Nous voulons « la fin de leur monde »

4 Mai

Les tragédies qui endeuillent nos quartiers, à Trappes ou à Stains, sont malheureusement un nouveau chapitre dans la chronique de ce monde violent, raciste et cupide dans lequel on nous force à vivre. L’assassinat de Moussa à Trappes ou la défenestration d’Aïcha à Stains incarnent les impasses dans lesquelles se trouvent nos quartiers. Ces histoires ne sont pas des faits divers, c’est notre Histoire. Elles révèlent, à elles seules, une situation d’autant plus inquiétante qu’elle nous échappe. Le quartier est l’univers qui a produit ces drames. Au quartier se mêlent tous les vices de la société capitaliste sans l’amorti feutré qu’il peut y avoir dans les secteurs résidentiels.

Stains

Il y a une logique de rupture chez « nous » que ces drames mettent a nu. Nous sommes nombreux à nous mobiliser contre le racisme, les violences policières, l’islamophobie, les inégalités sociales, la solidarité internationale comme avec la Palestine ou les migrants. Mais nombreux sont aussi ceux et celles qui tracent leur route sur des voies de perdition. Nous subissons un décrochage avec une partie de cette jeunesse des quartiers populaires happée par la société du spectacle et de la consommation. Celle qui ne répond qu’aux codes du star-système, qui a érigé en vertu la rapacité du système capitaliste.

Ce monde parallèle au nôtre, si loin mais si proche, génère d’énormes souffrances intimes dont nous sous-estimons constamment l’ampleur jusqu’à ce que surgisse le drame.

Ces drames qui touchent les nôtres sont la conséquence directe de nos conditions de vie.

« Les riches sont gras, les pauvres ont faim, se bouffent entre eux », « Tout l’monde veut s’allumer, tout l’monde veut se la mettre, c’est la fin des haricots ».

Depuis 2008, la crise est passée à la vitesse supérieure et la pression sociale écrase celles et ceux qui sont le plus en positions de faiblesse. En première ligne, parmi les plus exposés parce que non préparés à survivre aux injustices : nos jeunes, garçons et filles. Bien que communes au reste de la société, les oppressions de classe, de race et de genre, sont décuplées au quartier.

Trappes

Rien d’étonnant donc à ce que des drames comme celui d’Aïcha nous endeuillent. Si les faits sont encore flous sur les circonstances et les raisons de son décès, l’emballement des langues ordurières qui a suivi sa mort est bien le triste révélateur des ravages des oppressions de race et de genre dans nos quartiers. « On ne peut reprocher aux autres ce que l’on est nous même », nombreux sont ceux qui l’ont oublié quand ils ont commenté avec mépris la mort d’une toute jeune fille, à coup de sentences morales, excipient pauvre d’un discours sexiste et raciste. Ce drame, dans sa brutalité, a mis à jours le racisme latent qui existe dans nos quartiers entre nous, mais aussi le mépris sexiste pour nos sœurs.

« On se plaint du racisme mais ne l’est-on pas nous-mêmes
C’est eux contre nous mais surtout nous contre nous-mêmes
Les Algériens contre les Marocains
Les Marocains contre les Tunisiens
Les Antillais contre les Maghrébins
Les Maghrébins contre les Africains
Les Turcs entre eux
Même dans les mosquées nos cœurs se sont divisés
Chacun veut diriger, chacun veut dominer
Et refuse d’envisager que le meilleur soit pakistanais
On peut se poser la question : qui sont les plus racistes ?
Y’a qu’à observer les problèmes que posent les mariages mixtes
On peut pas reprocher aux autres ce qu’on est nous-mêmes
Je mets le doigt où ça fait mal, c’est normal que ce texte vous gêne
Y’aura jamais d’évolution sans profonde remise en question »

Pas facile pour une gamine de se construire dans le quartier, entre un contrôle moral de plus en plus lourd et les bourrages de crâne de la société du spectacle.

« Tout a changé quand Loana s’est faite baiser dans la piscine. Comprenez la souffrance de tous ces mots. ».

