Les hordes de migrants, reflet de la civilisation européenne

18 Jan

On y est : l’affaire de Cologne permet au Front National, qui veut déglinguer le Planning Familial, de se draper dans les oripeaux d’un féminisme dévoyé à la Badinter. L’ensemble de l’Europe va pouvoir dénoncer les violences faites aux femmes et se racheter une conscience en expliquant que, chez elle, tout va très bien et que tout cela est le fait de l’étranger.

FN_Cologne

Ce qui s’est passé à Cologne va nous faire très mal, parce que cela va légitimer la foule de lyncheurs.
Le viol et les agressions sexuelles sont des actes inadmissibles et le fait que certains migrants s’en rendent coupables offre l’opportunité de tous les stigmatiser. Cela va permettre de faire une belle diversion, en faisant croire que les viols ne surviennent que dans les caves de cités HLM et que la polygamie rend violent.

N’en déplaise au Premier ministre de la France, pour qui comprendre c’est déjà excuser, on ne peut pas faire l’économie d’une analyse des événements de Cologne, de leur restitution par les médias et de leur exploitation par la classe politique.

On nous annonce que les migrants sont « méchants », et ce plus que les autres, dès lors qu’ils sont passés à l’acte. Mais comment les autres hommes se comportent-ils en Europe ? Il semble que, lors de la fête de la bière, ce ne soit pas non plus un grand moment de respect de la condition féminine.
Une question se pose donc : y-a-t-il un groupe d’un millier d’hommes adultes alcoolisés dont il ne faille pas se méfier en ce bas monde ?
Pourquoi ce qui est valable avec d’autres catégories de personnes ne serait pas valable avec les migrants ou des immigrés ?
Se sent-on tranquille quand on passe à côté d’un groupe de 1 000 supporters de foot d’une équipe locale, par exemple ?

Cologne

Premier constat, les migrants (ivres ou non) sont des humains comme les autres et ils se comportent comme tels. C’est triste, mais c’est comme ça.
Si les événements de Cologne sont graves, ils ne sauraient occulter une chose : la majorité des agressions sexuelles et des viols sont commis par des proches. Idem pour les femmes qui sont blessées ou décèdent sous les coups d’un homme : elles sont le plus souvent victimes d’un proche, d’un intime et très rarement d’un étranger.
Toujours est-il que l’occasion est trop belle de montrer le migrant qui vient manger le pain des Européens, comme celui qui vient jusque dans les bras égorger fils et compagnes.

En pratique, le migrant a moins de droits que les autres hommes parce qu’il est moins ancré dans la société. C’est un fantôme, moins consistant encore que le travailleur sans papiers. S’il commet un délit, on peut raisonnablement penser que le Justice « fera son travail » et qu’il ne sera pas en mesure de faire pression sur sa victime. Pour les résidents aux liens sociaux plus anciens et plus structurés dans le pays, la situation peut être différente. C’est pourquoi les nombreuses agressions lors d’évènements « culturels » typiquement européens, comme la fête de la bière, ne font pas toutes l’objet d’une plainte.

Les mêmes scènes révulsantes que celles de Cologne avec des hooligans ou des braves pères de famille en goguette donneraient sans doute lieu à moins de dépôts de plaintes, ce serait hélas plus risqué. Il y aurait un Zemmour ou une Le Pen quelconque pour dire que, si on se balade seule le soir, il ne faut pas s’étonner de se faire embêter par des braves gars qui font la fête gauloisement. Ces gars, une fois le taux d’alcool redescendu, pourraient s’appuyer sur des amis, un travail et auraient la possibilité de mettre la pression. Puis viendraient les accusations sur les jupes trop courtes, l’attitude provocante, etc. On nous expliquerait aussi que les occidentaux n’ont pas le viol facile, parce qu’ils sont « civilisés » et qu’avec eux, c’est différent : ils étaient là avant, donc ils ont plus de droits que les autres, non ?

Il est plus facile d’être intransigeant avec le migrant, parce qu’il n’est pas d’ici et qu’il n’a pas le droit à la moindre erreur de conduite. Il convient cependant de rappeler que moins de 1 % des crimes et délits attribués aux migrants sont à caractère sexuel ; la majorité des faits reprochés aux migrants relèvent de la fraude dans les transports.

Mais au fait, qu’est-ce qui peut bien rendre les migrants agressifs et durs ?

