Archive | juin, 2017

Livre du samedi : Identités et Cultures / Stuart Hall

24 Juin

Identités et cultures

Politiques des cultural studies

Stuart Hall

À l’heure où se développent en France les premiers cursus d’études culturelles inspirés des cultural studies anglophones et où les politiques de l’identité et des représentations suscitent un intérêt croissant, la publication de ce recueil de quatorze essais classiques du sociologue britannique Stuart Hall constitue un détour nécessaire par les origines multiples et complexes de ce champ de réflexion. Intellectuel de renom international, Stuart Hall nous livre ici une généalogie critique des cultural studies, de leurs fondements théoriques marxistes et gramsciens à leur redéfinition des notions de « culture » et de « populaire », en passant par Lire la suite

Résistons Ensemble N°164 / L’OPA de l’ex-banquier

23 Juin

 

L’OPA de l’ex-banquier

 

On aurait pu s’attendre à des hordes d’extrême droite menaçantes se pavanant sur le terrain balisé par la gôche. On a eu le banquier de chez Rothschild, adoubé par le patronat. Lui il n’est pas martial, il sourit sans grimacer. Les résultats du second tour des législatives sont éloquents. Les 58 % d’abstentions (jusqu’à 70 % dans certains quartiers populaires) et 10 % de votes blancs sont une condamnation de cette comédie électorale. Macron et le Modem n’obtiennent que 8 millions de voix sur 47 millions soit 17 % du corps électoral. Il n’empêche que le « parti du président » a bourré à craquer l’Assemblée nationale de son fan-club et de quelques vieux politicards recyclés.
Un président « au-dessus des partis », un parlement à la botte, c’est la Vème République comme « coup d’État permanent », dénoncée par Mitterrand… avant qu’il n’accède lui-même au pouvoir.
La nouveauté ? Macron gèrera la France en manager impitoyable et décomplexé. Comme tout bon PDG au service de ses actionnaires capitalistes, il fera son chantage aux salariés de l’entreprise France : puisque l’usine n’atteint pas le taux de profit escompté, ou bien vous votez les baisses de salaires, les licenciements, la « réforme », la Lire la suite

Justice pour Foued / Rassemblement samedi 24 juin – Cergy

22 Juin

 

Justice pour Foued ! Rassemblement devant le Commissariat de Cergy

 

Soutien à Foued que la police a mis dans le coma, emprisonné depuis presque un mois et qui est toujours en très mauvaise santé.

Le 31 mai au soir, Foued, 31 ans et père de deux enfants, fête un anniversaire dans la ville de Saint-Ouen l’Aumône, située dans le Val d’Oise. Au sortir de cette soirée, il décide avec ses ami-e-s de raccompagner l’une d’elle à Pontoise et s’arrête, un peu avant au parc dit du Stade dans le quartier des Cordeliers. Puis il quitte ses compagnons pour rentrer chez lui.
Foued disparaît et c’est finalement vers 16h que le commissariat de Pontoise fait savoir que Foued a bien été interpellé vers 5h du matin et qu’il a été hospitalisé par la suite. Lire la suite

Radicalisation policière

22 Juin

Les forces de l’ordre, et plus spécifiquement la police nationale, sont souvent résumées comme un appendice des institutions, « le bras armé de l’état ». Cette description commune dans les milieux militants empêche de voire les dynamiques politiques propres aux forces de l’ordre. Réduire le comportement des forces de l’ordre à l’aune des décisions du gouvernement du moment ne permet pas à elle seule d’expliquer l’augmentation des violences policières que nous subissons.

Il existe évidemment un contexte, celui du monopole de la violence délivré à l’État, associé à celui des orientations sécuritaires et racistes des gouvernements qui tout deux permettent et couvrent les violences policières que nous connaissons aujourd’hui, mais cela ne peut pas être la seule explication aux comportements policiers d’aujourd’hui. 

Violence légitime de l’État et poids des politiques gouvernementales, masquent les multiples dynamiques politiques qui travaillent chaque policiers et  qui s’articulent autour du nationalisme, du républicanisme, des valeurs d’ordre et du sécuritaire. Thématiques qui forment aujourd’hui l’ossature de nombreux mouvements d’extrême-droite en France. 

Cette influence idéologique de l’extrême-droite dont on voit les manifestations concrètes dans les votes des forces de l’ordre  et que traduit la surreprésentation du Front National dans des bureaux de vote à proximité de casernes de gendarmes par exemple mais aussi et surtout dans les oppositions de plus en plus affichées et franches à l’encontre des autres institutions (syndicats, justice, gouvernement, partis institutionnels).

