Leur guerre, nos morts, notre réaction

16 Nov

Ce qui s’est passé à Saint-Denis et à Paris le vendredi 13 novembre 2015 n’est pas une nouveauté en Europe.
Le 11 mars 2004, Madrid était frappée elle aussi par une série d’attentats, conséquences directes de la participation de l’Espagne à la guerre impérialiste menée en Irak.
A la remorque des USA, le gouvernement de droite d’Aznar avait entraîné son pays dans la guerre d’Irak sans demander son avis à la population. Quand la guerre a ensuite fait irruption dans les gares espagnoles, Aznar – aidé des nationalistes espagnols – a cherché à faire porter la responsabilité des attentats à ETA, principal ennemi intérieur de l’État espagnol. Cependant, alors que le Parti Populaire d’Aznar était grand favori des élections à venir, il a été sanctionné lors du scrutin qui s’est tenu dans les jours qui ont suivi les attentats. La droite atlantiste a été battue par une opposition qui a su profiter de la colère des Espagnols, qui voulaient aussi faire payer leurs morts à leurs propres responsables politiques.

De fait, en frappant dans les gares espagnoles aux heures de pointe, il y avait peu de chance de tuer Aznar et les élites conservatrices espagnoles. Leurs guerres, nos morts.
C’est à cette équation que les Espagnols ont répondu en éliminant démocratiquement Aznar. Et ils l’ont fait sans justifier en rien la violence impitoyable des takfiristes. Les Espagnols ont simplement relié les causes aux conséquences. Les tak-taks ont amené la guerre en Espagne parce que l’Espagne, aux côtés des USA, avait amené la guerre en Irak. Prisonniers de cette victoire, les socialistes espagnols ont ensuite retiré leurs troupes d’Irak. Il n’y a pas eu d’autre attentats takfiristes en Espagne depuis et les tribunaux espagnols ont puni ceux et celles qui avaient participé à ces attentats.

Les Espagnols ont ainsi fait la démonstration que l’on pouvait à la fois punir les tak-taks auteurs d’attentats mais aussi ceux qui, par leur politique extérieure, leur fournissent un prétexte pour commettre ces attentats.

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A cette occasion, il n’y a pas eu de leur part de discours martial et ridicule dans lequel l’État républicain promet qu’il sera impitoyable.
Les takfiristes qui sont entrés dans le Bataclan étaient impitoyables : ils ont vidé leurs chargeurs sur des innocents désarmés.
Est-ce cela que Valls veut faire en notre nom ? Être impitoyable ?
Pas en notre nom.
La réponse à la violence tak-tak ne peut pas être la violence impérialiste.

Néo-conservateurs et tak-taks sont les acteurs de la tragédie du « choc des civilisations ». Ils sont armés idéologiquement et supportés financièrement par des élites similaires : puritaines, imbues d’elles-mêmes, parfois prisonnières d’une lecture rigoriste des messages spirituels mais surtout cupides et capitalistes. Tous croient ou utilisent cyniquement le « choc des civilisations » pour instrumentaliser leurs populations respectives et les mener à des conflits apocalyptiques. D’un côté, la défense des valeurs d’un prétendu occident judéo-chrétien ; de l’autre, la défense des valeurs d’une prétendue civilisation musulmane.

La France, aujourd’hui meurtrie par un terrorisme dont tout le monde sait qu’il est financé en Syrie par l’Arabie Saoudite, le Qatar et la Turquie, n’est pas la dernière à vendre des armes à ces mêmes pays qui instrumentalisent les courants takfiristes en Syrie.
Rien qu’en 2015, la France a vendu pour 600 millions d’euros d’armes à l’Arabie Saoudite, pour 2 milliards d’euros au Qatar et 1 milliard d’euros au Koweït.
Ces puissances régionales du Moyen-Orient sont celles qui financent et arment les tak-taks en Syrie. Cette hypocrisie n’échappe pas au Pape François lui-même, c’est dire…

« N’oublions pas non plus l’hypocrisie de ces puissants de la Terre qui parlent de paix mais qui, en sous-main, vendent des armes ».