Réponse A : les migrants viennent de l’exotique Musulmanie et de la lointaine Bamboulie, des endroits où les conditions de vie de la femme sont bien pires qu’ailleurs, pour des raisons bien évidemment culturelles et raciales, voire climatiques. On peut même douter de leur humanité.

Réponse B : les migrants ont fui des zones dévastées par la guerre et la misère, ils ont vécu des situations dans lesquelles leur intégrité physique et psychologique ont été atteintes et, dans les pays européens ; ils subissent de mauvais traitements de manière quasi-permanente.

Pour une bonne partie des journalistes et du personnel politique (du PS au FN), la réponse A fait l’unanimité. Ils vont même jusqu’à se faire assister par des imams qui expliquent que le fait de regarder une femme est criminel dans les pays « musulmans » et que donc, fatalement, en Europe, c’est l’overdose de tentation. Limite, c’est pour ça qu’ils viennent en nombre : haro sur la femme européenne. Il faut par conséquent qu’ils apprennent à se tenir, comme les héritiers de la pudeur helléno-chrétienne.

ER_Calais

Il faut dire qu’il est tentant pour les nombreux occidentaux qui font aujourd’hui du tourisme sexuel (du Maroc en Thaïlande en passant par la République Dominicaine) d’imaginer que les migrants viennent jusqu’en Europe pour faire comme eux : se défouler sexuellement. Il leur est ensuite facile d’argumenter autour du fait que, à la différence du gentleman européen, connu pour laisser un pourboire, le migrant, qui n’a pas de fric, devient plus volontiers violent. Et, tant qu’à faire, ils se laissent aussi convaincre du fait qu’au temps du bon roi de France et après, le viol dans les colonies, c’était du folklore bon enfant et jamais un outil coercitif.

La réponse B, quant à elle, ne fait pas la part belle au fantasme. Elle montre juste que la misère ne rend pas les gens meilleurs. Les personnes qui sont arrachées à leur proches et qui ont connu des violences, des viols et des humiliations ne deviennent pas majoritairement des saints.

Les gamins migrants violés dans les rues de capitales européennes parce qu’ils ont quitté un pays en guerre dans lequel ils ont peut-être aussi été violés (parfois même par l’armée française), ça n’émeut personne.
Que le viol soit une arme de guerre utilisée au Kivu, en Syrie et ailleurs, cela ne choque personne.
Que des gens puissent tout abandonner pour fuir de telles choses, cela ne vient pas à l’esprit des analystes et encore moins de certains Premier ministre.

Sauf qu’au bout d’un moment, à force de subir de mauvais traitements, les migrants, qui sont des humains comme les autres, peuvent éventuellement être amenés à reproduire tout cela. Tant que cela reste entre « migrants », ça passe. Les animaux entre eux, cela ne dérange pas la bonne société. D’ailleurs, on rappelle que beaucoup vivent dans une « jungle », à Calais ou ailleurs. Les gentils nationalistes y font quelques safaris. Si jamais une migrante était violée par de bons Européens, pourrait-elle porter plainte ? En vrai, qui s’en soucie ? Pas grand monde.

RL_isalmophobie1

Mais quand, tout d’un coup, les migrants rappellent à tout le monde qu’ils sont humains et qu’ils agissent parfois aussi mal envers les autres qu’on les traite : là, ça révulse tout le monde. Quand des migrants se comportent aussi mal que des Européens, c’est intolérable. Pas de possibilité de vivre dignement pour les derniers arrivés, mais on attend d’eux un comportement irréprochable, parce que vivre ici se mérite. Pas moyen que ces gens soient les égaux des « Occidentaux », de manière positive comme de manière négative.

Soyons francs, 1000 hommes ivres qui volent des affaires et agressent des femmes, il ne leur manque pas grand-chose pour être européens. On ne prête son vice qu’aux autres.

Advertisements

Une Réponse to “Les hordes de migrants, reflet de la civilisation européenne”

Trackbacks/Pingbacks

  1. La société israélienne: un condensé d’inégalités | Quartiers libres - 8 février 2016

    […] que du PS au FN on considère que certains français sont moins égaux que d’autres, que les immigrés encore moins et les sans papiers et réfugiés n’ont pas à etre traités humainement. Au nom de la lutte […]

Les commentaires sont fermés.

%d blogueurs aiment cette page :