La critique de la politique d’Israël est-elle encore possible aujourd’hui ?

9 Mar

La critique de la politique d’Israël est-elle encore possible aujourd’hui ?

Réunion publique organisée par l’UJFP le lundi 12 mars 2018, à 20h au CICP, 21 ter rue Voltaire, 75011 Paris

Avec Pascal Boniface et Dominique Vidal, autour de leurs livres.
Modérateur : Maxime Benatouil (UJFP).

Dans un contexte où l’instrumentalisation de l’antisémitisme est la nouvelle arme du gouvernement israélien et des sionistes en France, les propos d’Emmanuel Macron du 16 juillet 2017 : « L’antisionisme est la forme réinventée de l’antisémitisme » ont choqué les antiracistes et les ami-e-s de la Palestine. Ils ont suscité le livre de Dominique Vidal, journaliste et écrivain, et amplifié l’écho de celui de Pascal Boniface, directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS). Pour déconstruire cet amalgame dangereux, l’UJFP les recevra ensemble pour un débat, à la lumière de leurs deux livres.

 

« Antisémite », de Pascal Boniface

« Rien ne justifie ce torrent de boue déversé sur lui »
Préface de Michel Wieviorka

L’antisémite. C’est ainsi que Pascal Boniface est perçu par de nombreuses personnes, juives ou non. Cette qualification déshonorante est en totale contradiction avec ses combats personnels, menés contre le racisme et l’antisémitisme.

Sa famille et lui-même ont été menacés. Le centre de recherche qu’il dirige, dont les travaux font autorité sur le plan national et international, a frôlé à plusieurs reprises la disparition, parce qu’il a osé critiquer un gouvernement étranger. Régulièrement traîné dans la boue depuis quinze ans, il n’a jamais écrit ou prononcé une phrase pouvant justifier un tel traitement.

Qu’une telle affaire se déroule en France paraît incroyable ; elle est pourtant réelle. Dans un récit autobiographique précis, touchant et enlevé, Pascal Boniface en tire des conclusions sur les effets délétères de l’importation du conflit israélo-palestinien en France.

 

 

Antisionisme = antisémitisme ?, par Dominique Vidal

Réponse à Emmanuel Macron.

« Mal nommer un objet, c’est ajouter au malheur de ce monde. »
Albert Camus.

Le 16 juillet 2017, Emmanuel Macron s’apprête à terminer son discours lors de la commémoration du 75e anniversaire de la rafle du Vél’ d’hiv’. Et soudain, se tournant vers Benyamin Netanyahou, qu’il a appelé « cher Bibi », il lance : « Nous ne céderons rien à l’antisionisme, car il est la forme réinventée de l’antisémitisme. »

Jamais un chef de l’État n’avait commis une telle erreur historique doublée d’une telle faute politique. Voilà ce que ce livre entend démontrer, sur un mode non polémique et pédagogique en traitant successivement de l’histoire du sionisme, de la diversité de l’antisionisme, de l’antisémitisme hier et aujourd’hui, enfin de la politique proche-orientale de la France.

 

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