Les premiers fruits amers de l’unité nationale : Guerres, peurs, humiliation, mises sous surveillance

23 Jan

Le blog de Saïd Bouamama

Saïd Bouamama

22 janvier 2015

La grande manifestation « Je suis Charlie » a été célébrée par l’ensemble de nos médias, par le gouvernement et par la quasi-majorité de la classe politique comme symbole d’une « unité nationale » présentée comme nécessaire face à la menace « terroriste ». Elle a également été mise en scène comme exemple d’une unité internationale contre ce même « terrorisme ». Les quelques voix discordantes appelant à s’intéresser aux causes, aux enjeux et aux conséquences prévisibles de cette injonction à l’unanimisme émotif ont été réduites à un soutien aux « terroristes » dans un raisonnement binaire martelé à longueur de journée : si tu n’es pas Charlie, tu soutiens les attentats. Les graines semées par cette « unité nationale » commencent à donner leurs fruits amers et empoisonnés. Le temps du premier bilan est arrivé.

« A la fin, nous nous souviendrons non pas des…

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Une Réponse to “Les premiers fruits amers de l’unité nationale : Guerres, peurs, humiliation, mises sous surveillance”

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  1. Lutter contre l’embrigadement par la propagande nationale | quartierslibres - 30 janvier 2015

    […] t’envoyer en « enfer ». On croirait entendre Jaurès refusant la Guerre. Sauf qu’ici, aucune analyse du contexte politique, historique et sociologique du conflit. Il n’y a pas d’argument dans le slogan. La seule chose qui compte est d’affirmer que le camp […]

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