14 Août 2017 / Journée Mondiale pour Santiago Maldonado

13 Août

Santiago Maldonado a disparu le 1er août, alors que la gendarmerie argentine réprimait la communauté Mapuche de Cushamen, dont le Lonko, Facundo Jones Huala, est détenu depuis le 28 juin.

Santiago Maldonado, 28 ans, n’appartient à aucun parti politique ou groupe armé, ce que les médias argentins ont tendance à diffuser comme information pour mieux le dépeindre comme « terroriste » ou « séparatiste », en lien avec des groupuscules mapuches de lutte armée totalement fantasmagoriques.

Santiago est un voyageur, tatoueur, il a étudié dans la ville de La Plata et est originaire du quartier « 25 de mayo » de la capitale de Buenos-Aires.

Toujours très solidaire et curieux, il vit en voyageant et tatouant.

il s’est toujours engagé pour les questions de défense des droits des peuples mapuches, de l’environnement et contre la société capitaliste.

Le 1er août dernier, il se trouvait dans la localité de Cushamen (province du Chubut dans le Sud de l’Argentine) où il s’était rendu quelques jours avant pour se solidariser avec la communauté mapuche « pu lof » dont la zone était militarisée à cause de sa résistance vis-à-vis des acquisitions abusives des terres par Bennetton.

Avec l’excuse de vouloir disperser un supposé barrage de route qui n’a jamais eu lieu.

Patricia Bullrich (ministre de la « sécurité nationale » en argentine) envoie Pablo Nocetti (chef de cabinet, avocat défenseur de génocidaires de la dictature) pour qu’il se charge de l’opération de gendarmerie nationale durant laquelle il y eu une répression violente de la communauté mapuche « pu lof » dans laquelle se trouvait Santiago.

Les escadrons des communes de El Bolson et d’Esquel ont alors tiré sur les membres de la communauté à balles de plomb et flashball. Sans autre option, les occupants ont pris la fuite, courant dans différentes directions. Santiago couru vers la rivière avec un autre jeune qui lui a pu la traverser. Santiago n’a pas rejoint l’autre rive, il ne sait pas nager et peur de l’eau. Des témoins racontent que les gendarmes se sont alors emparés de lui en le matraquant, l’enfermant dans une camionnette, « nous en tenons un » dirent-ils.

Cela faisait une dizaine de jours que la zone était encerclée par la gendarmerie et que la communauté subissait les provocations des gendarmes, à coup de tirs et de projecteurs.

De nombreux témoignages et photos du 1er août prouvent qu’il n’y a eu aucun barrage de route ou manifestation ce jour-là dans la zone de la communauté de « pu lof » où les températures sont descendues en dessous de zéro, avec un seul chemin de terre menant à un ruisseau. De même des témoignages, photos à l’appui, montrent la présence de Pablo Nocetti ce jour-là, en conversation avec les gendarmes, au même endroit où Santiago fut embarqué dans une camionnette blanche banalisée.

Les mensonges des responsables politiques et policiers deviennent de plus en plus durs à soutenir, au vu des preuves et témoignages. Santiago n’est pas en fuite, et n’a pas traversé cette rivière comme le prétendent certaines déclarations qui le décrivent comme un dangereux extrémiste en fuite.

Les expertises n’ont eu lieu que 5 jours après sa « disparition ».

Les véhicules ainsi inspectés étaient déjà lavés de toute trace de passage dans la campagne et les ç prisonniers mapuches qui furent embarqués ce jour-là furent relâchés, en vaine tentative de distraction de l’opinion publique.

La situation a Cushamen est un état de siège.

La disparition forcée est un crime dont l’état argentin est responsable.

Nous exigeons l’apparition de Santiago, en vie .

« Camarades de Santiago »

 

 

 

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