Si on veut en finir avec la violence tak-tak en France, il faut en finir avec ces hypocrisies. Le piège que les hypocrites nous tendent, c’est celui de l’alignement, par désespoir, colère, peur ou fanatisme, sur l’un ou l’autre des deux blocs de leur choc des civilisations. C’est ce piège qu’ont su éviter les Espagnols en 2004.

La situation est presque identique aujourd’hui en France, les gouvernements qui se succèdent depuis 2005, étiquetés « socialiste » ou de droite, sont eux aussi partis en guerre au service de leurs donneurs d’ordre (industriels, banquiers, marchands d’armes, grands groupes énergétiques, etc.).
Ils nous ont engagés au nom de leurs intérêts économiques et de classe dans des opérations militaires présentées comme de simples affaires de police extérieure, sans conséquence pour nos vies ici.
Ces guerres, de la Côte d’Ivoire en passant par le Mali, la Libye, la Syrie et l’Afghanistan, ont semé partout la mort au nom de la France, permettant à nos marchands d’armes de se remplir les poches. Aussi injuste et impitoyable que soit cette soirée du 13 novembre 2015, c’est un retour de flamme des politiques impérialistes françaises.

Comme en Espagne en 2004, des élections s’annoncent en France en 2015. Elles sont régionales et n’auront pas l’impact d’une élection nationale, mais elles seront un bon indicateur de ce que veut et de ce que comprend la population française de cette séquence.

Avant ces attentats, les élections régionales s’annonçaient désastreuses pour le PS et pour Valls. Désormais, ceux-ci comptent sur un sursaut d’unité nationale autour du Gouvernement pour limiter la débâcle. Voter ainsi pour le PS serait faire un énième chèque en blanc à des dirigeants qui ont renié tous les idéaux de gauche. De surcroît, ce serait le faire sur les cadavres encore chauds de leur politique impérialiste.
Au contraire, le bilan tragique des attentats pourrait être majoritairement et justement imputé au PS, continuateur des politiques économiques et extérieures ayant contribué à amener la guerre en France parce qu’alignées sur les intérêts capitalistes et l’impérialisme occidental. Et ce bilan pourrait être sanctionné dans les urnes.

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Dans l’offre politique actuelle, que reste-t-il, si le vote PS est exclu ?
La droite « classique » ? Cette dernière est sur les mêmes bases d’interventions extérieures que l’actuel gouvernement et sa politique économique est résolument tournée vers le patronat. C’est elle qui a initié certaines opérations menées par la France, en Libye notamment.
Voter ainsi équivaudrait à changer de représentation politique sans changer de politique.

A droite, certains l’ont compris et font entendre une voix différente : la voie russe.
L’alternative qu’on entend dans les médias dominants, mais aussi dans ceux de la dissidence en carton, c’est celle d’une alliance avec la Russie, incarnée par les positions du FN et de tous ceux qui font des allers-retours à Moscou depuis plusieurs années.
Ne plus être les larbins des Etats-Unis pour s’aligner sur les positions de la Russie. Voilà un truc qui peut plaire aux foules ! On sanctionne le Gouvernement, en votant à droite mais en faisant le choix d’une politique extérieure, en apparence, différente. Et, au passage, on tape sur les migrants victimes des guerres impérialistes et sur tout ce qui n’est pas soumis aux valeurs de la France de l’ancien régime. Il y a fort à parier que cette ligne politique va en séduire plus d’un.

Ne plus suivre l’OTAN et s’aligner sur les russes : le truc va être présenté comme un changement « radical » et porteur de sécurité pour les « Français ». Cependant, concrètement, il s’agira toujours de faire la guerre. Pour les bombardements en Syrie, peu de changements en perspective. Il suffira juste de se coordonner avec le régime de Bachar El Assad, comme le font aujourd’hui les Russes.
On laissera tomber la ligne impérialiste actuelle, consistant à fonder un nouveau Moyen-Orient avec de nouvelles parts de marché, pour revenir à une bonne vielle stratégie néo-colonialiste, consistant à faire fructifier ses intérêts dans les geôles de dictateurs. « Retour vers le passé », en quelque sorte.