Dur de trouver son chemin entre la précarité de nos familles, le mirage aux alouettes de la réussite sociale par tout les moyens, y compris la prostitution.

zahia_pellerin_valls_freaks

Dur de se frayer un chemin entre les assignations et les condamnations de tout les hypocrites qui voudrait pour leur sœur ce qu’ils ne veulent pas pour eux même. L’abstinence, le mariage Hallal n’est pas que pour les filles ? Tous les hypocrites qui se sont déchainés sur Aïcha, mais qui mattent du porno, prêtent une fois encore leur vice aux autres. Face à ce drame les jugements des gens que l’ont fréquente tous les jours s’abattent, lapidaires.

« L’infamie perce et laisse des trous. »

L’intimité d’une gamine exposée au grand jour, ça fait kiffer tout les donneurs de leçons.

Dans ce contexte, les jeunes filles de nos quartiers, où l’on vit entassé les uns sur les autres, ont toutes les chances de se faire broyer par une telle expérience.

Ce que nous révèlent ce drame, c’est que nous amplifions nos souffrances en faisant nôtre les dominations sexistes et raciales. « Femme, race et classe » d’Angela Davis n’est pas qu’un ouvrage pour nous armer contre les attaques venant de l’extérieur du quartier, c’est aussi une réflexion que nous devons avoir sur nous-mêmes pour qu’il n’y ait plus de drame comme celui d’Aïcha.

« C’est eux contre nous mais surtout nous contre nous-mêmes ».

Si le drame d’Aïcha nous montre la vulnérabilité des jeunes filles dans nos quartiers, le meurtre de Moussa traduit, lui, les difficultés pour les jeunes garçons à vivre et grandir tranquillement dans le quartier.

Dans la guerre économique qu’on nous impose, la crise restructure les moyens de survie : le trafic de drogue et les autres activités criminelles se professionnalisent et s’organisent.

« En période de crise chacun mise sur son biz , Chacun sa Mafia , chacun sa mille-fa. »

Mais contrairement aux idées reçues, la criminalité organisée n’est pas une alternative au système économique en place. C’est le monde de l’entreprise toute puissante qui s’installe dans l’immeuble. Fini le braquage loin du quartier : l’apartheid social, que Valls a fini par nommer, implique que, pour les aspirants à la réussite capitaliste locale, le plus important est de tenir le terrain. C’est à dire pourrir leur lieu de vie. Conjoncture oblige, les candidats à la prédation du voisin sont de plus en plus nombreux.

« Comment réussir à s’en sortir avec un p’tit salaire
T’as toujours l’impression de marcher les couilles et le cul à l’air
Sa mère, c’est l’champ d’bataille sur l’ter-ter »

La trafic drogue c’est la violence du travail salarié sans le code du travail, c’est la concurrence entre « entrepreneurs »  sans tribunal du commerce. Échelle de salaires en fonction de la fiche de poste avec le « grec » en panier repas, concurrence au sein du groupe criminel, rétorsion et coups durs pour les personnes qui pourraient entraver le bon déroulement du trafic, avec les dommages collatéraux inhérents.

Plus les enjeux sont importants aux yeux des acteurs, plus les procédés utilisés pour s’imposer face aux rivaux sont brutaux et leurs conséquences irréversibles.

Le modèle de concurrence imposé par l’idéologie capitaliste, basé sur la cupidité, remplace peu a peu les stratégies de solidarité du quartier. Le modèle du grand frère évolue, le militant usé et raillé, tant par les médias que par la dissidence en carton, fait place à un opportuniste qui navigue à vue.

« Et dès que t´es sorti ça y est t´es reparti
« Puis t´es reparti dès qu´ t´es sorti »
Les plus jeunes te prennent pour modèle
Ils comptent sur toi pour
Que tu leur fasses prendre de l´oseille
Ça t´arranges vu qu´ t as les flics sur les reins
Tu n´hésites pas
Les mômes tu les fous sur le terrain
Tu veux pour eux
C´que tu ne voudrais pas pour ton fils
Et ta morale ne l´emporte pas sur ton vice
Te remettre en question, pour toi pas question
Tu te fous du monde des flics et de leurs questions »

