« Racisme structurel et institutionnel, cas des USA, de la France et de la Palestine » / Israeli Apartheid Week / 23 mars

21 Mar

 

IAW

Israeli Apartheid Week / Racisme structurel et institutionnel : le cas des USA, de la France et de la Palestine

Mercredi 23 mars à 19h / Ivry-sur-Seine

 

 

Conscients que si le racisme est fondamental dans le projet sioniste, il n’est possible que grâce à la complicité d’Etats étrangers, notamment la France et les Etats Unis.
Puisque nous luttons contre le racisme institutionnel de l’Etat d’Israel, nous ne pouvons qu’être solidaire de la lutte des populations victimes ici et ailleurs.

Nettoyage ethnique et politique de répression de toutes formes d’existence en Palestine, acquittement systématique des policiers dans les affaires de crimes policiers, islamophobie institutionnelle ordinaire et quotidienne jusqu’à l’arbitraire et la brutalité contre les personnes fragiles musulmanes sous couvert d’état d’urgence, et la politique de criminalisation des militants des droits de l’Homme de la campagne BDS… tout ceci n’est que l’expression publique et sans masque d’un racisme qui ronge les tréfonds des institutions et administrations françaises, israéliennes et américaines.

En France, depuis 2003, on assiste à un dévoiement large du concept de la laïcité, lequel a été réduit à l’invisibilisation totale des musulmans. Alors que les femmes restent une minorité dans les sphères de décisions politiques, économique et médiatiques, la rhétorique d’émancipation et d’égalité des genres s’est focalisée sur les femmes musulmanes, mettant alors en danger leurs acquis politiques en terme de libre disposition du corps et de l’esprit. Leur voile constitue une obsession pour les gardiens d’un système encore largement dominé par les hommes. Ce modèle d’émancipation impérialiste, qui doit se faire sans elles et contre elles, correspond à un simulacre insupportable.

Il n’est pas étonnant que les organisations sionistes en France comme aux Etats-Unis se fassent les chantres d’une islamophobie décomplexée, accusant tous les musulmans d’être complices, si ce n’est de potentiels terroristes. Leur stratégie, au-dela d’un racisme colonial, est de faire apparaitre Israël comme le rempart de la civilisation occidentale. Défendre l’islamophobie en France c’est défendre les politiques coloniales en œuvre à l’encontre de la population palestinienne et instrumentaliser les Juifs d’Europe pour soutenir l’entreprise coloniale d’Israël. La campagne BDS qui intervient dans le débat en rappelant aux citoyens que le rapport de forces peut être en leur faveur fait alors peur aux nouveaux chiens de gardes d’Israel, qui n’hésitent plus à violer les libertés fondamentales de leurs citoyens pour protéger les intérêts d’un Etat criminel et allié dans le racisme.

La solidarité envers le peuple palestinien est aussi une force libératrice pour les luttes Noires, qui s’identifient facilement aux répressions des forces d’occupation leur rappelant les reliquats du passé ségrégationniste américain et son héritage esclavagiste. Les mouvements populaires des luttes Noires font face à un racisme qui structure l’Etat américain, premier défenseur de l’occupant israélien. Au sein même de l’Etat israélien, ce racisme négrophe existe et se banalise. Rappelons le refus du don de sang de la députée noire d’origine éthiopienne Pnina Tamano-Shata par l’organisation caritative israélienne Magen David Adom et les nombreux lynchages des populations érythréennes, toujours défendu par l’Etat.

Les logiques coloniales imprègnent toujours nos sociétés où sévit un racisme structurel. En tant qu’héritier des luttes anti-coloniales nous nous battons contre tous les mécanismes de domination.

A l’occasion de l’Israeli Apartheid Week 2016, Génération Palestine vous appelle à participer à notre conférence du 23 mars: Racisme institutionnel et structurel; le cas des USA, de la Palestine et de la France.

Nous invitons alors:

Kristian Davis Bailey: journaliste indépendant, originaire de Détroit, il concentre son travail sur la construction des ponts entre luttes Noires et Palestiniennes. Il a coordonné l’appel à la solidarité « Black4Palestine » en 2015. Diplomé de Standford en 2014, il a durant ses études été actif dans l’association ‘Student for Justice in Palestine’ tant à l’échelle de son campus qu’à l’échelle nationale.

Marjorie Moya: sociologue de formation, spécialiste des questions liées à l’islam et aux musulmans en France. Diplomée de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes (EPHE), en sociologie des religions, elle travaille sur les problématiques d’intersectionalité, de genre et de race, qui traversent les rapports de pouvoir entre musulmans et population majoritaire, notamment dans le cadre des luttes antiracistes. Engagée sur le terrain associatif contre l’islamophobie, elle est la référente nationale auprès de l’organisation européenne ENAR sur le projet « Femmes oubliées : l’impact de l’islamophobie sur les femmes musulmanes ». Elle est également bénévole au CCIF, au sein du pôle International.

Entrée libre dans la limite des places disponibles, sans inscription

https://www.facebook.com/events/197770277245966/

IAW : https://www.facebook.com/IAWfrance/?fref=ts

Mercredi 23 mars à 19h , Maison de la Citoyenneté J.-J. Rousseau
25 rue Jean-Jacques Rousseau
Ivry-sur-Seine (94)
Métro Mairie d’Ivry
RER-C Ivry-sur-Seine

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