La Séance du dimanche : La ruée vers les terres agricoles

18 Fév

Les terres agricoles sont la nouvelle poule aux œufs d’or des marchés financiers, et l’Europe n’est pas épargnée. De manière croissante, acteurs de l’agro-industrie ou spéculateurs sans lien avec le secteur investissent dans les terres, dont la majeure partie se retrouve entre les mains d’une poignée de puissants. Avec la mécanisation du travail et la baisse des coûts de production, des agriculteurs toujours moins nombreux cultivent des surfaces agricoles de plus en plus vastes. Les petits agriculteurs et les méthodes traditionnelles ne font plus le poids.

Les terres arables s’amenuisent sur le marché européen. Les sols attirent de plus en plus de grands investisseurs : familiers ou non de l’agriculture, ils ont flairé le bon filon. La Roumanie préfigure aux yeux des investisseurs étrangers : là-bas, des régions entières sont transformées en terres agricoles, permettant la mise en place de leur superstructures agricoles, qui finiront par avoir raison des petits agriculteurs. Ce phénomène se retrouve dans l’ancienne Allemagne de l’est. Pendant que les grands propriétaires terriens avancent l’argument de la création d’emplois, les critiques, eux, crient au vol. Où va l’agriculture européenne ? Le documentaire « La ruée vers les terres agricoles » examine cette question. Après la Roumanie et l’Allemagne, les réalisateurs Jutta Pinzler et Cordula Echterhoff nous emmènent en France, où les irréductibles gaulois résistent à l’accaparement de leurs terres. Une autre illustration de cette résistance ? Le contre-projet mené en Andalousie dans le village de Marinaleda.

 

 

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