Depuis que les chinois ont inventé la poudre, il n’y a plus de surhommes : le flingue s’impose comme une évidence, son emploi est de plus en plus fréquent. Les tirs ne sont pas dirigés vers le « système » qui oppresse mais sur ses semblables. Pour une raison assez simple et bien que le procédé dérange les pouvoirs publics, ces derniers savent que les profits générés par une économie parallèle finissent toujours par retourner dans l’escarcelle des dominants : « les voyous en costards ». Suivre l’argent de la drogue au delà du quartier – ce que ne font jamais la police et la justice – c’est nécessairement arriver dans les bureaux des avocat d’affaires, des banquiers, des agents immobiliers et parfois même des hommes politiques…

ripoux_stains

La police n’est qu’un élément de régulation de tous les trafics et de plus en plus de faits mettent en évidence que la frontière est faible entre lutte contre le crime et cogestion de la prédation : le nombre de scandales impliquant des policiers dans des affaires de trafic est en hausse constante. C’est la crise pour tout le monde, et même ceux qui sont censés « lutter contre le crime » s’y adonnent. Il suffit de voir le nombre de flics que l’on surnomme « Vic Mackey » dans nos quartiers. Dans ce contexte, les dommages collatéraux sont nombreux, la violence du quartier ou de la police s’abat fréquemment sur des personnes qui ne représentent pas une réelle menace.

Face à cette violence, les jeunes garçons sont en première ligne, soit parce qu’ils forment l’infanterie inexpérimentée de cette guerre économique, soit parce qu’ils tentent de vivre ce qu’il reste de leur enfance sur un champ de bataille qui déborde sur la dalle ou dans le square.

On a fini par intégrer le point de vue des classes possédantes que « nous ne faisons pas partie de la solution mais bien plutôt du problème ». A tel point qu’il nous est difficile de croire qu’il est possible de réussir à s’en sortir sans retourner la violence contre nous-même ou piétiner ses proches. Et que le meilleur ne peut nous attendre ailleurs qu’au Paradis après une vie de souffrance.

Nos quartiers n’explosent pas pour la bonne et simple raison que la plupart des gens qui y habitent implosent.

« Des vies gâchées
Des lois bafouées
Ça commence tôt, l’inégalité »

Il faut regarder cette réalité en face. Cette réalité ne nous désarme pas si nous gardons la conscience que nous formons un bloc important de la société et que nous avons un intérêt concret à ce que les choses s’améliorent.

Marseille_Manif

Nos luttes contre les violences policières, en soutien au peuple palestinien, peuvent paraître secondaire face au drame de Moussa et de Aicha mais elles sont fondamentales. Les luttes contre les violences policières, au-delà de la justice immédiate pour les victimes, permettent de déconstruire l’ordre social injuste que la police protège. Le contexte social précède toujours l’existence. Cet ordre social violent est le fruit d’un capitalisme de moins en moins régulé, c’est lui qui créé les conditions des drames que nous évoquons. C’est pourquoi ce combat partout dans le monde, de Ferguson à nos quartiers en passant par les ZAD, est un juge de paix. Il permet de différencier le militant sincère du dissident en carton. Celui qui bouge contre les violences policières et celui qui kiffe l’uniforme et l’ordre social qui va avec.

soral_crs

La lutte du peuple palestinien, elle, nous enseigne que l’on ne peut pas écraser facilement des humains qui luttent pour leurs avenirs. C’est une leçon de combativité pour nous dans nos malheurs. Là ou il y a une volonté il y a toujours un chemin.

Il y a un an on pouvait lire ceci sur notre blog :

« Ce qu’il nous manque en ce moment c’est la conviction qu’il est possible et nécessaire de changer les choses. Avoir la Foi ou des convictions implique qu’on ne transige pas. On ne transige pas avec les injustices, elles sont le fait des humains.

Ainsi, la seule chose dont nous avons à répondre ici-bas ou devant l’Éternel, ce sont nos actes face à ces injustices. »

Notre destin ici bas reste inchangé. Pour les quartiers populaires l’équation reste toujours la même : c’est l’égalité économique et sociale ou la barbarie.

