CAMP

10 Mai

Passeurs d'hospitalités

La nuit, le terrain de la plate-forme multi-service Jules Ferry est éclairé comme en plein jour par de hauts lampadaires. L’espace est entouré d’une clôture. Les préfabriqués de l’hébergement des femmes sont entourés d’une clôture. On n’entre que sur autorisation : les femmes sont supposées ne pas avoir de vie sociale, pas à l’intérieur du centre tout au moins. Si elles sont libres de sortir et revenir, leurs allées et venues sont contrôlées. Leur vie quotidienne aussi, elles ne peuvent par exemple cuisiner qu’à certaines heures, décidées par la direction. Au point que certaines ont préféré quitter le centre pour s’installer dans le bidonville à quelques centaines de mètres de là, préférant la liberté dans l’inconfort à l’enferment humanitaire.

Un peu plus loin donc, le bidonville toléré par les autorités. À l’est, une butte de terre et de gravas a été édifiée le long d’une partie du chemin des Dunes…

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