La fin de leur monde

9 Mai

Il n’y a pas un jour sans que le tenants de l’ordre établis ne tentent de se « disculper » en fournissant des argumentaires mis au point par des académiciens comme Finkielkraut  et autres « nouveaux philosophes » comme Bruckner et diffusés par des faiseurs d’opinion comme Zemmour ou Sébastien le Fol.

le fol brukner

Les plus francs d’entre eux appellent cela « choc des civilisations » et nous insultent frontalement, les plus couards le nomment « nouvel ordre mondial » dans l’espoir de nous faire adhérer à la défense de leurs intérêts.

La fin du règne de l’Europe, de l’Occident sur l’économie mondiale est une fatalité. La mondialisation capitaliste,  soit la globalisation de l’exploitation a fini par rattraper ceux qui l’ont imposée aux autres.
Les discours sur l’immigration décrite par certains comme le fruit d’un complot de forces obscures, et brandie comme un problème culturel ne servent qu’à masquer l’impuissance des dominants à sortir de l’impasse dans laquelle ils se trouvent.
L’impact du pillage des ressources  des anciennes colonies et du reste du globe ne peut être confinée hors des frontières de l’hexagone. Il revient à la figure des population qui en ont bénéficié, parfois à leur insu, tel un boomerang.

 

 

Au delà de ça, le fonctionnement de l’économie et l’exploitation sans limite des matières premières non renouvelable mène à l’impasse. Une meilleure répartition des biens produits et un mode de production différent doivent être mis en place si on veut avoir une perspective d’avenir ici bas.

Plus rien ne sera jamais comme avant. Tout est toujours en mouvement.

Le monde change: nos visages, nos voix, nos regards, nos besoins, nos pensées, nos colères, nos rêves en sont la preuve.

Le partage égal des richesses ainsi que le contrôle de la production par celles et ceux qui travaillent, revendiqués par tous les mouvements d’émancipation,  est la seule option viable.

Les dominants et les mieux lotis de la planète ne le savent que trop bien, voilà ce qui les terrifie.

Nous sommes l’avenir, nous n’en n’avons juste pas encore pleinement conscience.

 

Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres.

Antonio Gramsci

6 Réponses vers “La fin de leur monde”

Trackbacks/Pingbacks

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