La mesquinerie, c’est un truc de pauvres

5 Août

Quand un gouvernement fait des milliards de cadeau aux plus riches, il est logique que ses élus te racontent qu’on n’est pas à 5 euros près.
Quelque part, ils n’ont pas tort. Si on regarde les lois qui sont passées et qui ont consisté à piquer dans les caisses communes des milliards pour les offrir aux riches sans qui rien n’est possible en ce bas monde. Dit comme ça c’est caricatural, mais c’est limite moins grotesque que le vol de ce qui appartenait à la collectivité. Des installations électriques aux moyens de communication en passant par la santé, les transports et bientôt l’éducation. Tout a été mis en place par l’État avec le fric des impôts. Sans cela, pas certains que les classes dominantes aient investit dans quoi que ce soit qui permette de faire vivre la France de manière décente.
Si on compte toutes les privatisations, c’est-à-dire brader à des actionnaires un pan entier de l’économie du pays afin qu’il fasse des plus-values monstrueuses tout en détériorant la qualité des prestations et pourrissant les conditions de travail de ses employés, on se rend compte que les 5 misérables euros ce n’est rien. Une molécule de pognon dans un océan de flouse.

Seulement voilà ces 5 euros, pour nous c’est quantifiable. Ce n’est pas comme les milliards. Les classes dirigeantes sont dans l’infiniment grand et nous on est plutôt dans l’infiniment petit. On n’a pas le même sens de la mesure.
Pour les dirigeants du pays, on n’est pas à 5 euros près. Ils ont contribué à prendre aux collectivités des milliards de manière indirecte, de leur point de vue : on ne va pas se lamenter pour si peu. La mesquinerie et les traits de caractère qui lui sont associées la radinerie, la petitesse, l’étroitesse d’esprit sont souvent des trucs de pauvres. Pour preuve, « mesquin », qui nous colle si bien à la peau à pour origine le mot arabe « miskin » qui veut dire pauvre. Comme quoi, jusque dans le vocabulaire on articule classe et race .
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