Quenelle sauche blanche

28 Mar

Francisque-quenelle

On ne présente plus les deux pitres néo-pétainistes que sont Alexandre Gabri-Yack et Yvan Benedetti, respectivement apprentis führers des deux officines de l’Œuvre Française et des Jeunesses Nationalistes dissoutes après le meurtre de Clément Méric. En principe, selon l’entreprise de ripolinage mise en place par la boutique Le Pen, il n’y a pas de place dans l’extrême-droite de gouvernement pour ces « extrémistes », qui ont d’ailleurs été virés, entre autres choses parce que le plus volumineux des deux avait une fâcheuse tendance à faire le salut nazi dès qu’un appareil photo s’approchait de lui. Dans les faits, c’est un peu plus compliqué : à Vénissieux, une des banlieues lyonnaises les plus peuplées (56 000 habitants quand même), le FN local n’a pas présenté de liste aux municipales, ouvrant un boulevard aux Laurel et Hardy de l’extrême-droite radicale. La PDG du FN a fait mine de s’indigner, en traitant cette liste de « parasites », avec des trémolos dans la voix, en disant qu’elle ne reconnaissait pas cette franchise, qui s’appelle pourtant « Vénissieux fait Front » avec, comme têtes de gondole, deux anciens élus du parti qui lave plus blanc. Il n’empêche que dans les faits, ce retrait du FN démontre tout simplement que les divergences entre le FN-canal historique et ses collaborateurs de Vénissieux ne font pas l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarette. L’enfumage a d’ailleurs fonctionné : les deux quasi-nazis ont fait un score de 11,49% et plusieurs journaux –dont Le Monde dans son édition papier– leur ont attribué l’étiquette « FN » dans l’annonce des résultats du premier tour. Sur leur affiche du second tour, ils ont juste ajouté un mot d’ordre sans équivoque : « Révolution Nationale !», nom officiel du régime mis en place par le Maréchal Pétain quand la France était sous la botte allemande.

Gabri-Yack et Benedetti second tour

Seule nouveauté par rapport au menu 1943 : la quenelle dieudonniste qui est parfaitement à sa place ici, aux côtés des symboles maréchalistes, puisque Dieudonné et ses amis défilent systématiquement avec les troupeaux nationalistes, racistes et catho intégristes, comme s’en réjouit d’ailleurs Benedetti.

La quenelle, ça se prépare avec une sauce blanche, avis aux amateurs qui en auraient oublié la recette…

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