Salam-Alikoum

Publicités

45 Réponses to “Nous voulons « la fin de leur monde »”

Trackbacks/Pingbacks

  1. Pour l’amour de l’oseille, par haine des juifs et des homosexuels | quartierslibres - 12 mai 2015

    […] gag pour nous, tant ce garçon incarne les symptômes de plusieurs maux qui n’épargnent, hélas, pas nos quartiers : mythomanie, lâcheté, fanfaronnade sur le net, haine des juifs, appât du gain, rapacité, […]

  2. Pour Zyed et Bouna : une condamnation à nous battre | quartierslibres - 19 mai 2015

    […] Ce dernier verdict vient clore dix ans de séquence judicaire pour réclamer justice pour Zyed et Bouna. C’est la sentence qui nous condamne à nous battre pour un monde meilleur. […]

  3. Les slogans ne tombent pas du ciel | quartierslibres - 21 mai 2015

    […] présent permanent, et de replacer les luttes actuelles dans une histoire plus longue et surtout porteuse de perspectives. La situation sociale empire, les violences racistes (islamophobes, notamment) et sécuritaires […]

  4. Les résidus de la pensée « dissidente  sont une moisissure idéologique | «quartierslibres - 11 juin 2015

    […] la droite et l’extrême droite, mais d’aimer les gens qui y vivent et avec lesquels on forme une communauté de destin. Un destin de classe sociale, qui dépasse et transcende les questions de cultures et d’origines. […]

  5. Luttes des places ou luttes des classes | quartierslibres - 26 juin 2015

    […] Les affrontements entre « Ubermen » et « Taximen » nous montrent qu’une fois encore nos quartiers sont les laboratoires des politiques libérales comme ils sont le lieu d’expérimentation des politiques répressives. Si on veut arrêter d’être des cobayes pour le « grand capital»  il est impératif de remettre la question sociale à l’agenda de nos luttes. […]

  6. Une terre où ruissellent lait et miel | quartierslibres - 6 juillet 2015

    […] le monde va mal, c’est aussi parce que nous nous laissons bercer d’illusions pour ne pas agir et profiter un […]

  7. Le 14 juillet 1789 c’est surtout un démontage de prison | quartierslibres - 14 juillet 2015

    […] Les autres croupissent à ciel ouvert au quartier. Les personnes qui gardent et remplissent les prisons défilent sur les Champs Élysées. Les mêmes causes produisent les mêmes effets, il y aura d’autres démontages de prisons. […]

  8. 96 degrees in the shade : un été chaud pour les nôtres | quartierslibres - 16 juillet 2015

    […] Ils n’étaient pas impliqués dans d’éventuelles échauffourées : comme souvent au quartier, quand il y a de l’agitation et que tu ne cours pas, tu deviens une cible. C’est toujours plus facile pour les flics de savater les innocents qui ne s’enfuient pas que de prendre le risque de se retrouver en face à face avec des mecs chauds comme la braise. Pour les flics l’équation est simple : si ce n’est toi, c’est donc ton frère, et comme pour la police on a presque tous la même gueule, un tir qui touche c’est fatalement un coupable qui est puni. Pour ces trois familles, comme malheureusement pour celles qui les ont précédées sur ce chemin des violences policières, il va falloir se battre pour obtenir justice et vérité. La machine policière, elle, tourne déjà à plein régime avec ses mensonges et ses insinuations balancées dans la presse et sur les réseaux sociaux pour salir les victimes. On n’est qu’au début de l’été, il fait chaud, la France a de la fièvre. Elle est malade du racisme et de la misère sociale. […]

  9. La France en maillot de bain | quartierslibres - 28 juillet 2015

    […] pas aux canons de la classe dominante, elle se prend des remarques ou des moqueries. C’est le monde qu’il ont construit et qui les fait vivre grassement qui génèrent les conditions de l’embrouille de Reims. Tout le […]

  10. Priez pour nous, pauvres chômeurs | Quartiers libres - 2 octobre 2015

    […] trop vite quand les impayés de loyers s’accumulent. D’autres développent avec malice une économie de la débrouille. Pendant ce temps, dans les offices HLM (comme à Pôle Emploi), on recrute des gens pour […]

  11. Le nazisme, ce n’est pas le socialisme ! | Quartiers libres - 22 octobre 2015

    […] droite une fraction des nôtres se berce d’illusions en imaginant que nous pourrons en finir avec ce monde d’injustices en punissant quelques banquiers juifs ou en diabolisant les sionistes. Les haines et préjugés […]

