Le capitalisme ne vivra pas éternellement

8 Oct

Bengila donne une leçon politique en kikongo sur quelque chose dont presque personne ne soupçonne l’existence: l’impérialisme.
Abo
L’impérialisme est venu au Congo, mais il faut savoir que chez lui, il s’appelle d’abord le capitalisme.
En Belgique aussi, il y a un petit nombre de personnes qui ont le pouvoir et qui commandent le gouvernement et l’armée.
Ce petit nombre possède les usines du pays, les machines et les outils avec lesquels le travail peut s’effectuer.
Là-bas en Belgique, la terre manque, tu ne peux pas aller labourer les champs pour avoir quelque chose à manger.

Donc, si un patron ne te donne pas du travail, tu peux même mourir.
Le travailleur est ainsi obligé de se vendre pour une faible somme d’argent, mais le patron l’oblige à bosser durement. De cette façon, tous les patrons ont gagné beaucoup d’argent. Tant d’argent qu’ils ne savent plus quoi en faire en Belgique ou en Europe.

Ça, c’était à la fin du siècle passé.

Alors, cet argent des capitalistes est venu ici au Congo et l’impérialisme a pris naissance. Ces capitalistes ont pensé qu’au Congo, il y a encore beaucoup de richesses, des palmeraies, du cuivre, du diamant. Ils viennent nous prendre par la force pour que nous coupions des noix de palme, pour que nous creusions la terre pour en sortir le cuivre.
Ils nous accordent un salaire de rien du tout et ils transportent toutes nos richesses chez eux.
Ainsi, ils gagnent encore plus d’argent.
Puis, avec les matières premières qu’ils ont volées chez nous, ils fabriquent du savon et d’autres produits qu’ils réexportent au Congo.
Avec notre petit salaire, nous sommes obligés d’acheter ces produits et les capitalistes en profitent une fois de plus.
Bref, l’impérialisme, c’est un voleur qui dévalise deux peuples, les travailleurs belges et le peuple congolais.

Mais le capitalisme ne va pas vivre éternellement.

Tout a un début et une fin.

Maintenant que le capitalisme exploite toute la planète, c’est le monde entier qui est entré en lutte contre lui.
Dans le capitalisme, il y a le petit nombre qui possède tout et qui décide de tout.

Il y a des classes, des riches et des pauvres, des oppresseurs et des opprimés.

Sur la terre entière, les gens qui travaillent durement vont chasser le capitalisme et le remplacer par le socialisme.
Dans le socialisme, il n’y a pas de classes, tous les gens ont les mêmes chances, peuvent faire des études et devenir dirigeants.
Les usines ne sont plus pour la petite minorité mais pour le peuple.
Les richesses produites servent à nourrir, vêtir et éduquer tout le monde pour qu’il n’y ait plus de maîtres et d’esclaves, plus de riches et de mendiants.

Extrait de Abo, une femme du Congo, Ludo Martens,       Ed. EPO, Bruxelles, 1995, page 68

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