Archive | avril, 2015

Il y a aussi des personnes qui créent et profitent de la confusion : LE VRAI VISAGE D’ETIENNE CHOUARD

28 Avr

Ce dossier est une synthèse collective sur l’un des confusionnistes qui favorisent la montée du fascisme, réalisée grâce à des informations rassemblées ces dernières semaines dans de nombreux groupes dont Quartiers Libres.
Ce dossier a été terminé le 17 mars et a été envoyé à tous les sites et collectifs concernés (il n’est pas rattaché à l’un d’eux en particulier). Lors de sa réception, nous avons tout d’abord hésité à le publier, Chouard étant très peu connu dans les quartiers. Cependant, dans les circonstances actuelles, il est important de rappeler notre combat contre la confusion et de contribuer au démasquage de ce proche de Soral et de la dissidence en carton.
 

LE VRAI VISAGE D’ETIENNE CHOUARD

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Professeur d’économie en lycée, Etienne Chouard(1) se fait connaître en France à partir de 2005, en participant à la lutte contre le projet de constitution européenne (TCE). Cependant, à la différence d’opposants de gauche, comme Raoul Marc Jennar qui fait le tour de la France en 150 conférences-débats contre ce projet de constitution, Etienne Chouard ne quitte quasiment jamais son ordinateur durant cette période et débat donc, sur son blog, avec chacune des deux mouvances qui refusent ce projet : la gauche radicale et l’extrême-droite (au total 53% des votants français). Conséquence de cette victoire, Etienne Chouard caresse le mythe de l’union des contraires contre le pouvoir en place et se rapproche d’organisations d’extrême-droite prônant également ce rapprochement, à commencer par Egalité et réconciliation dont le président-fondateur se revendique « national-socialiste »(2) et avec laquelle il multiple les rencontres, conférences(3,4), entretiens et soutiens mutuels. Ménageant la chèvre et le chou, les racistes et les antiracistes, les phallocrates et les féministes, Etienne Chouard choisit une posture angélique et ambiguë sur de nombreux sujets. Il essaie notamment de faire Lire la suite

Grandmaster Flash & The Furious Five : The Message

28 Avr

#StopArmingIsrael

27 Avr
Soiree_BDS-1
La Campagne BDS France à Paris vous invite à une soirée publique le mercredi 29 avril à 19h
Cette soirée #StopArmingIsrael aura pour thème :
COMMERCE D’ARMES AVEC ISRAEL : LA SITUATION ET LA CAMPAGNE POUR L’EMBARGO
Le Cas d ‘Elbit
Maren MANTOVANI, coordinatrice des relations internationales pour la Campagne palestinienne « Stop The Wall » et du secrétariat du BNC nous fera l’honneur de sa présence, ainsi que Patrice BOUVERET Directeur de l’Observatoire des Armements, ainsi que Sivan HALEVY de la Campagne BDS France.
L’entrée est libre, inscription à rencontre29avril@gmail.com
CICP,   21 ter rue des Boulets   75011 Paris (métro 9 rue des boulets)

Problèmes d’orientation chez les chasseurs de confusionnistes

27 Avr

Il est, actuellement, de bon ton chez certains blogueurs ou militants du monde virtuel d’affubler leurs adversaires ou ennemis politiques de divers qualificatifs diffamatoires et stigmatisants.

Parmi ceux-là, les termes « confusionniste », « rouge-brun », « conspirationniste » ou « antisémite » ont le vent en poupe.

Ces étiquettes sont autant de termes destinés à salir et à discréditer ceux que l’on vise, tout en faisant l’économie d’une critique politique construite.

Quitter le champ politique pour les rivages de la réprobation morale permet de se poser, à peu de frais, en gardien d’une orthodoxie imaginaire, de cacher ses propres faiblesses d’analyse et ses incohérences.

Si le fait d’essayer de poser des lignes de partage idéologique nettes entre son combat et celui de ses ennemis est une intention louable et une nécessité politique, il faut reconnaitre que, derrière cette volonté se cache bien souvent des desseins moins honorables. Cela permet d’exister dans un petit monde politique marginal en distribuant les bons et les mauvais points. Il s’agit alors d’une posture morale davantage que politique.

L’antiracisme et l’antifascisme moral des années 80 et 90 n’ont jamais stoppé le Front National, et l’emploi de l’étiquette de « facho » pour désigner tout et n’importe qui a été contre-productif.

Reprenons une à une les catégories de ces chasseurs.

Depuis le 11/9, le qualificatif « conspirationniste » est employé à tors et travers. Cette étiquette infamante couvre d’opprobre les auteurs de textes présentant des doutes et des critiques légitimes autant que les faiseurs de récits délirants fondés sur une idéologie plus que douteuse. Depuis le début des années 2010, certains militants « antifascistes de sensibilité libertaire » se sont autoproclamés experts en conspirationnisme « de gauche ».