  12. Une révolte qui échoue, c’est 20 ans de répression | Quartiers libres - 27 octobre 2015

    […] La répression a été terrible. La révolte a été usurpée et cadenassée. Mais les mensonges sont en train de s’estomper, ils se dissipent comme la fumée des incendies de 2005. On continue de lutter et d’avancer, pour Zyed Benna et Bouna Traore et toutes celles et ceux qui sont partis, emportés par le karcher d’injustices économiques et sociales dont les classes dirigeantes nous aspergent quotidiennement. On est présent et on n’a pas lâché l’affaire. Le nombre des personnes qui s’engagent augmente tout autant que la conviction que les injustices doivent cesser. Le futur nous appartient car seules les classes populaires ont intérêt à changer les choses. […]

  13. A qui profite la racialisation des questions sociales ? | Quartiers libres - 12 novembre 2015

    […] alors qu’il y a urgence sociale à tous les niveaux, nos combats légitimes ne sont pas perçus comme impératifs. C’est un fait que vient illustrer […]

  14. On serre les dents, on serre les rangs, on tient la ligne | Quartiers libres - 14 novembre 2015

    […] on ne salue pas les forces de l’ordre, chiens de garde d’un système qui tous les jours broient des vies. On ne somme personne de s’excuser pour ce qu’il n’a pas fait. Par contre on a une pensée […]

  15. On serre les dents, on serre les rangs, on tient la ligne… | Après… - 16 novembre 2015

    […] on ne salue pas les forces de l’ordre, chiens de garde d’un système qui tous les jours broient des vies. On ne somme personne de s’excuser pour ce qu’il n’a pas fait. Par contre on a une pensée […]

  16. Leur guerre, nos morts, notre réaction | Quartiers libres - 16 novembre 2015

    […] la condition du maintien de la France à son rang de puissance mondiale. Le vrai courage c’est de construire une alternative aux guerres impérialistes qui font rage de la Syrie au Kivu et qui fauchent des vies jusque dans […]

  17. Etat des lieux de l’état d’urgence : premiers constats | Quartiers libres - 29 novembre 2015

    […] véritable juge de paix entre les bavards du Net et celles et ceux qui tentent quotidiennement de construire une alternative au capitalisme et aux racismes qui structurent la république bourgeoise […]

  18. Hoods of Cards | Quartiers libres - 2 décembre 2015

    […] sa dictature jusque dans nos esprits. Comprendre cela, c’est se donner les moyens de construire une autre alternative que la soumission sous les oripeaux de la morale religieuse dévoyée ou l’individualisme à un […]

  19. On serre les dents, on serre les rangs, on tient la ligne (Quartiers Libres) | LEURS GUERRES NOS MORTS - 5 décembre 2015

    […] on ne salue pas les forces de l’ordre, chiens de garde d’un système qui tous les jours broient des vies. On ne somme personne de s’excuser pour ce qu’il n’a pas fait. Par contre on a une pensée […]

  20. Le chant du départ | Quartiers libres - 12 décembre 2015

    […] je cultive maintenant Les roses dans mon microcosme Mesure les dégâts minimes que mon micro cause Ça ne peut qu’aller mieux alors j’attends la fin de leur monde… […]

  21. Ça a voté et après ? | Quartiers libres - 17 décembre 2015

    […] attirante pour les quartiers populaires là où réside majoritairement le peuple. Autour de nous, les gens attendent autre chose qu’un simple discours libéral étiqueté droite ou gauche et ne croient pas qu’un apartheid renforcé sous le mot d’ordre […]

  22. Clash Dieudonné / Soral : le téléphone pleure | Quartiers libres - 23 décembre 2015

    […] non plus à la billetterie du Théâtre de la Main d’Or. Lorsqu’une alternative se présentera, et c’est une question de temps, on aura l’occasion de constater si les « quenelliers repentis » trouveront […]

  23. Les hordes de migrants, reflet de la civilisation européenne | Quartiers libres - 18 janvier 2016

    […] réponse B, quant à elle, ne fait pas la part belle au fantasme. Elle montre juste que la misère ne rend pas les gens meilleurs. Les personnes qui sont arrachées à leur proches et qui ont connu des violences, des viols et des […]

  24. Non, les policiers n’ont pas une totale impunité | Quartiers libres - 19 janvier 2016

    […] on sait que la vie de Youssef et de toutes celles et ceux des nôtres qui sont partis suite à des injustices de traitement flagrantes valentt moins que la dissimulation des sommes perdues par les opérations boursières de la […]

