Destruction du bidonville : empêcher les témoins

10 Oct

Jeudi 6 octobre, la préfète du Pas-de-Calais annonce aux associations qu’elle devront fournir l’identité de leur bénévoles présents dans le bidonville pendant l’expulsion. La préfecture souhaite visiblement contrôler la présence de personnes qui pourraient être témoin de ce qui va se passer.

Lundi 29 février 2016, premier jour de la destruction de la partie sud du bidonville. Un large cordon de CRS empêche l’accès au bidonville par le sud, et tient à distance les journalistes. Le sous-préfet briefe ceux-ci sur ce qu’ils doivent dire à défaut de voir. Si des témoignages et des images sortent, c’est parce que des militant-e-s sont présent-e-s dans le bidonville, et c’est grâce à leur présence qu’on peut savoir ce qui se passe réellement, et avoir connaissance de la violence d’une expulsion qui déjà était présentée comme une opération humanitaire (voir ici, ici, ici et ).

La présence de témoins est essentielle pour connaître la vérité de ce qui se passe (voir ici, ici, ici et ).

Mais le bidonville ne sera pas le seul « théâtre d’opération » – ce terme emprunté au vocabulaire militaire est donc de circonstance. La moitié des CRS « déployés » seraient affectés à empêcher les exilé-e-s de se réinstaller dans les environs, contrôles au faciès, rafle et chasse à l’homme à l’échelle du Calaisis, pour une durée indéterminée, puisque les habitant-e-s du bidonville forcé-e-s de monter dans des bus et dont le projet n’est pas de rester en France reviendront.

http://www.lci.fr/france/info-lci-comment-les-policiers-preparent-l-evacuation-de-la-jungle-de-calais-2006457.html

C’est donc de tout cela qu’il nous faudra témoigner.

Passeurs d’hospitalités~ des exilés à Calais

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