Archive | mars, 2017

Projection spéciale : Une Autre Montagne

27 Mar

 

Sur les terres de Turquie, un dicton dit « Si l’un de tes yeux pleure, l’autre ne peut rire ».

A l’est, le Bakur, le Kurdistan de Turquie. A l’est, ce sont les couvre-feux, les blocus, les occupations de l’armée turque. C’est une paix qu’on espère et qui n’arrive jamais. Ce sont des femmes dans les montagnes, qui se lèvent, qui font face, quitte à prendre les armes.

Burcu et Sinem vivent à Istanbul avec cet œil qui pleure. Elles vont rencontrer Ergül dans un petit village de la région de la Mer Noire, qui a participée aux luttes révolutionnaires de la fin des années 70 étouffées par le coup d’état militaire de 80.

Le temps d’échanger leurs expériences d’organisation de femmes. Les époques se mêlent et c’est toujours la guerre, la répression et une violence au quotidien contre laquelle elles se soulèvent. Kurdes, mères, féministes. Il y a de la résistance dans leurs mots, dans leurs pas, dans leurs cris, dans les rythmes qu’elles tapent sur leurs percussions contre le nationalisme, la guerre, le patriarcat.

C’est Une autre montagne, Baska bir dag, qu’elles gravissent chaque jour.

Bese, Bese, Bese! Assez assez assez !

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La séance du dimanche : War Photographer

26 Mar

« Chaque minute passée ici, je songe à la fuite.
Je ne veux pas voir cela.
Que vais-je faire: m’enfuir ou assumer la responsabilité
de photographier tout ce qui se passe ici? »  
James Nachtwey

Le photographe américain James Nachtwey est considéré comme l’un des meilleurs de sa profession. Pendant plus de vingt ans, il a parcouru le monde entier pour témoigner de tous les conflits qui l’agitent. Il aborde ici ses motivations, ses peurs et son quotidien de grand reporter. Comment peut-on, face à l’horreur, penser à réussir la meilleure image possible ? Lire la suite

livre du samedi : La couleur de la justice / Michelle Alexander

25 Mar

« Il y a plus d’adultes africains-américains sous main de justice aujourd’hui – en prison, en mise à l’épreuve ou en liberté conditionnelle – qu’il n’y en avait réduits en esclavage en 1850. L’incarcération en masse des personnes de couleur est, pour une grande part, la raison pour laquelle un enfant noir qui naît aujourd’hui a moins de chances d’être élevé par ses deux parents qu’un enfant noir né à l’époque de l’esclavage. »
Dans ce livre devenu un classique des luttes contre la prison et le système judiciaire aux États-Unis, ­Michelle Alexander revient dans des pages ­fulgurantes sur les mutations de la domination ­raciale et de l’enfermement. De l’esclavage aux innombrables prisons actuelles, en passant par la ségrégation de l’ère « Jim Crow », ce livre explore la façon dont en quelques décennies, avec la « guerre contre la drogue », les Noirs et les Latinos ont commencé à être enfermés en masse, jusqu’à dépasser aujourd’hui deux millions de prisonniers. Du quadrillage policier aux ­cellules, en passant par le profilage racial et une machine judiciaire implacable, l’auteure dévoile tous les ­mécanismes de cette nouvelle ségrégation qui a créé une nouvelle « sous-caste raciale », une « race des prisonniers ».

 

Introduction1

Jarvious Cotton ne peut pas voter. Comme son père, son grand-père, son arrière-grand-père et son arrière-arrière-grand-père, on lui a refusé le droit de participer à notre démocratie électorale. L’arbre généalogique de la famille Cotton résume l’histoire de plusieurs générations de Noirs nés aux États-Unis mais à qui on dénie une des libertés les plus élémentaires que promet la démocratie, celle de choisir par le vote ceux qui édicteront les règles et les lois qui gouvernent notre vie. L’arrière-arrière-grand-père ne pouvait pas voter car il était esclave. Son arrière-grand-père fut battu à mort par le Ku Klux Klan pour avoir tenté de voter. Son grand-père en fut empêché par les menaces du Ku Klux Klan. Son père ne put le faire à cause des taxes électorales et des tests d’alphabétisation. Aujourd’hui, Jarvious Cotton ne peut pas voter parce que, comme de nombreux hommes noirs aux États-Unis, il a l’étiquette de « criminel » et se trouve en liberté conditionnelle2.

L’histoire des Cotton illustre bien le vieil adage selon lequel « il faut que tout change pour que rien ne change ». À chaque génération, de nouvelles tactiques ont été utilisées pour atteindre les mêmes objectifs, ceux que s’étaient déjà fixés les Pères fondateurs. Pour ces derniers, il était fondamental de refuser la citoyenneté aux Africains-Américains, alors que se constituait l’Union originelle. Deux siècles plus tard, l’Amérique n’est toujours pas une démocratie égalitaire. Les arguments et justifications maintes fois avancés pour défendre la discrimination et l’exclusion raciales sous ses diverses formes ont changé mais le résultat est en grande partie le même. Aujourd’hui, un pourcentage extraordinaire d’hommes noirs aux États-Unis sont légalement privés du droit de vote, comme leurs ancêtres l’ont été tout au long de l’histoire américaine. Il subissent également une discrimination légalisée à l’embauche, au logement, à l’éducation, aux prestations sociales, au droit à être juré, tout comme leurs parents, leurs grands-parents et leurs arrière-grands-parents à leur époque.