De plus en plus de policiers revendiquent un Lire la suite

Barbès Blues au temps du couvre-feu (65) / Farid Taalba

21 Juin

Barbès Blues au temps du couvre-feu / épisode précédent

 

Après des salamalecs diplomatiques avec une longue brochette de ronds de cuir réunis autour d’un méchoui, le maître se plaça dans un coin qu’il avait estimé propre à le rendre discret, afin, pensait-il, de ne pas se faire griller le cerveau par quelque oiseux qui lui mettrait le grappin dessus pour tailler la conversation en même temps qu’une côte d’agneau. Puis, de nombreux orateurs bien anisés prononcèrent de longs discours sur l’avenir des céréales, de la vigne et des oignons. Caché derrière plusieurs rangées d’invités, il les écouta en somnolant. Une fois bien assommé par leur débit, au moment où le fracas d’une fantasia réveilla puis enchanta l’assistance dont l’attention fut absorbée par la course effrénée des chevaux qui galopaient en soulevant des nuages de poussière, le maître en profita alors pour s’esquiver. S’affalant au fond de la banquette arrière d’un taxi qui démarra en trombe, le maître put soupirer à l’adresse du chauffeur : « Va, tapis volant, va ! ». Et le véhicule fila en direction de Bougie en dévalant les pentes sinueuses qui descendaient vers la plaine sous le soleil implacable de l’après-midi, l’air saturé de poussière. Tous les bourgs qu’ils traversèrent s’étaient vidés de leurs habitants terrés dans l’ombre des maisons, les rues pleines d’un silence pesant qu’aiguisaient les crissements de scie des cigales et des grillons. Cela d’autant plus qu’ils croisèrent régulièrement des militaires pour qui la sieste n’était pas de permission. Aussi, le chauffeur de taxi exposa ses signes d’inquiétude à chaque fois qu’il les croisa. Il insista d’abord sur le fait que les militaires n’arrêtaient pas d’arriver depuis le mois de juin et qu’ils se faisaient sentir de plus en plus. Et sans perdre de vue la route, il revint sur certains faits rapportés par les journaux ou la rumeur publique, faisant mine de n’y rien comprendre et se demandant comment tout cela allait se terminer. Le maître, sans faire de commentaire, écouta d’une oreille distraite sa revue de presse de ce qu’on appelait officiellement les « événements » d’Algérie et parce qu’il n’apprit rien qu’il ne sut déjà. Mais, apercevant de nouveau ses bêtes noires postées en barrage à l’entrée de Sidi-Aïch, le chauffeur s’enraya le gosier : « Re… re… regarde ! Un, un barrage… On va se faire contrôler ! ». Un peu exaspéré à l’idée de se farcir encore le même disque, le maître s’empressa de lui lever le saphir du microsillon avec son flegme féroce et moqueur : « Oh mon pauvre Mohand, l’interpela-t-il de ce prénom comme un français aurait dit Dupont ou Durand, mais de quoi as-tu peur ? Toute chose ici-bas n’a-t-elle pas sa fin ? Pourquoi préjuges-tu alors que ce n’est pas Azraël qui vient à ta rencontre ? Aller, lis ton livre, il doit te suffire. ». Désarmé, le chauffeur n’osa répondre aux grosses lunettes noires du maître qui le fixaient dans le rétroviseur en attente de sa réponse ; plutôt que de relever le défi, il préféra accélérer comme celui qui est pressé d’en finir plutôt que de continuer à remuer le couteau dans la plaie. Puis, bientôt, à la vue des chenilles cloutées posées sur la chaussée, ralentissant pour se présenter aux gendarmes, le chauffeur se mit à réciter : « Au nom de Dieu le Miséricordieux plein de miséricorde. Heureux les croyants qui sont humbles dans leur prière, qui évitent la jactance, qui s’acquittent de l’aumône… ». Lire la suite

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Des femmes face à la prison

20 Juin

Fight The Power – Hip-Hop et mouvements sociaux

19 Juin

« Fight the power – Hip-Hop et mouvements sociaux »

le 21 juin 2017 au C.I.C.P. à Paris dès 19H00.

 

* Projection d’un extrait du documentaire « Protestas, propuestas y procesos » réalisé par Palante : https://www.facebook.com/protestaspropuestasprocesos

* Discussion/Débat « Hip-Hop et mouvements sociaux » avec Lire la suite