Délocaliser l’université d’été du PS

6 Juil

Plan_de_l'ile_Dieu_1788

Le parti néo-socialiste a du mal à s’assumer en dehors de son bunker. Apparemment, même la protection de trois douzaines de brigades de playmobils ne suffirait pas à rassurer les vaillants militants du parti de gouvernement qui se revendique de la grande tradition du mouvement ouvrier. Du coup ils ne veulent pas aller à Nantes. On se demande vraiment pourquoi. Avec des défenseurs aussi intransigeants du progrès social que sont Manuel Franco Valls, François Groland, le marquis poudré de Macron, Michel ça sent le Sapin, Stéphane Pollux Le Foll et tous leurs supplétifs, il est en effet difficile de comprendre ce que le PS a à craindre. Tout le monde aime le PS, tout le monde rêve de voir l’université d’été du PS, personne n’a de désir plus cher que d’entendre les débats palpitants tenus entre les tenants du thatcherisme céhèfedétiste et les partisans du reaganisme gouvernemental. Chacun arrêtera tout pour suivre les nouvelles propositions en matière d’armement de nos forces de l’ordre que ne manqueront pas de faire les représentants à la rose d’Alain Bauer, l’ami de Manuel Valls

Il faut absolument que cette université d’été se tienne ! C’est bien, les universités d’été ! QL n’a pas vocation à lancer de pétitions, ni à suggérer l’organisation d’un référendum. Il ne voudrait pas s’immiscer dans les affaires internes d’un parti aussi grand, aussi éminent et aussi prolifique en personnalités aussi brillantes. Nous nous contenterons donc d’une humble suggestion. Nantes n’est effectivement pas forcément le meilleur endroit. L’aéroport actuel est un peu petit, un avion est vite tombé, et ce serait fâcheux pour les petits fours. Ça gâcherait la fête. On pourrait imaginer une belle partie de campagne à Notre Dame des Landes, mais Vinci n’aura peut-être pas le temps de couler suffisamment de béton d’ici-là pour recouvrir la boue. Il ne faudrait pas que le sémillant Emmanuel Macron se crotte les escarpins. Mauvaise idée, donc.

NDDL-arrestation

Il faut donc trouver une solution, pour rester suffisamment près de Nantes pour que l’on ne dise pas que le PS craint une confrontation avec le peuple. Ce serait très exagéré, d’ailleurs : le PS est tellement populaire que son université d’été ne s’appellera pas « dupéhèsse », mais de la « Belle Alliance Populaire » : il fallait faire de la place aux trois cataplasmes verts transfuges du partie du même nom. Quoi qu’il en soit, la BAP doit trouver un bel endroit pour célébrer ses 49.3 bougies populaires pas trop loin de Nantes, mais dans un endroit où aucun fâcheux ne viendrait gâcher la fête en grinchant antidémocratiquement contre des détails aussi futiles que l’imposition autoritaire de la loi « travaille ! », l’état d’urgence permanent, l’ultraviolence policière et son impunité judiciaire, et, plus généralement, la trahison qui retombera sur chacun des « militants » encore présents dans ce parti.

Un endroit s’impose, sécurisé, s’élevant fièrement au milieu des flots, se riant des embruns d’un mouvement social qui ne l’atteint pas. Cet endroit, à quelques milles marins des côtes de Vendée abrite la tombe d’un précurseur de ce gouvernement, un grand Français, lui aussi, un homme de parole, lui aussi : le Maréchal Pétain.

Pétain

Le destin des « socialistes » est de finir de toute façon sur l’île d’Yeu. Autant prendre de l’avance, camarades.

Petain_Mort

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