Vidéo

Séance du dimanche : Les 16 de Basse-Pointe

24 Nov

16_de Basse_Pointe

Ce documentaire réalisé par Camille Mauduech fait redécouvrir l’Affaire des 16 de Basse Pointe.
En 1948, la Martinique vient acquiert le statut de département français. Une grève dans une habitation sucrière aboutit à la mort d’un Béké.
Le procès des grévistes qui se veut exemplaire devient le procès du colonialisme. Ce reportage dévoile ce qu’est le colonialisme, sa violence et comment il opère pour tenter de soumettre les populations.
L’addition des oppressions sociales et raciales et leurs mécanismes sont décortiquées. On découvre aussi la lutte. L’organisation de la grève, de la résistance et de la solidarité. On se rend compte qu’à travers une lutte concrète, la grève, la mobilisation, l’établissement d’un rapport de force, la mise en place de réseaux de solidarité les gens se transforment, deviennent maîtres de leurs destins et font évoluer la société toute entière. Même les schémas coloniaux imposés par la force depuis des siècles volent en éclats.
Ce qui  a embrasé la Martinique il y a 65 ans reste, hélas, d’actualité. Les injustices économiques et sociales, les discriminations, les agressions physiques deviennent une réalité pour beaucoup de personnes résidant sur le territoire hexagonal.

Contrairement à ce qui nous est rabâché, les générations qui nous ont précédé se sont toujours battues et nous ont ainsi ouvert le chemin. Le combat continue.

Partie 1 :

Partie 2 :

3 Réponses to “Séance du dimanche : Les 16 de Basse-Pointe”

Trackbacks/Pingbacks

  1. Février 74 : Martinique, une répression occultée | quartierslibres - 19 février 2014

    […] il y a 40 ans. Commune de Basse Pointe, habitation […]

  2. Mé 1967 | quartierslibres - 26 mai 2014

    […] Le 30 mai 1967, les autorités et le patronat sont obligés de faire de grosses concessions face à la tournure que prennent les évènements en raison de la mobilisation et de la pression populaire. Les ouvriers obtiennent une augmentation de 25% des salaires alors qu’ils ne demandaient que 2,5% initialement. Les acquis sociaux et les combats pour la dignité ne se font pas par le vote, mais par le rapport de force et au prix du sang versé. […]

  3. 1870-1871: Insurrection à la Martinique | quartierslibres - 25 septembre 2014

    […] du Tarn, responsable de la fusillade des mineurs, est celui qui se retrouve gouverneur de la Martinique en charge de la répression de l’insurrection qui vient […]

Commentaires fermés

%d blogueurs aiment cette page :