  25. Daech entre anachronisme et pop culture | Quartiers libres - 25 janvier 2016

    […] est une impasse, de près comme de loin, on ne combat pas une injustice par une autre injustice. Il y a assez à faire au quotidien pour améliorer nos conditions, L’appel au meurtre n’est pas une option, ni pour nous, ni pour les autres. Comme […]

  26. It’s not over | Quartiers libres - 15 février 2016

    […] monde tel qu’il est et qu’elle formule sur la base de ce constat des solutions pour améliorer les conditions de vie des classes populaires. Après, la rupture entre révolutionnaires et réformistes se fait toujours sur l’ampleur des […]

  27. Tout le monde déteste la police | Quartiers libres - 9 avril 2016

    […] ça passe mal parce qu’il est très difficile de se projeter sans espoir, sous cachetons, dans un monde sans cesse plus dégueulasse. Après les révoltes de 2005 et le mouvement du CPE, la cocaïne à prix discount a déferlé sur […]

  28. La somme de toutes leurs peurs | Quartiers libres - 15 avril 2016

    […] Le drapeau rouge des révoltés a trouvé fatalement dans le monde réel d’autres mains, celles des personnes qui luttent. […]

  29. Finkielkraut viré de la « nuit debout » : une leçon politique | Quartiers libres - 20 avril 2016

    […] quand il s’agit d’écarter des contestataires des puissants. Les militants qui se battent pour une société plus juste sont nécessairement plus humains que des personnes stipendiées pour protéger l’ordre établi. […]

  30. Finkielkraut viré de la « nuit debout » : une leçon politique – ★ infoLibertaire.net - 20 avril 2016

    […] d’écarter des contestataires des puissants. Les militants qui se battent pour une société plus juste sont nécessairement plus humains que des personnes stipendiées pour protéger […]

  31. Finkielkraut viré de la « nuit debout » : une leçon politique | ★ infoLibertaire.net - 20 avril 2016

    […] d’écarter des contestataires des puissants. Les militants qui se battent pour une société plus juste sont nécessairement plus humains que des personnes stipendiées pour protéger […]

  32. La séance du dimanche : La bataille de Tchernobyl | Quartiers libres - 24 avril 2016

    […] à ses limites. Le massacre de millions pour le train de vie luxueux de quelques-uns n’est plus une option viable, d’autant qu’elle se fait en détruisant les conditions nécessaires à la vie sur […]

  33. Nuit debout pas sans nous | Quartiers libres - 25 avril 2016

    […] populaires ont plus de convergences à trouver avec la « nuit debout » qu’avec les élus d’un système qui nous opprime. La nuit debout sert aussi de révélateur dans nos quartiers pour savoir ceux qui se bougent de […]

  34. Nuit debout pas sans nous – ★ infoLibertaire.net - 25 avril 2016

    […] de convergences à trouver avec la « nuit debout » qu’avec les élus d’un système qui nous opprime. La nuit debout sert aussi de révélateur dans nos quartiers pour savoir ceux qui se […]

  35. Qui aime Trump aime la Police | Quartiers libres - 11 mai 2016

    […] ingrats. Heureusement que la police est là pour nous ramener sur terre à grand coups de tonfa. Le monde sera vraiment libre pour ces « antisystèmes » quand Trump et ses amis construiront des murs un peu partout pour […]

  36. Qui aime Trump aime la Police – ★ infoLibertaire.net - 11 mai 2016

    […] Heureusement que la police est là pour nous ramener sur terre à grand coups de tonfa.Le monde sera vraiment libre pour ces « antisystèmes » quand Trump et ses amis construiront des […]

  37. Nous sommes leur ennemi commun | Quartiers libres - 26 mai 2016

    […] Ces similitudes entre répression au quartier et répression des mouvements sociaux créent les conditions d‘une convergence des luttes. Ceux qui luttent en première ligne dans nos quartiers comme ceux qui dans les mouvements sociaux sont confrontés aux violences policières en ont bien conscience. Ils savent que l’heure n’est plus à savoir qui faisait quoi en 2005 mais bien à travailler pour construire des passerelles et des terrains de luttes communs entre tous ceux et celles qui ne veulent pas se résoudre à survivre dans ce monde inégalitaire et violent. […]

