en tant que telle, je suis victime de la rage, la haine et l’infamie dont est capable l’amerike. Comme tous les autres révolutionnaires noirs, l’amerike a essayé de me lyncher. […] Nous devons nous défendre et empêcher à quiconque de nous manquer de respect. Nous devons conquérir notre liberté par tous les moyens nécessaires. Il est de notre devoir de combattre pour notre liberté. Il est de notre devoir de vaincre. Nous devons nous aimer et nous soutenir les uns les autres. Nous n’avons rien d’autre à perdre que nos chaines.

(Assata Shakur, Pour les miens, 14 juillet 1973)

Je me rappelle comme j’étais à cette époque. Je voulais être amérikaine, comme n’importe quel autre amérikain. Je croyais qu’on pouvait obtenir notre liberté en faisant simplement appel à la conscience des blancs. Je croyais que le Nord des USA était réellement intéressé par l’intégration et les droit civils et l’égalité des droits. Je parlais de « notre nation », « notre président », « notre gouvernement ». […] Je ne sais pas de quoi au juste je pouvais me sentir fière, mais je sentais le patriotisme parcourir mes veines. […] Je croyais que si le Sud avait pu de venir comme le nord, tout serait rentré dans l’ordre. […] Je croyais que l’intégration pouvait être la résolution de nos problèmes. […] Je croyais que l’amerike était véritablement une bonne nation […]. J’ai grandit avec ça. En y croyant vraiment. Et maintenant, avec le recul des années, tout cela ressemble à une farce atroce. Personne dans le monde ou dans l’histoire n’a jamais obtenu sa liberté en faisant appel au sens moral de l’oppresseur.

(A. Shakur, Assata an autobiography, p 231-2)

Pour moi la lutte révolutionnaire du peuple Noir devait être contre le racisme, le capitalisme, l’impérialisme et le sexisme, et pour une liberté réelle dans un État Socialiste.

(A. Shakur, Assata an autobiography, p 319)

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