Oxmo Puccino : Qui peut le nier?

17 Fév

Définir son camp est une réponse au conflit
Maintenant tu connais la limite à pas franchir

Et c’est chacun son camp

Je fus le mec le plus tricard que je connaisse,
(Qui peut le nier ?)
Trop longtemps resté
La main tendue à mendier le bien
Vu que leur seul souhait est que tu squattes la « téci »
On te jette en B.E.P. quand tu souhaites faire une fac de lettres
Étrange comme les diplômes se ressemblent dans le ghetto
Bonhomme, t’as le crâne calciné par le « bedo » ou quoi ?
Dans quel camp tu veux être ?
Dans celui de ceux qui empruntent, s’endettent,
Ou ceux qui tisent du cognac dans une Bugatti ?
C’est plus un mystère
Les stars ici sont ceux qui visent bien
Je te parle pas d’études, mais de toi, connard !
Si ton avenir est un livre, dommage pour l’encyclopédie
Que c’est que les dernières pages soient les cages d’escalier
Et comme dans le hall faut que tu palpes,
On calcule les valeurs qui saute à l’oeil : celui qui a le plus de sapes
Mais en vrai in n’a pas de cash et peu de gens le savent…
Car c’est l’illusion dans le même camp

Et c’est chacun son camp
Chacun son camp
Même le plus niais ne peut niais
Que c’est chacun son camp
Dis moi que c’est faux, hein ?

Le monde est rond mais se divise en continents
Qui se divisent en pays
Se divisant en nombres d’hommes se divisant en camps
Définir son camp est une réponse au conflit
Maintenant tu connais la limite à pas franchir
Pour pas qu’on te pende
Trop de conflits sont une question de camps
Et quand est-ce que tu te casses
Du coin que j’ai choisis de te prendre ?
Difficile partage à coups de missiles là-bas
Ici carnage au couteau pour le hall qui vend mieux le shit
J’ai des amis dans chaque race
Ça n’empêche pas les reubeus et les « renois » de s’patater
Pour un terrain de foot
À ce niveau-là ça va encore
Mais quand il y a un mort,
Bonjour les épisodes d’un feuilleton long comme « Côte Ouest »
Je me proclame élu qui rime au nom des exclus
Surpris de subir la vie et de presque plus en pleurer
Je parle pour ceux qui pleurent des larmes rouges
D’avoir pris les armes prouvant qu’on est du même camp

Et c’est chacun son camp
Chacun son camp
Même le plus niais ne peut niais
Que c’est chacun son camp
Dis moi que c’est faux, hein ?

La couleur de peau n’est qu’une raison pour haïr
Un homme remarque les omissions des autres causes
Comme « Bon bon bon »
Il n’y a que l’argent qui efface les différences tout le monde le sait
C’est con mais c’est vrai
De Times Square à Pont De Sèvres
Les couples mixtes connaissent mon speech
Ou quand se marier devient le même speech
Que Martin Luther King
« On veut pas d’elle ici, c’est pas du même pays »
Sois pas die Adelaïde, ta famille aussi agit ainsi
Un mépris ne symbolise la paix qu’après sa venue au monde
Heureusement que l’amour se moque de la honte
Attendte tes 8 piges pour attendre des gens
Demander à ton teint qui sème la confusion
« Dans quel camp t’es ? »
Car c’est chacun son camp qu’on se le dise
C’est comme ça que c’est, c’est jamais dit
Quand on te bloque tes accès
Alors est-ce que t’aimes mon rap ? Aime mon rap !
Sinon choisis ton camp et ne te trompes pas

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