La séance du dimanche : Venues d’ailleurs

12 Mar

Le portrait émouvant de trois femmes qui ont choisi la France. Des parcours exemplaires, malgré la nostalgie et le déracinement.

Après l’assassinat de ses parents en 1998, Houlematou a quitté la Guinée pour trouver refuge chez son oncle. Médecin en Bulgarie, Mariya a laissé derrière elle son mari et sa fille pour venir exercer son métier dans de meilleures conditions. Après avoir été abandonnée, enceinte, par son petit ami, Xiména a rejoint sa mère pour élever son fils loin de sa Colombie natale. Pour des raisons différentes, toutes les trois ont quitté leur pays d’origine, seules, pour s’installer en France. Elles racontent leurs premières découvertes et ce qu’elles ont dû surmonter pour trouver leur place dans leur nouveau pays.

Paroles d’exil

Aujourd’hui, les femmes représentent plus de la moitié des migrants dans le monde. Fuir une dictature, la guerre, une situation familiale ou économique insurmontable n’est pas un phénomène masculin. Pourtant, la féminisation de la migration reste invisible. En dressant le portrait de trois femmes « venues d’ailleurs »,  Philippe Fontana donne voix et corps à des trajectoires exemplaires. Face à la caméra, Houlematou, Mariya et Xiména ont la gorge serrée lorsqu’elles se souviennent des raisons de leur départ et des obstacles sur la route de leur intégration : la barrière de la langue, la solitude, les combats pour décrocher un permis de séjour et un emploi… Au fil de leurs récits, leurs voix se mêlent et tissent la trame d’un destin commun. À la piscine comme au travail, à une fête d’anniversaire ou à un repas de famille, Philippe Fontana capte aussi des moments anodins, ces petits riens qui façonnent, jour après jour, une singularité, une identité, et font écho à l’universel.

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