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Les plus atteints mentalement essayent déjà de nous vendre le régime de Damas comme un régime de résistance et Poutine comme le pourfendeur de l’impérialisme. Ils ont l’air d’avoir oublié qu’en 1990, le régime de Damas faisait partie de la coalition formée autour des États-Unis pour taper sur l’Irak. Le gouvernement de Poutine, quant à lui, vend des armes à tout le monde, y compris à l’Arabie Saoudite qui arme les djihadistes qu’affronte l’armée russe en Syrie. Cynisme absolu : depuis l’intervention russe en Syrie, Riyad a annoncé l’achat pour 10 milliards de dollars d’armes russes.
Le régime de Poutine est aussi froid et calculateur que le sont les États-Unis. Les deux ne sont pas opposés sur le fond mais en concurrence pour des débouchés au Moyen-Orient.
De plus, l’argument massue consistant à dire que suivre les russes serait se mettre à l’abri des attentats a été descendu en flammes avec l’avion qui a explosé au-dessus du Sinaï le 31 octobre dernier.

Dans nos quartiers, pour nous vendre cette ligne politique d’alignement sur l’impérialisme russe, il y a évidemment la dissidence en carton et son grand penseur Alain Soral.
Comme à son habitude, celui-ci s’attribue une vie qu’il n’a pas.
La résistance libanaise ne lui a jamais parlé. Son seul voyage dans la région a été organisé par Frédéric Chatillon, dans le cadre des relations de l’extrême droite antisémite avec la Famille Tlass, dont le patriarche fut l’un des piliers sécuritaires du régime de Damas mais dont le rejeton, grand ami de Chatillon, a déserté pour venir servir l’impérialisme occidental.
Au passage, cela en dit long sur la qualité des contacts de Soral là-bas et sur la qualité de l’engagement de tous ces promoteurs de la haine des juifs. Quand ça se durcit, on change de crèmerie.
Pourtant, l’aura de la résistance libanaise, dont la principale force, le Hezbollah, combat aux côtés du régime de Damas, est utilisée par la dissidence en carton pour nous vendre un soutien à l’impérialisme russe.

On ne va pas juger d’ici les choix tactiques du Hezbollah, dont la priorité demeure l’existence d’un arc de force capable de s’opposer à l’intervention impérialiste états-unienne dans la région. Cette stratégie, qui fait débat dans les soutiens de la résistance, est analysée et discutée dans de nombreux medias sérieux comme Orient XXI ou dans des journaux comme Al Saphir au Liban – sources que ne mentionne jamais la dissidence tant les acteurs de ce monde de la résistance au Liban sont éloignés des fantasmes de l’auteur de « comprendre l’empire ».

Nasrallah

Pour mesurer cette distance entre la dissidence en carton et la résistance libanaise, il suffit lire le discours de Nasrallah lors des fêtes d’Achoura qui se sont tenues en octobre. Le Secrétaire général du Hezbollah y défend la position clairement anti-impérialiste de son organisation, même s’il réaffirme son soutien au régime de Bachar El Assad. Il rappelle aussi quelques évidences :

« L’administration américaine ne se comporte pas en tant que puissance tyrannique d’une façon chaotique, mais tente de réaliser ses objectifs bien déterminés lesquels ne changent pas, d’un président à l’autre, d’une administration à l’autre, qu’elle soit républicaine ou démocrate, lesquels changent seulement de moyens… Les USA en tant qu’héritiers des forces de l’ancienne colonisation et de certains pays de cette ancienne colonisation comme la France et la Grande Bretagne ont comme but d’assoir leur hégémonie dans tous les domaines : politique, militaire, sécuritaire, économique, voire même culturel. ».

Et pour que les choses soient bien claires – pour tous ceux qui fantasment « l’axe de la résistance » et confondent la lutte contre le sionisme produit de la colonisation occidentale avec l’antisémitisme et la lutte fantasmée contre les juifs qui contrôleraient le monde – le Secrétaire général du Hezbollah ajoute :

« Israël n’est pas le projet, c’est un outil exécutif dans le projet de l’hégémonie américano-occidentale dans notre région, il assume un rôle exécutif au service de ce projet. C’est pour cela qu’ils le défendent partout dans toutes les instances, (…), en lui fournissant l’aide financière, militaire et économique et sont prêts à combattre à ses côtés le cas échéant. Qu’adviendrait-il à cet Israël, si les USA en arrivaient un jour à s’affaiblir, à vouloir sortir de la région, à s’occuper de leur propres affaires exclusivement pour des raisons internes, quel serait donc le destin de cet Israël, pourrait-il survivre dans notre région. Pas du tout. Cet Israël n’est qu’un outil américain. »

La position anti-impérialiste du Hezbollah peut ainsi l’amener à conclure des alliances de circonstances avec d’autres acteurs impérialistes, comme l’ont fait de nombreux mouvements anti-impérialistes. Ce choix tactique d’un mouvement de résistance ne peut cependant pas être le choix qui s’impose à notre peuple.

