La séance du dimanche : Le Pen, le diable de la République

5 Jan

Ce dimanche nous vous proposons de visionner un documentaire sur l’histoire du Front National et du rôle qu’il tenu dans la vie politique française.
Premier constat, la technique de diversion utilisée par Manuel Valls récemment n’est pas une nouveauté.
compatible avec la république
Ce documentaire est un travail journalistique classique. Il est cependant riche d’enseignement. Tout d’abord, il révèle qu’aujourd’hui le Front National doit être avant présenté comme n’ayant jamais été une menace réelle pour l’État et la « République ». C’est d’autant plus troublant qu’il est en passe de devenir un parti de gouvernement, la critique est à double tranchant.

Cette évolution à être perçu comme un parti équivalent aux autres, le FN le doit au retour en force de l’idéologie néolibérale. On voit durant les deux premières parties le travail idéologique mis en place par les intellectuels des droites radicales pour diffuser leur idées.
On note aussi que le FN se caractérise par un opportunisme qui dépasse largement celui de son chef, capable de prendre l’argent de la secte Moon pour financer sa campagne électorale des présidentielles de 1988 ou rencontrer des associations juives américaines et leur servir un discours sioniste.

Les réussites du FN sont aussi les échecs de la gauche. C’est ce que ce documentaire montre clairement. SOS Racisme, association sortie du chapeau du PS pour récupérer la Marche pour l’Égalité, devient inexistante sur le terrain des luttes du propre aveu d’un de ses créateurs (en l’occurrence Julien Dray).
Il est clairement montré que l’avancée des thématiques de droites qui se concrétisent par les attaques sur les immigrés et les quartiers vient clairement de l’abandon du programme de transformation économique et sociale qui est le fondement de la politique gauche pour un libéralisme à visage humain.
On se rend compte aussi que ce qui sépare la droite « classique » du FN ce n’est pas la virulence du programme mais la stratégie électorale et le rapport de force des urnes. Parce que bien qu’il se prétende ni de gauche ni de droite, ce documentaire montre clairement que les cadres du FN appartiennent aux classes dominantes et sont clairement apparentés au « peuple de droite ».

3 Réponses vers “La séance du dimanche : Le Pen, le diable de la République”

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