Les changements survenus depuis l’effondrement du système Jim Crow concernent moins les structures fondamentales de notre société que le langage employé pour les justifier. À l’ère de l’indifférence à la couleur de peau [color-blindness], il n’est désormais plus socialement acceptable de justifier la discrimination, l’exclusion et le mépris en invoquant explicitement la race. Nous ne le faisons donc pas. Plutôt que la race, c’est le système judiciaire qui est employé pour étiqueter des gens de couleur comme « criminels » et pour reproduire toutes ces pratiques supposées appartenir au passé. Aujourd’hui, il est parfaitement légal de discriminer les « criminels » tout comme il était auparavant légal de discriminer les Africains-Américains. Une fois que vous êtes étiqueté « criminel », les formes de discrimination traditionnelles – à l’embauche, au logement, au droit de vote, à l’éducation, aux aides alimentaires et autres prestations sociales, ainsi qu’au service comme juré – deviennent soudainement légales. En tant que « criminel », vous avez à peine plus de droits, et êtes sans doute moins respecté, qu’un homme noir vivant dans l’Alabama au plus fort du système Jim Crow. Nous n’avons pas mis fin aux castes raciales, nous les avons simplement remodelées. Lire la suite

Ali / Dialogue

24 Mar

 

L’ami, la vie n’est pas un monologue
Adorateur du créateur, commandement un du décalogue
Du chemin, que se poussent les démagogues
Nos gosses n’ont pas besoin de mythos mais de bons pédagogues
Pas de paix face à Gog et Magog
Mon corps vogue, l’esprit aiguisé comme Ghost Dog
Pas de Seppuku de tragédies à la Van Gogh
Vers la porte de l’éternité nos destins s’engagent
« Salam » dans les mosquées, « shalom » dans les synagogues
Seuls les cœurs sincères sont ouverts au dialogue
L’ami, la vie n’est pas un monologue, salut à mes homologues Lire la suite

Image

Justice pour Lahoucine

23 Mar

États Généraux de l’éducation dans les quartiers populaires

22 Mar

Vendredi 24 Mars


9H30 – Ouverture Amphithéâtre Pierres Vives à Montpellier
Présentation du collectif des parents d’élèves Petit Bard Pergola

10H00 – Rencontre Débat : Mixité sociale et école
Projection : sommes-nous des citoyens de seconde zone?
Quelle société voulons-nous pour nos enfants, si l’école du plus jeune âge jusqu’à l’adolescence accentue l’entre soi et les sépare ?
Comment feront-ils société commune, si tous les enfants de la République ne se côtoient plus sur les bancs de l’école ?
Intervenants : Choukri Benayed ( Professeur des universités de sociologie à l’université de Limoges, chercheur au GRESCO);Collectif parents petit bard pergola, Collectif parents Izards Toulouse Représentants institutionnels à déterminer ( Éducation nationale, Conseil du département), Etienne Butzbach, Président Prisme.
12H30 – Buffet

14H30 – Rencontre Débat: Ségrégation scolaire / ségrégation urbaine, quelle justice sociale ?

Acceptons-nous le fonctionnement d’une école à deux vitesses qui ne respecte pas les valeurs de notre République?
Peut-on refonder l’école sans repenser les inégalités, ni vouloir les dissiper ?
Intervenants : Fabrice Dhume ( Enseignant chercheur de sociologie à l’université de Paris 7, membre URMIS); Collectif parents Marseille, Fils et fille de la République Créteil, , Représentants institutionnels à déterminer ( Ministère politique de la ville (CGET), Éducation Nationale)

17h30- GROUPE DE TRAVAIL
Constitution de groupes de travail pour préconisations avec la participation des chercheurs, collectifs, élus, enseignants, institutionnels autour des thèmes des conférences:

20H00 – Apéritif dînatoire

21h – Projection film:
Maison pour tous François Villon

Samedi 25 Mars
Amphithéâtre Lycée Jean Monnet à Montpellier

9H30 – Café

10H00 – Rencontre Débat: Quelle place pour l’expertise citoyenne dans les quartiers populaires?
Intervenants : Samir Hadj Belgacem (Docteur en sociologie ENS et EHESS, Prix Le monde de la recherche universitaire 2016, Ater à la faculté de droit et de sciences politiques de l’université de Versailles); Zouina MEDDOUR Militante quartier populaire échos des cités Blanc Mesnil, Takticollectif Toulouse, Représentants institutionnels à déterminer: (Ministère de la ville, Préfecture, )

11H30- GROUPE DE TRAVAIL
Constitution de groupes de travail pour préconisations avec la participation des chercheurs, collectifs, élus, enseignants, institutionnels autour des thèmes des conférences

13H00 – Buffet
« Repas »

14H00 – Clôture
Restitution des groupes de travail
Préconisations

19H00 Repas partagé

21h – Concert
Maison pour tous André Chamson Samedi 25 Mars
Amphithéâtre Lycée Jean Monnet à Montpellier

 

Un boycott légitime / Israel Apartheid Week à Paris 8

21 Mar

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