La Séance du dimanche: Fela Kuti , une voix pour l’Afrique

11 Sep

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Finding Fela

La musique est une arme

 

Le documentaire Finding Fela réalisé en 2014 par Alex Gibney  diffusé en France sous le titre de  Fela, une voix pour l’Afrique.

Né le 15 octobre 1938 à Abeokuta, au Nigeria, Fela Anikulapo Kuti baigne dans la lutte politique dès l’enfance, au contact de ses parents, militants anticolonialistes. Chanteur et saxophoniste talentueux, il invente, avec son groupe Africa 70, un courant musical qui fédère le continent africain et s’exporte dans le monde entier : l’ Afrobeat, étourdissante fusion de funk, jazz et rythmes traditionnels nigérians. Dans les années 1980, l’artiste, adulé par Stevie Wonder ou James Brown, enchaîne les tournées à guichets fermés et mène une vie frénétique de rock star. Mais ses chansons sonnent aussi la rébellion et servent de réceptacle à un activisme contre la corruption des élites, l’autocratie militaire et la voracité des multinationales pétrolières. Fondateur de l’organisation République de Kalakuta, il est victime de la répression et jeté en prison à plusieurs reprises avant d’être emporté par le sida en 1997.

Pour raconter l’histoire de Fela Anikulapo Kuti, Alex Gibney a choisi pour point de départ la comédie musicale Fela !, présentée à Broadway par le célèbre chorégraphe Bill T. Jones. Les séquences de répétitions, les commentaires des participants et de nombreux extraits du spectacle en compagnie d’Antibalas (“le seul groupe américain qui me fout la trouille”, avoue Questlove) croisent des interviews avec Femi et Sean Kuti et d’autres membres de sa famille, ses amis, ses musiciens  et, surtout, une importante somme d’archives tirées de 1200 heures de rushes.

“La musique est une arme !”. Le leitmotiv de Finding Fela puise sa source dans une discographie étendue et militante et décrit par le biais de Tony Allen et divers membres d’Africa 70 et Egypt 80 l’union du jazz, du highlife et de l’influence cruciale de James Brown sur la musique de Fela. Les nombreuses archives live (dont celles du concert du festival jazz de Berlin en 1978) du documentaire témoignent de la force d’un discours aussi implacable que les grooves du parrain de l’afrobeat.

 

 

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