Animés par une logique relevant du soupçon policier, ils considèrent que tout relais de texte ou d’information depuis une source « suspecte » implique obligatoirement une adhésion idéologique totale, même lorsque cela est fait en toute ingénuité. Ainsi, l’utilisation d’un texte venant d’un site conspirationniste, fait forcément de vous un conspirationniste, quand bien même le texte seul ne permettait aucunement de le laisser croire, et malheur à vous si une de vos productions est reprise par ce genre de sites: cela est la preuve irréfutable de vos accointances avec la « bête immonde ».

Il n’est pas question de nier l’existence de thèses conspirationnistes et de leur impact politique auprès des classes populaires et au-delà, mais de mettre en garde contre une propension à l’accusation généralisée contre toute Lire la suite

La construction étatique d’une hiérarchisation « des racismes »

26 Avr

Le blog de Saïd Bouamama

Said Bouamama 

L’annonce par le gouvernement d’un nouveau plan de « lutte contre le racisme » accompagné d’un budget de 100 millions d’euros sur trois ans a fait sourire bien des militantes et militants des luttes de l’immigration et des quartiers populaires. Le même premier ministre et le même gouvernement qui autorise la Rromophobie par sa thèse culturaliste sur « l’inintégrabilité des Rroms », prétend être antiraciste. Le même gouvernement qui dans son instrumentalisation du « Je suis Charlie » a autorisé allègrement l’islamophobie, voudrait nous faire croire qu’il est déterminé à lutter contre le racisme. Pourtant l’heure n’est pas au sourire.

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Derrière ce nouveau plan se cache, selon nous, une offensive idéologique dangereuse visant à imposer par en haut une hiérarchisation « des racismes », à réduire le racisme à une dimension individuelle et apolitique, à imposer une criminalisation de l’antisionisme en l’amalgamant à l’antisémitisme.

Provocation

La nomination d’un…

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Séance du dimanche. Jesus Camp

26 Avr

  

Jesus Camp est un documentaire sorti en 2006 aux États-Unis, réalisé par Rachel Grady et Heidi Ewing. Il suit trois enfants d’une communauté évangélique du Missouri lors d’un camp d’été de chrétiens charismatiques situé à Devils Lake, riante bourgade du Dakota du Nord, un endroit parfait pour éprouver sa foi. Au delà de l’anecdote de cette jolie colonie de vacances où les enfants sont invités à faire profiter à leurs coreligionnaires de leurs « dons prophétiques » pour « faire revenir le Christ en Amérique » – comprenez : aux États-Unis -, le film est une plongée dans l’univers de l’extrême droite chrétienne qui sévit de l’autre côté de l’Atlantique. On y retrouve, sans que ceux qui les mettent en sauce en soient le moins du monde gênés, tous les ingrédients de l’endoctrinement des gamins dès leur plus jeune âge : le repli exclusif sur leur communauté religieuse, le reste du monde étant réputé impur. La participation aux prêches publics, qui relèvent franchement de la transe collective. Le retrait, pour certains, de l’école, source potentielle de dangers, comme tout ce qui vient de l’extérieur (un délire partagé ici par d’autres idiots utiles de l’extrême-droite). Enfin, bien sûr, le quadrillage total de leur existence, rythmée exclusivement par les préceptes de leur église évangélique : les vacances évangéliques, les jeux entre amis évangéliques, jusqu’à la consommation de heavy metal … chrétien, pour contrebalancer le satanisme strident de la concurrence à poils longs. 

  

Les techniques d’endoctrinement sont classiques, ce qui ne veut pas dire qu’elles en sont moins inquiétantes pour autant. On y retrouve un discours rabaché en permanence où se mêlent inextricablement une soupe néoconservatrice (Bush, dont apparaît à un moment du film une effigie grandeur nature en carton, est leur idole) et un millénarisme hyper-basique permettant de distinguer qui va être sauvé le jour du Jugement Dernier, des maladroits qui s’obstinent à rester dans l’erreur, sous l’influence des forces démoniaques. Outre la prédication martelée sans arrêt, le message passe aussi par des méthodes corporelles : des chorégraphies collectives de prière, l’exaltation des sentiments, les cris de joie, les pleurs, etc…

  

Pour le reste, le lavage de cerveau s’accompagne bien sûr d’une facette politique : guerre contre l’avortement, contre l’homosexualité, contre Harry Potter et contre les idées hérétiques de Darwin et des  partisans de la « fausse science » qui refusent de voir le monde comme une Création, forcément divine…

