FABE & EAST / mots vrais

27 Juil

 

J’me dis qu’on vit pour dire c’qu’on pense
Et si c’qu’on dit compense notre absence
C’est ça la récompense
J’me dis qu’on vit pour dire c’qu’on pense…
« Les mots vrais traversent le temps
Mais pas les mauvais  »

« Le duo est reparti »

[Couplet 1 – East]
C’est mon flot qui coule sur les deux rives, la gauche la droite j’épate
Place l’uppercut au plexus l’adversaire se carapate
La masse de mon poing lyrical pèse lourd sur ta face
Vu la pression que je mets dans mes rimes chaque jour qui passe
Normal, mes injections verbales imprègnent ton mental
Souvent fatales tellement de victimes que mon style est légal
Sans égal, quand je m’étale, « hurlant » sur l’instru
Ne connais-tu pas la légende « à coups de langue je tue » ?
Sur le Cut Killer Show toujours plus qu’il ne t’en faut
E-A-S-T dans le mix, « ouais », d’un coup de croc
Je mets les points sur les « i », le vrai funky quand l’envie
M’en prends, tu joues les grands mais en fait t’es qu’un petit
Il paraît que ci ou ça, on dit ce qu’on veut gars
Mon attitude reste la même : faire le plus de dégâts
Parmi la population de faux qui checkent les micros
Pour brancher des nymphos, comportement idiot
En garde, les projectiles viennent tout droit du sous-sol
Je vole de mes propres ailes en tête je caracole
Sur mes guiboles je tiens comme un rock tiens toi le pour dit
Autour de l’heure du crime ma rime pervertit les esprits

[Refrain – Fabe / East]
« En garde ! »
J’me dis qu’on vit pour dire c’qu’on pense
Et si c’qu’on dit compense notre absence
C’est ça la récompense
J’me dis qu’on vit pour dire c’qu’on pense…
« Les mots vrais traversent le temps
Mais pas les mauvais  »
« En garde ! »
J’me dis qu’on vit pour dire c’qu’on pense
Et si c’qu’on dit compense notre absence
C’est ca la récompense
J’me dis qu’on vit pour dire c’qu’on pense…
« Les mots vrais…
« Le duo est reparti »

[Couplet 2 – Fabe]
Dès que j’t’entends, Steu-ea, j’t’en dirai pas tant
Un truc épatant s’empare de moi, c’est dur, mais dure qu’un instant
J’me dis qu’on vit pour dire c’qu’on pense
Et si c’qu’on dit compense notre absence, c’est ça la récompense
C’est pas qu’des vers remplacent un frère, un fils, ou l’homme qu’elle aime
Un type que j’kiffe manque, sa présence quand-même
Jamais j’m’étais dis ça avant, mais le temps passe
Et laisse des sales traces, pas b’soin d’être savant
Pour savoir qu’ici c’est juste un passage qu’on soit un ange ou pas sage
Un type qu’a vécu ou un gosse en bas âge
Mauvais présage, entourage, déconvenue
Combien autour de nous sont déjà partis jamais revenus ?
Mains dans les poches, j’marche sur une avenue moche
La tête hoche, j’pense à mes proches et ça casse la fête
Mais juste un instant le constant existant
J’résiste en appliquant tout ce qui consiste en
Faire qu’mes textes soient des plus consistants, persistants
Dis fiston, qu’est-ce t’en penses quand j’balance ça dans la sono ?
« Les mots vrais traversent le temps mais pas les mauvais »

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