  38. Nous sommes leur ennemi commun – ★ infoLibertaire.net - 26 mai 2016

    […] Ces similitudes entre répression au quartier et répression des mouvements sociaux créent les conditions d‘une convergence des luttes. Ceux qui luttent en première ligne dans nos quartiers comme ceux qui dans les mouvements sociaux sont confrontés aux violences policières en ont bien conscience. Ils savent que l’heure n’est plus à savoir qui faisait quoi en 2005 mais bien à travailler pour construire des passerelles et des terrains de luttes communs entre tous ceux et celles qui ne veulent pas se résoudre à survivre dans ce monde inégalitaire et violent. […]

  39. No one likes us, we don’t care | Quartiers libres - 14 juin 2016

    […] Ces enfants de la « glorieuse civilisation européenne » sont en train de devenir les gâcheurs de la fête du sport spectacle pilier du libéralisme. Tout se récupère et se vend dans le capitalisme, en particulier la violence stérile des nôtres. Nul doute que cette éruption de violence pourra être mise en scène par Hollywood dans de nouveaux films hagiographique sur la culture hooligan et permettra de faire fonctionner le bizness du tout sécuritaire. Il est plus que temps que nous changions ce monde. […]

  40. No one likes us, we don’t care – ★ infoLibertaire.net - 14 juin 2016

    […] Ces enfants de la « glorieuse civilisation européenne » sont en train de devenir les gâcheurs de la fête du sport spectacle pilier du libéralisme. Tout se récupère et se vend dans le capitalisme, en particulier la violence stérile des nôtres. Nul doute que cette éruption de violence pourra être mise en scène par Hollywood dans de nouveaux films hagiographique sur la culture hooligan et permettra de faire fonctionner le bizness du tout sécuritaire.Il est plus que temps que nous changions ce monde. […]

  41. Meurtres de masse de Nice : made in America ou made in Daech ? | Quartiers libres - 16 juillet 2016

    […] La police n’y peut rien. Pour en finir avec ces massacres, il nous faut changer de monde. […]

  42. Meurtres de masse de Nice : Made in America ou Made in Daech ? – eschatologiablog - 19 juillet 2016

    […] La police n’y peut rien. Pour en finir avec ces massacres, il nous faut changer de monde. […]

  43. Un monde (de) malade – ★ infoLibertaire.net - 28 juillet 2016

    […] Un tel monde ne peut pas tenir. La guerre à grande échelle rode, elle cherche juste par où commencer. Comme l’ont montré les mobilisations contre la loi « travaille ! », en haut ils ne peuvent plus tenir que par la violence d’état et en bas on n’en peut plus de subir cette hagra. Nous n’avons pas d’autre choix que d’affronter cette époque et être la hauteur de cette tâche. Tous les liens de solidarités concrètes que nous tissons dans nos quartiers sont des points d’appui pour construire le monde de demain, libéré des oppressions de classe, de race et de genre. « Socialisme ou barbarie » : l’équation non résolue du 20ème siècle doit être réglée au 21ème siècle. Il y a urgence. […]

  44. Un monde (de) malade | Quartiers libres - 30 juillet 2016

    […] Un tel monde ne peut pas tenir. La guerre à grande échelle rode, elle cherche juste par où commencer. Comme l’ont montré les mobilisations contre la loi « travaille ! », en haut ils ne peuvent plus tenir que par la violence d’état et en bas on n’en peut plus de subir cette hagra. Nous n’avons pas d’autre choix que d’affronter cette époque et être la hauteur de cette tâche. Tous les liens de solidarités concrètes que nous tissons dans nos quartiers sont des points d’appui pour construire le monde de demain, libéré des oppressions de classe, de race et de genre. « Socialisme ou barbarie » : l’équation non résolue du 20ème siècle doit être réglée au 21ème siècle. Il y a urgence. […]

  45. Rêvons un peu… ou pas… | Quartiers libres - 21 octobre 2016

    […] des policiers est biaisé : les policiers sont en surchauffe parce qu’il défendent un ordre social injuste, brutal, et inhumain qui génère des comportements à la hauteur des mauvais traitements que subissent les populations […]

Commentaires fermés

%d blogueurs aiment cette page :