La séance du dimanche : Avec le sang des autres

27 Oct

Aujourd’hui le chômage est tel qu’on en oublie ce qu’est la réalité du travail, l’oppression sur le lieu de travail.
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La désindustrialisation actuelle semble faire regretter l’époque où les usines tournaient à plein régime broyant au passage les gens qui s’y usaient à la tâche.
Les grandes envolées sur les méchants financiers tentent de faire croire que leurs frères jumeaux industriels avaient une éthique.

Ce documentaire réalisé par le Groupe Medvedkine de Sochaux montre le quotidien des ouvriers de chez Peugeot il y a 40 ans. On y découvre l’usure du travail sur les corps et les esprits des ouvrier.e.s, la main mise de l’employeur sur leur vie. On voit aussi leurs luttes et la répression à laquelle ils font face.

Les luttes d’hier ressemblent à celles d’aujourd’hui. On ne peut pas être nostalgique de cette époque parce qu’il y avait du travail. La différence entre cette époque et la nôtre est qu’à l’époque ces ouvrier.e.s avaient la conviction qu’il leur était possible de changer la société.

4 Réponses vers “La séance du dimanche : Avec le sang des autres”

Trackbacks/Pingbacks

  1. Biggie & Tupac ! « Stay Tuned* - 29 décembre 2013

    […] On comprend pourquoi le rap est un courant artistique populaire qui permet à des artistes talentueux de raconter ce qu’ils voient autour d’eux. On découvre aussi que c’est devenu une industrie dans laquelle le crime organisé a placé des intérêts. Rien d’étonnant, le crime organisé a toujours recyclé son argent dans les affaires (bâtiment, finance). Ce documentaire montre que les motifs économiques sont toujours l’élément déclencheur des guerres, et que les généraux ou les capitaines d’industries n’hésitent pas à sacrifier leurs proches ou leurs troupes pour préserver ou accroitre leur capital. On découvre aussi comment à une petite échelle (celle d’un secteur de l’industrie du disque), un conflit est mis en place et organisé pour engranger des bénéfices. Entre Suge Knight le patron du label Death Row et un chef d’état impérialiste ou un directeur du Conseil d’Administration d’une multinationale, il n’y a qu’une différence de stature : les méthodes utilisées sont les mêmes parce que l’objectif est identique. L’enrichissement personnel n’est pas jamais sans limite, il se fait toujours à momentavec la sueur et le sang des autres. […]

  2. Luttes des places ou luttes des classes | quartierslibres - 26 juin 2015

    […] L’écosystème économique des taxis avec ses marges hallucinantes pour le grand Capital grâce au prix des licences, des locations pour esquiver le salariat reste encore perfectible pour qui veut gagner encore plus de millions sur le travail et la sueur des autres. […]

  3. Air France : « la fierté des nôtres » | Quartiers libres - 9 octobre 2015

    […] des contraintes liées au code du travail et donc aux conquêtes des travailleurs empêchent de pressurer les gens, pardon de « libérer les énergies créatives ». « Les enfants ne bossent plus à huit ans », […]

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    […] Le Smartphone fait oublier la guerre au Kivu et la violence des conditions de production sur les chaînes de montage des usines […]

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