Ce genre de plan serait sinistre mais presque drôle s’ils avaient juste la force de frappe d’une sous-secte d’adorateurs d’Odin, par exemple, blottis à trois sous un chêne en Sologne. Le problème, c’est que la droite évangélique constitue un lobby électoral extrêmement puissant aux États-Unis, ce qui a des conséquences politiques beaucoup plus étendues. Les succursales des « églises » évangéliques pullulent dans les pays pauvres, où la disparition des liens de solidarité sous l’effet du néolibéralisme triomphant assure le succès auprès des classes populaires déclassées et dépolitisées d’un message qui prétend dévoiler les causes du mal et de leur malheur (le diable et les mauvais chrétiens) tout en proposant une solution…dans l’autre monde. Dans celui-ci, il faut se tenir à carreaux et surtout ne rien remettre en cause. Au niveau géopolitique, l’extrême droite évangélique américaine a également un poids important : elle rejoint les idéologues néoconservateurs, pour des raisons d’interprétation fondamentalistes des évangiles. Elle soutient à mort toutes les guerres « de civilisation » menées par les États Unis, notamment au Proche et Moyen Orient, et a développé un sionisme chrétien assez tordu (il faut soutenir l’État d’Israël dans le but de convertir les Juifs au christianisme avant la fin des temps, en gros). 

Pour la petite histoire, le succès documentaire a eu un effet concret : le propriétaire du terrain où se réunissait le camp de vacances s’est dit que ce serait mieux d’arrêter. En revanche, l’extrême droite chrétienne se porte très bien,  notamment au sein du « Tea Party », merci pour elle. 

http://www.dailymotion.com/video/x8s78l_jesus-camp-prendre-le-pouvoir-au-n_news

http://www.dailymotion.com/video/x8sb3g_jesus-camp-prendre-le-pouvoir-au-n_news

http://www.dailymotion.com/video/x8sa3s_jesus-camp-prendre-le-pouvoir-au-n_news

http://www.dailymotion.com/video/x8sa6h_jesus-camp-prendre-le-pouvoir-au-n_news

http://www.dailymotion.com/video/x8sa9o_jesus-camp-prendre-le-pouvoir-au-n_news

REZUS reportage au collège Aimé Cesaire : « ALLO MARIANNE BOBO »

25 Avr

Un reportage réalisé par le collectif REZUS sur les effets des attentats des 7 et 9 janvier 2015 dans un collège de quartier. On y parle de racisme, de politique, de la vie quotidienne.

« j’ai la peau de mes parents, ça ce ressent à l’accent »

Paroles de mômes, à travers leurs yeux on découvre le monde qu’on leur laisse.

Big Brother Hakim / Number One Arbi

25 Avr

 

DJ Dee Nasty / Big Brother Hakim

DJ Dee Nasty / Big Brother Hakim

 

Livre du samedi : la griffe du chien / Don Winslow

25 Avr

Un roman sur l’échec de la guerre contre la drogue menée par les Etats Unis et ce qu’elle révèle.

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Critique issue
du blog Actu Du Noir de J.M. Laherrere :

« « Il existe deux choses dont le peuple américain ne veut pas : un autre Cuba sur les territoires d’Amérique centrale, et un autre Vietnam » Ronald Reagan.

Cette phrases, mise en exergue du chapitre 5, résume la thématique centrale de La griffe du chien de Don Winslow. Car même si l’’intrigue romanesque tourne autour du trafic de drogue entre le Mexique et les USA, c’est bien de cela qu’il s’agit en premier lieu.

Art Keller, ancien de la CIA, est entré à la DEA au retour du Vietnam, et a commencé sa carrière au Mexique. Il y a fait connaissance avec Miguel Angel Barrera, Tio, et ses deux neveux, Adan et Raoul. Tio est flic et l’aide à faire tomber le parrain local de la drogue. Peu de temps après une arrestation qui tourne au massacre, Art s’aperçoit que tout n’a été qu’une manœuvre des Barrera pour prendre en main, non pas la production de drogue, mais le transport de tout ce que produisent les cartels colombiens. Tio et ses neveux visionnaires se sont en effet rendu compte que ce qu’ils avaient de plus précieux à vendre est une frontière immense avec le premier acheteur de drogue du monde. Entre Art Keller et les Barrera, une guerre sans merci s’engage. Une guerre bien plus vaste que celle de la drogue. Une guerre qui fera de très nombreuses victimes, et aura, parmi ses protagonistes Nora, call girl de luxe, Callan, tueur à gage irlandais, la mafia, la CIA, les milices d’extrême droite d’Amérique centrale, l’église …

Ce roman est un vrai monument. Presque huit cent pages pour disséquer le rôle des gouvernements américains successifs dans la répression sanglante des mouvements pro communistes en Amérique centrale dans les années 70 et surtout 80. Pour relier cette action avec le trafic de drogue à la Lire la suite

Akua Naru – On Beauty

24 Avr