Le capital n’est jamais apatride

16 Oct

« totalLes firmes multinationales n’ont de multinational que le mode de fonctionnement.

Elles sont étroitement liées aux gouvernements des pays d’origine.

C’est là qu’elles ont généralement leur siège, leurs capitaux (même par paradis fiscal interposé, puisque de nombreux paradis fiscaux sont dépendants de pays occidentaux, chaque pays occidental possédant son ou ses paradis fiscaux, dont il contrôle la politique étrangère, la monnaie, l’économie,la police, etc.), leurs employés les plus précieux.

sarkozy-bolloréC’est dans leur pays d’origine qu’elles trouvent en générales les technologies les plus avancées dont elles ont besoin, etc.
Les autorités des pays démocratiques ont mis en place des mécanismes d’assurance de vente des multinationales, contribuent à leur développement en leur obtenant des marchés, pèsent sur leur fiscalité, protègent leurs actifs, garantissent le respect des contrats par leurs tribunaux, entretiennent des relations extraprofessionnelles avec leurs dirigeants, qui financent parfois les campagnes des principaux partis politiques. »

Extrait de La privatisation de la violence, Xavier Renou avec Philippe Chapleau, Wayne Madsen, François-Xavier Verschave, Éditions Agone 2005 p. 151.

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