Archive | mars, 2015

Jackie Day – Free at last

31 Mar
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Le Ghetto comme un miroir / Passeurs d’Hospitalités

31 Mar

Passeurs d’hospitalités

Avec de nouvelles visites de la police et une augmentation de la pression, un nombre croissants d’exilés vont vers l’ancienne décharge près du camp Jules Ferry, où les autorités veulent qu’ils s’installent et disent qu’ils seront tolérés. La ville se vide de ses exilé-e-s, l’expulsion de ceux qui s’accrochent encore à leurs lieux de vie va bientôt commencer.

Après l’expulsion des exilé-e-s hors de la ville, nous allons nous retrouver entre nous. « Nous », c’est-à-dire ceux et celles qui ne sont pas considérés comme des « migrants », ceux et celles qui n’auront pas été chassé-e-s de la ville. « Nous », c’est-à-dire – ceux et celles qui veulent vivre dans une société ouverte et solidaire, pour qui l’autre est une richesse, pour qui tendre la main à quelqu’un dans la galère va de soi, quelle que soit son origine ou sa couleur – ceux et celles qui refusent la différence, prônent l’exclusion et veulent une société de l’entre-soi – ceux et celles qui s’en Lire la suite

L’apartheid israélien s’invite à Sciences Po !

30 Mar

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L’apartheid israélien s’invite à Sciences Po !

La semaine contre l’Apartheid israélien, qui dénonce chaque année dans les universités du monde entier la politique coloniale d’Israël, est encore une fois victime de la censure en France. Le 9 mars dernier, la présidence de Paris 8 tentait en effet d’empêcher une conférence-débat portant sur le mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), qui vise à mobiliser la société civile internationale pour mettre fin à la politique expansionniste israélienne. L’université Paris 1 souhaite désormais interdire la tenue d’une conférence le 26 mars à laquelle devait participer un ancien conseiller du président Mandela, sur la base de motifs administratifs fallacieux.

Alors que toute critique radicale de la politique israélienne est menacée de censure dans les universités françaises, Sciences Po autorise la tenue d’une conférence propagande qui, sous couvert d’un thème progressiste, normalise la politique criminelle de l’État israélien contre les Palestiniens.

Le mercredi  1er Avril,  l’association « Paris Tel-Aviv » organise une conférence sur le thème « Être femme en Israël ». Parmi les invitées figurent Michal Philosph, porte-parole de l’ambassade d’Israël en France. Celle-ci déclarait à l’antenne de la radio RMC le 19 novembre 2014 que la colonisation israélienne, illégale au regard du droit international, n’était que « le fruit d’une croissance naturelle » des colonies. Bar Ben Yaacov, autre invitée de la conférence, est quant à elle déléguée de l’Agence Juive, institution-clef de la colonisation israélienne. M. Bar Ben Yaacov est par ailleurs ancienne officier de l’armée israélienne, responsable de Lire la suite

« Reprenons l’initiative dans les quartiers » : Said Bouamama

30 Mar

La séance du dimanche : Bitter Lake (2015)

29 Mar

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Bitter Lake est un documentaire anglais réalisé par Adam Curtis et diffusé début 2015 sur le site de la BBC.

Réalisé à partir des archives de la chaîne britannique concernant l’Afghanistan, il constitue un excellent complément au livre d’Olivier Roy, En quête de l’Orient perdu, qui avait fait l’objet d’une présentation par Quartiers Libres (ici).

Le film est extrêmement dense. Il entremêle plusieurs récits, mais toujours suivant un parti pris très clair : rompre à la fois avec le manichéisme des dirigeants politiques occidentaux influencés par les néoconservateurs américain et par le formatage de l’information des agences de presse, dont le fonctionnement en flux tendu interdit toute réflexion. Dans les deux cas, le résultat est la réduction de tout événement à un énième épisode du bien contre le mal ou au match retour de la barbarie contre la civilisation. Le choix de ce format –un documentaire en ligne gratuit– est donc un antidote à toutes les simplifications, ce qui n’est pas un mal, parce que sur ce sujet, elles ne manquent pas. Le film dure plus de deux heures : il peut donc se déguster en plusieurs fois, ce qui facilite la digestion et permet de bien assimiler la quantité d’information qu’il fournit.

