Archive | septembre, 2015

عيد مبارك Aïd Mabrouk

24 Sep
Des familles de réfugiés secourues en mer attendent de débarquer du navire de la marine italienne Grecale dans le port de Pozzallo, en Sicile, le 2 juillet 2014 (AFP / Giovanni Isolino)

Des familles de réfugiés secourues en mer attendent de débarquer du navire de la marine italienne Grecale dans le port de Pozzallo, en Sicile, le 2 juillet 2014 (AFP / Giovanni Isolino)

Bonne Fête de l’Aïd el Kebir à tout le monde, y compris celles et ceux qui ne croient pas. A celles et ceux qui essaient de s’en sortir. A ceux qui luttent au quotidien. A la Famille humaine. A nos sœurs et frères d’Orient et d’ailleurs, chrétiens, Kurdes, Yézidis, chiites, sunnites, agnostiques… Rohingyas, Mapuches, Libériens, Burkinabés… A la Résistance palestinienne, syrienne et kurde. A celles et ceux qu’on ne voit pas. Aux migrants qui risquent leurs vies sur les chemins de l’exil. Aux milliers de disparus de la Méditerranée et d’ailleurs. A ceux qui en prennent plein les dents et continuent de se battre et d’avancer. A tous les anonymes qui luttent et qui restent debout.

Un moment de fête à passer ensemble, c’est toujours ça de pris sur l’adversité !

Prenez soin de vous et de vos proches !

Barbès Blues au temps du couvre-feu (partie 19) / Farid Taalba

23 Sep

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Barbès Blues au temps du couvre-feu (épisode précédent)

– N’aie pas peur, mon poteau, on n’est pas là pour se faire engueuler, on est là pour voir le défilé.

Sans hésitation, Lucien dirigea calmement son véhicule devant ce nid d’oiseaux enfouraillé jusqu’au bec d’où se déroulait le long du trottoir une queue de piétons tenant dans leurs mains le sésame en papier qui ouvrait la porte de la cage assiégée.

Un policier s’avança ainsi vers lui.

– Bonjour, monsieur. Pourquoi venez-vous ?

– J’ai une livraison de légumes à faire.

– Vos papiers s’il vous plait ?

Après vérification, le policier demanda : « Et le bougnoule là, qu’est-ce qu’il fait avec vous ?

– C’est mon ouvrier commis. Il est ignorant comme un âne mais il ferme sa gueule et il bosse bien.

– Qu’il me donne ses papiers !

– Allez Madjid, tes papiers, magne toi imbécile, je n’ai pas que cela à faire !

– Oui, tout de suite patron !

La foire aux fesses, Madjid tendit son Lire la suite

Le crime paie ?

22 Sep

Il ne fallait pas s’attendre à des miracles : la ligue des tocards ne pouvait pas produire du beau jeu.

Il faut aussi rajouter le direct annulé comme au bon vieux temps des matchs diffusés en « Eurovision ».

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Tactiquement, la production a été conforme à nos prévisions. Une succession décousue de retournements de vestes et d’anecdotes sur le manque de courage physique et la malhonnêteté de Soral afin de Lire la suite

Women With Attitude / Straight outta Chicago

21 Sep

FIK’S NIAVO : Racine

21 Sep

Séance du dimanche. My Beautiful laundrette

20 Sep

affiche alternative

Un film sorti en 1985 par Stephen Frears. La laverie comme point de rencontre et révélateur des tensions sociales du thatcherisme triomphant : le racisme, le sexisme et l’homophobie. L’histoire est simple, son traitement riche en enseignements sur les effets de la gestion néolibérale de la population sous Thatcher: diviser les pauvres, aiguiser les tensions communautaires (genre classe et race) et les laisser se bouffer entre eux.

Dans le film, Omar un jeune « paki » du sud de Londres fils d’un activiste de gauche exilé en Angleterre (et qui vomit l’impérialisme brit) reçoit de son oncle la possibilité de survivre en s’occupant d’une laverie automatique. Il se fait aider d’un de ses vieux amis d’enfance, Johnny, un loser anglais qui louche vers la branche National Front des skins de quartier. C’est d’ailleurs en voulant cogner Omar, pas assez blanc à ses yeux, qu’il reprend contact avec lui. L’histoire se corse quand Johnny quitte sa bande de neusks pour bosser avec son pote et devient son amant, ce qui ne plaît ni à ses amis à poil ras ni aux Pakistanais qui entourent Omar. Les tensions n’en restent pas à un stade symbolique : on a droit à quelques belles bastons et de jolies explications dialectiques.

Le film est une bonne fenêtre sur les années 1980 en Angleterre : fascisme larvé, destruction systématique de toute solidarité par Thatcher, encouragement de micro-initiatives individuelles –laverie mais aussi arnaques diverse, came et sorcellerie. La violence d’État, est aussi présente en toile de fond : le film s’ouvre d’ailleurs sur l’évacuation d’un squatt par la maréchaussée, histoire de mettre tout de suite les spectateurs dans le bain. Sur ce sujet, voir aussi cette séance du dimanche, sur les émeutes de la poll tax, quand la cocotte-minute thatchérienne péta à la gueule de la « dame de fer ».

Livre du samedi : Dernières cartouches / Cesare Battisti

19 Sep

Dernières Cartouches

Quatrième de couverture : A vingt-deux ans, Claudio a déjà un lourd passé : vols à main armée et séjours en prison. Nous sommes en 1976, dans la région de Rome. Un grand mouvement politique et culturel secouant l’Italie va prendre la forme d’une lutte armée menée contre Lire la suite