Nous sommes, en France, le peuple d’une puissance impérialiste.
Pour répondre au terrorisme et à la guerre, notre tâche ne peut donc pas être de renforcer le rôle de la France en nous appuyant sur des impérialistes plus agressifs encore.
Notre choix ne peut pas être celui de l’impérialisme russe ou américain pour maintenir la France à son rang de 6ème puissance mondiale. Au contraire, le seul choix qui s’impose, c’est de mettre fin à l’impérialisme français.

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Cela passe par des mesures simples :
Retrait des forces militaires françaises stationnées à l’extérieur du pays. Arrêt de l’ingérence française dans les affaires des autres peuples et en particulier en Afrique francophone. Arrêt du pillage des ressources des pays du sud. Reconnaissance et réparation des torts causés par la colonisation.

Notre tâche, c’est ainsi de faire de la France un pays qui coopère avec les autres, d’égale à égale. De fait, c’est loin d’être la France que veulent ceux qui nous vendent une alliance stratégique avec les États-Unis ou la Russie.

Ne nous trompons pas de combat. Il n’y a pas de choc des civilisations, mais une réponse violente à des interventions impérialistes toutes aussi violentes.
Dans ce contexte, la seule réponse qui puisse être la nôtre est celle de notre unité contre ceux qui mènent contre nous une véritable guerre sociale et raciale et osent à présent nous parler « d’intérêts communs ».
Nous n’avons aucun intérêt commun avec le patron de Total, ni avec les responsables politiques comme Sarkozy, Valls, Hollande ou Le Pen.

Les partis de gouvernement, du PS au FN, sont sur le sentier de la guerre. Chacun avec sa stratégie, et l’ambition de se tailler des parts de marché à travers des opérations militaires et des alliances. Les deux revers d’une même pièce. Dans cette course au pouvoir pour diriger la Xième puissance mondiale, la formation d’extrême droite a le vent en poupe. A tel point que Valls en a repris la ritournelle le samedi 14 novembre 2015 : déchoir de la nationalité et renvoyer les imams.

Le courage, aujourd’hui, ce n’est pas de répondre présent à leurs appels à se battre aveuglément contre le terrorisme, que ce soit aux côtés des USA ou de la Russie.
Le courage, c’est de s’opposer à cette logique meurtrière, comme l’a fait Jean Jaurès avant la grande boucherie de 14-18, déclenchée par un attentat mais résolument menée – mêmes causes, mêmes effets – au nom du nationalisme et de l’impérialisme, pour satisfaire des intérêts privés.

Les prochaines séquences électorales mais surtout de mobilisation populaire vont nous permettre de définir les conditions dans lesquelles nous allons pouvoir nous battre pour la paix, ici et ailleurs dans le monde. Des formations politiques auront-elles le courage et la force de porter un discours de paix entre les peuples et de lutte contre les puissants qui attisent les guerres ?
L’autre option, on la connaît : dans le sillage américain ou russe, c’est la guerre impérialiste à l’extérieur et la guerre sociale et raciale sur le territoire national.

Echo des Cités MIB Août 2003 Gestion coloniale de la planète, gestion coloniale des quartiers

Echo des Cités MIB Août 2003 Gestion coloniale de la planète, gestion coloniale des quartiers

Depuis 30 ans, la rapacité vis-à-vis des autres nations n’a jamais été remise en cause par les partis de gouvernement. Au contraire, elle nous est sans cesse présentée comme la condition du maintien de la France à son rang de puissance mondiale. Le vrai courage c’est de construire une alternative aux guerres impérialistes qui font rage de la Syrie au Kivu et qui fauchent des vies jusque dans les rues de Paris.

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