Séance du dimanche: Escadrons de la mort, l’école française

7 Juil


Expérimentée en Algérie, la guerre subversive fut ensuite enseignée au monde entier. Du Viêt-nam à l’Argentine en passant par le Chili, enquête sur l’école française et ses méthodes qui firent des milliers de victimes.
Ce fut une première : en 1975, les gouvernements dictatoriaux du cône sud de l’Amérique créent une organisation criminelle supranationale, l’Opération Condor, dont la mission est d’éliminer leurs opposants politiques, dans leurs pays mais aussi à l’étranger. Que la CIA ait soutenu l’Opération Condor est un secret de Polichinelle. Ce que l’on sait moins, c’est que certains militaires français ont joué un rôle dans la genèse de cette campagne meurtrière de grande envergure.
Les méthodes employées par les responsables de l’Opération Condor sont précisément celles inventées par les militaires français après la défaite de Diên Biên Phu. Testées en Algérie, les techniques de la guerre subversive frappèrent par leur cruauté, mais aussi par leur efficacité dans la répression. Après la guerre d’Algérie, des vétérans comme le général Aussaresses ou le colonel Servent mirent leur expérience au service de militaires argentins, brésiliens, israéliens, portugais… À l’École des Amériques de Panama, pas moins de 60 000 officiers furent entraînés par les “experts” français. On retrouve même certains de ces instructeurs à Fort Bragg, aux États-Unis, quelques années avant la guerre du Viêt-nam. Leur modèle : la bataille d’Alger. Leur bible : La guerre moderne du colonel Trinquier. Leurs méthodes : escadrons de la mort, torture et disparitions.

2 Réponses vers “Séance du dimanche: Escadrons de la mort, l’école française”

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  1. Séance du dimanche: On vous parle du Brésil | quartierslibres - 30 mars 2014

    […] Mouvement de Libération Nationale-Tupamaros en 1970. Paul Aussaresses, théoricien français des escadrons de la mort fut pour sa part attaché militaire au Brésil en 1973, et donna des cours de contre-insurrection […]

  2. Le tour du périph’ | Quartiers libres - 15 octobre 2015

    […] auxquels ils se sont attaqués par tous les moyens, y compris l’élimination physique et la torture. Les militants de gauche radicale, eux, se sont opposés depuis toujours, au nom du communisme ou […]

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