Martyr Mutaz Ibrahim Zawahreh

6 Déc

Mutaz a vécu parmi nous en France dans le cadre de programmes d’échanges avec les mouvements de jeunesse palestiniens, nombreux sont les militants qui l’on croisé en France. Son frère ainé Ghassan est un des cadres du FPLP à Bethleem. Gahssan a été interné sans procès comme de nombreux palestiniens. Le 20 aout 2015, il a lancé avec Shadi Ma’ali, Nidal Abu Aker, Badr al-Ruzza et Munir Abu Sharar, les grèves de la faim des prisonniers politiques palestiniens pour lutter contre la politique d’internement des forces d’occupations sionistes.

Freedom

Ghassan avec ses camarades a mené une greve de la faim de 40 jours qui a mis lourdement sa santé en danger. C’est ce qui a conduit Mutaz à rentrer en Palestine pour accompagner la lutte de son frère alors en prison et dont la vie était menacée.
Mutaz est rentré en Palestine au début du soulèvement que connaît aujourd’hui la Palestine.
Face à la détermination de Ghassan et de ses camarades le 29 septembre 2015, les forces d’occupation ont annoncé la libération prochaine de Ghassan s’il mettait un terme à sa grève de la faim. Après 40 jours de grève de la faim, lourdement affaibli, Ghassam a recommencé à s’alimenter pour reprendre des forces en détention afin de préparer sa libération.
Le 13 octobre 2015, Mutaz 23 ans, a été tué par balle lors d’affrontement à Bethléem avec les forces d’occupation.

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Mutaz a été le 30ème palestinien à être abattu en octobre 2015 par les forces d’occupation sioniste.

Il était membre du Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP). En France nous avons été nombreux à pouvoir apprécier sa gentillesse et la force de ses convictions de militants révolutionnaires.

Mutaz

Mutaz était aimé de tous, des milliers de personnes ont accompagné son cortège funéraire lors de ces funérailles à Bethléem.

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Ghassan son frère ainé n’était pas parmi eux. Mutaz était rentré en Palestine pour être aux cotés de sa famille si jamais Ghassan devait décéder en prison. C’est Mutaz qui a finalement été tué par les forces d’occupation. Histoire de punir un peu plus la famille Zawahreh les forces d’occupation ont retardé la libération de Ghassan l’empêchant de se rendre aux funérailles de son frère.

Ghassan a été finalement libéré le 30 novembre 2015, il est allé directement sur la tombe de son frère avant même de penser à rentrer chez lui.

Deux jours plus tard, il prenait la parole lors d’une cérémonie de commémoration, qui marquait le 40ème jour de la mort de son frère, comme le veut la tradition musulmane.

 

 

Lors de son discours, Ghassan est accompagné de trois de ses frères cadets. La force de la résistance palestinienne réside dans cette image des 4 frères qui payent un lourd tribu à la résistance mais qui restent debout et combatifs.

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