Solidarité avec la famille Saounera !

26 Oct

Une fois de plus, une famille d’un quartier populaire a été victime de violences policière. Tout s’est passé à Garges (95) le 21 octobre dernier.

Il semble que le fait que cette famille soit « noire » soit un facteur déclencheur d’agressivité (comme trop souvent) chez les représentant des forces de l’ordre.

Voici le compte rendu des évènement trouvé sur la page de soutien à la famille Saounera.

Lundi 21 octobre, nous sommes restés sans voix en écoutant le témoignage d’une famille résidant à Garges-lès-Gonesse.

Jeudi 17 octobre 2013, vers 6h15 du matin, on toque sèchement à la porte. La maman se lève, et demande à moitié endormie :

« C’est qui ? »

« C’est la police », lui répond-on de l’autre côté de la porte. Elle l’ouvre… Des policiers font brutalement irruption dans l’appartement pour interpeller son fils de 18 ans, sans jamais en préciser le motif… Très vite le jeune est embarqué, mais les violences policières se seraient poursuivies sur le reste de la famille, aggravés par des propos diffamants et racistes sur des enfants de 5 et 12 ans, une jeune femme de 22 ans, une mère de famille, et un père de famille de 62 ans. Tout cela lors d’une interpellation finalement « erronée », qui a eu lieu jeudi 17 octobre à Garges-lès-Gonesse (95).

Selon les témoignages que nous avons récupérés sur place, le petit garçon de 5 ans aurait été traité de « macaque » et giflé, tout comme son grand frère de 12 ans, lors de l’interpellation. La grande sœur, qui souffre aujourd’hui d’un traumatisme crânien, d’un hématome du cuir chevelu et d’une contusion, aurait été giflée, traitée de « sale pute », menacée arme au poing visant le ventre, puis frappée de nouveau au visage jusqu’à s’en écrouler, alors qu’elle descendait les escaliers pour voir ce qu’il était advenu de son frère interpellé.

La mère souffre d’une contusion à l’épaule et au bras droit toujours en écharpe, et a la lèvre marquée d’un hématome suite à une gifle qui aurait été accompagnée d’insultes allant de « connasse » à « sale pute ». Tout cela suivi de l’injonction de « rentrer dans son pays » et d’un crachat au visage – qu’elle aurait rendu sous l’impulsion du dégoût – avant que le policier en question lui retourne un violent coup de poing.

Le père, de 62 ans, qui avait tenté de calmer la situation, a lui aussi été roué de coups, dans les escaliers, puis finalement emmené au poste en peignoir, sans chaussures, où il a été accusé de violences envers des personnes dépositaires de l’autorité publique.

Le fils aîné, qui s’est précipité dehors parce qu’il n’arrivait pas à digérer le fait que les policiers aient frappé sa mère, sera arrêté… vers 22 heures, le même jour. Depuis, il dort en prison dans l’attente de son jugement… sans doute pour outrage et/ou rébellion, comme l’exige la coutume censée régler la plupart des différents avec les force de l’ordre…

Les voisins qui ont été témoins de cet acharnement policier, restent sous le choc. D’autant que lorsque certains d’entre eux ont voulu venir pacifiquement en aide aux deux parents malmenés, ils ont essuyé des insultes et/ou des coups, et pour l’un d’entre eux un tir de flash-ball qui l’a touché dans la région de la cuisse.

Quant à l’interpellé, qui s’était retrouvé bien malgré lui être le point de départ de cette affaire, il ressortira le jour même, à 17h… Il a pu prouver qu’il n’était pas coupable des faits qui lui étaient reprochés. En rentrant chez lui, il a découvert les dégâts physiques et matériels causés par ces brutalités policières.

Le Collectif/Brigade Anti Négrophobie se dit outré de ces faits d’une violence ahurissante, tant physique que psychologique.

Une mobilisation, dont la date sera communiquée très prochainement, aura lieu pour soutenir la famille et faire en sorte que des faits aussi graves ne soient plus passés sous silence.

Nous rappelons également qu’il est du ressort du Maire d’assurer la sécurité de ses citoyens, et comptons sur lui pour accompagner les plaintes de la famille à l’IGS.

La famille Saounera, le Collectif Anti Négrophobie.

2 Réponses vers “Solidarité avec la famille Saounera !”

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