L’islamophobie , une histoire française

17 Mar

Une fois encore, un militant d’extrême-droite est passé à l’action, cette fois en Nouvelle Zélande. Après s’être nourrie de fantasmes pendant des années : grand remplacement, invasion migratoire, islamisation de l’Europe, Génocide Blanc … Il est entré dans deux mosquée et a froidement abattu une quarantaine d’enfants, de femmes et d’hommes pour les punir de ce à quoi il les réduisait : des musulmans et des migrants. Ce n’est pas le premier et ce ne sera pas le dernier militant d’extrême droite qui tuera des innocents. Partout en Occident les discours et théories de l’extrême droite sont portés dans le débat public par les grands groupes médiatiques étatiques et privés, justifiant intellectuellement et armant moralement les terroristes.

En France, les gouvernements qui se succèdent depuis 40 ans jouent un rôle de premier plan dans la fabrication de cet ennemi intérieur, qui s’incarne à l’heure actuelle par la présence musulmane en Occident.  Le dernier en date à jouer de cal est Macron qui en pleine crise des Gilets Jaunes remet sur le tapis « l’identité profonde de la France ». L’islamophobie française structure dorénavant la pensée de beaucoup, dont de nombreux militants d’extrême droite dans le monde. Exactement comme la France avait exporté son savoir en matière de torture expérimenté durant la guerre d’indépendance algérienne.

Le terroriste d’extrême droite australien explique son crime par son passage en France et cite et se revendique de l’héritage de ceux que les médias français osent encore nous présenter comme des intellectuels. La France « Mère des Révolutions Européennes » est devenue une référence pour un australien qui veut tuer du musulman en Nouvelle Zélande … Voilà le résultat effrayant de l’islamophobie française.

Qui ça étonne encore ?

 

Publicités
%d blogueurs aiment cette page :