L’idée d’Adam Curtis est qu’au lieu de reprendre la grille d’analyse lamentablement simpliste généralisée après le passage désastreux de Reagan à la tête des Etats-Unis et reprise sans critique ou presque par ses alliés, au lieu, donc, de chercher à montrer le mal pour faire triompher le bien, il vaut mieux en revenir à une compréhension historique des phénomènes et à privilégier une lecture politique des événements.

Le documentaire suit avant tout deux histoires, profondément ancrées dans la Guerre Froide : d’un côté l’histoire de l’Afghanistan au lendemain de la seconde guerre mondiale, à une époque où ce pays devait servir aux Américains de vitrine de modernisation face au glacis imposé par l’Union Soviétique dans le reste de l’Asie centrale; de l’autre, l’établissement des relations privilégiées entre les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite. C’est même cette alliance qui donne sont titre au film : Bitter Lake, c’est le nom de la partie du canal de Suez où en 1945, dans la foulée de la conférence de Yalta le président Roosevelt invita le roi saoudien Abdulaziz à bord d’un navire de guerre américain pour une rencontre diplomatique extrêmement importante.

Meeting at Bitter Lake … President Franklin Roosevelt (right) meets King Abdulaziz. Photograph: Cour

Cette rencontre fondait en effet une des alliances les plus durables –et les plus perverses : les Etats-Unis s’assuraient un accès aux énormes réserves de pétrole de la monarchie saoudienne, et celle-ci, en retour, obtenait un soutien inconditionnel de Washington. La dynastie wahhabite ultra-réactionnaire non seulement devenait une puissance politique et militaire régionale de tout premier plan, mais elle avait le champ libre pour diffuser sa vision particulièrement obscurantiste de Lire la suite

Salah Hamouri: un exemple du combat quotidien mené par le peuple palestinien

28 Mar

L’occupation israélienne a de multiples facettes, championne en matière de répression, d’humiliation, de discriminations, elle n’oublie pas d’injecter à dose régulière son venin qui pourri quotidiennement la vie des Palestinien-ne-s.

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À 19 ans, Salah Hamouri était arrêté et incarcéré pour la troisième fois. Il n’en n’était pas à son premier contact avec la répression militaire de l’occupant. À 15 ans, il reçût une balle dans la jambe. À 25 ans, il avait ainsi cumulé 7 années de prison. Salah n’est pas un cas isolé. La plupart des Palestinien-ne-s ont connu la violence physique et psychologique, la prison, la frustration, les restrictions de mouvement. Tout le monde y a le droit, sans raison particulière, chacun se demande quand ça va lui tomber sur le nez, et quand ça arrive, personne n’est réellement surpris, ça fait partie du quotidien. Et cela n’a rien à voir avec de la fatalité. Bien au contraire, c’est plutôt une protection, histoire d’accuser le choc, et ne pas tomber de trop haut.

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Ce 27 mars 2015, Salah Hamouri était convoqué au poste militaire israélien « Al Moskobié » bien Lire la suite

Livre du Samedi : Eboueur sur échafaud / Abdel-Hafed Benotman

28 Mar

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-Note de l’éditeur-

« Son père le lui avait prédit «Au pire ? Tu finiras éboueur. Au mieux ? Sur l’échafaud.» Marqué par cet oracle paternel, le jeune Faraht Bounoura n’est pas bien parti dans la vie. Entre la cruauté d’un père analphabète qui a quitté son Algérie natale pour la France au lendemain de la guerre, et la folie d’une mère à la fois victime et bourreau, les enfants Bounoura rêvent de mener une existence « normale ». L’aîné a une passion pour le théâtre, il se retrouvera enrôlé de force dans Lire la suite