Le Ghetto comme un miroir / Passeurs d’Hospitalités

31 Mar

Passeurs d’hospitalités

Avec de nouvelles visites de la police et une augmentation de la pression, un nombre croissants d’exilés vont vers l’ancienne décharge près du camp Jules Ferry, où les autorités veulent qu’ils s’installent et disent qu’ils seront tolérés. La ville se vide de ses exilé-e-s, l’expulsion de ceux qui s’accrochent encore à leurs lieux de vie va bientôt commencer.

Après l’expulsion des exilé-e-s hors de la ville, nous allons nous retrouver entre nous. « Nous », c’est-à-dire ceux et celles qui ne sont pas considérés comme des « migrants », ceux et celles qui n’auront pas été chassé-e-s de la ville. « Nous », c’est-à-dire – ceux et celles qui veulent vivre dans une société ouverte et solidaire, pour qui l’autre est une richesse, pour qui tendre la main à quelqu’un dans la galère va de soi, quelle que soit son origine ou sa couleur – ceux et celles qui refusent la différence, prônent l’exclusion et veulent une société de l’entre-soi – ceux et celles qui s’en foutent, aussi, ou pas.

« Nous », ceux et celles qui approuvent le nouveau ghetto et se réjouissent de l’expulsion des « migrants », comme ceux et celles refusent cette violence qui leur est imposée, qui refusent d’être séparé-e-s de leurs frères et de leurs sœurs, qui ne ressentent face à cela que…

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