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Journée de soutien à Antonin et à tous les inculpés du mouvement social / Jeudi 2 Mars Nanterre

22 Fév

antonin

  • 10h30-13h30 : Conférence plénière « Conflits sociaux en état d’urgence : regards croisés sur la police, la justice et la prison » organisée par les professeurs de sociologie d’Antonin.
  • 13h30-14h30 : Cantine solidaire organisée par les étudiants de L’Oklm, prix libre.
  • 14h30-17h30 : Tables rondes de 1 heure chacune sur les thèmes police, justice, prison organisées par les étudiants mobilisés pour Antonin sur la fac de Nanterre, Libérons Antonin.
  • 17h30-18h : réfléxions sur la journée et organisation de mobilisations futures pour les inculpés du mouvement social.

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Siamo Tutti Antifascisti

20 Fév

derryDerry-Bogside- (Irlande 2017)

La séance du dimanche : « Les Misérables » /Ladj Ly

19 Fév

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« Les Misérables » de LAdj Ly vient de remporter le prix CANAL+ au Festival de Clermont-Ferrand. Possibilité de le regarder encore 48h.

Sig-Sauer à la ceinture et Tonfa à la main, Pento vient d’intégrer la brigade anti-criminalité de la Seine-Saint-Denis. Au contact de ses deux coéquipiers, il développe des méthodes particulières.

Critique: « Les Misérables met en scène une équipe de la brigade anti criminalité, le temps d’une journée de violence quotidienne. C’est le baptême de feu pour Laurent, baptisé Pento par ses co-équipiers de la Brigade Anti Criminalité (BAC) de Seine-Saint-Denis (93). Le temps d’une journée  dans la cité des Bosquets à Montfermeil, Pento va s’initier à l’art de la « vraie interpel’ ». Mais le rite de passage tourne au drame. Ici, la violence commence dans la voiture de la BAC, un Lire la suite

la Justice pille leurs casiers judiciaires pour l’exemple

17 Fév

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Relai des comptes-rendus du Comité de Soutien Juridique, qui appellent à soutien financier dans une Cagnotte pour les inculpés du 93 et leurs familles.
Les autres textes, qui retracent l’ambiance au tribunal de Bobigny depuis le début des révoltes : l’embuscade du TGI de Bobigny, les embuscades continuent au trib’, les peines brûlent au tribunal.

Mardi 14 février, la Justice ne lâche pas le morceau, et c’est au tour de 5 jeunes des quatre coins de l’Île-de-France (91/93/95) de passer dans le box. Ils ont tous été interpellés le soir du 11 février, pendant les révoltes qui ont suivi le rassemblement de soutien à Théo et à toutes les victimes des violences policières à Bobigny.

Remettons les choses dans leur contexte concernant cette soirée : aucun transports ne circulaient en direction de l’Est du 93. Certains bus étaient déviés bien loin de leurs arrêts habituels ou ne circulaient tout « simplement  » pas, ce qui a forcé des centaines de personnes à rentrer chez eux à pied. Sur le chemin, une immense chasse à l’homme s’est orchestrée de Boboche à l’Est du département : les flics prenaient en chasse les groupes qui tentaient de quitter Bobigny, du gaz lacrymogène et des balles en caoutchouc pleuvaient dans tout les sens. Des scènes d’une grave violence qui ne provenait, pas des jeunes comme les médias et la Justice s’efforce à faire croire, mais bien de la police et de la BAC (« Brigade Anti Criminalité « ).

C’est lors de cette chasse à l’homme, dont certains d’entre nous ont été témoins, que les 5 jeunes se sont fait interpeller dans les alentours du pont de Bondy (à environ 15 minutes de Boboche à pied). Ils sont tous accusés d’avoir participé au pillage du Décathlon de Noisy-le-Sec donc de « vol en réunion « . Le parquet compte bien leur faire payer des faits commis à plus de 300 personnes ce soir-là.

Quelques questions donc : comment peut on leur imputer la responsabilité de « vol en réunion  » alors qu’ils ne se connaissent pas, et comme pour mercredi dernier, ils se sont fait interpeller chacun à des endroits différents. Les 2 premiers se sont fait interpeller au niveau du MacDo de Bondy, le 3ème dans le Décathlon même (on peut féliciter les vigiles de collaboration, ‘faut pas qu’ils s’étonnent si ils se prennent des patates après, non ?),  le 4ème à été arrêté au niveau de l’arrêt « Pont de Bondy  » du bus 105, et le dernier au niveau de l’avenue Aristide Brillant sur la N3.

« Ils arrêtent tous le monde, ne font aucune différence » déclare l’un d’entre eux.

Seul 3 d’entre eux avaient des produits dits « volés  » sur eux lors de leur interpellation et seul l’un d’entre eux a été semi-reconnu par la vidéo-surveillance. De plus, un des cinq jeunes à eu deux jours d’ITT, après avoir été touché par un tir de flashball à la jambe.

Presque tous ont un casier vierge (sauf un, pour un vol d’il y a 10ans…). Ils sont en formation, en BTS ou en CAP. On se répète, mais c’est toujours la même histoire : aucun d’entre eux ne pouvait prouver ses dires, car ils n’avaient pas de garanties de représentation, sauf un (merci les potes présents).

La colère des avocats de la défense gronde alors dans le tribunal. Ils parlent de « prise d’otage de la défense ».

Les 3 avocats réclament la nullité, pour faute de dossier incomplet et parce que l’OPJ a signé les PV de fin de GAV exactement à la même heure pour 3 d’entres eux. Il manquait pas mal d’infos dans les dossiers transmis à la défense (2 pdf sur 8) et les avocats n’auront accès aux dossiers complets qu’entre midi 30 et 13 heures, soit moins d’une heure avant le début des CI (comparutions immédiates). Lire la suite

Résistons Ensemble No 160 / Le transformateur de vérité

16 Fév

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Voici en pdf, le No 160, février 2017, du petit journal mobile recto-verso A4 « RESISTONS ENSEMBLE » du réseau contre les violences policières et sécuritaires. Il est destiné à être photocopié et à être diffusé localement, si le journal vous plaît. Vous êtes invitEes à participer à son élaboration, à sa rédaction à se joindre à l’équipe de rédaction. Nous attendons vos contributions, propositions, critiques …

à bientôt.
L’équipe de rédaction

Pour télécharger ce bulletin mis en page au format pdf :
http://resistons.lautre.net/spip.php?article570

Le transformateur de vérité

Sous la pression de la vague de manifestations de flics de novembre (voir RE 157), le gouvernement est sur le point d’accoucher d’une loi assouplissant l’usage des armes à feu pour les forces de l’ordre. Le projet, présenté au conseil des ministres le 21 décembre 2016, vient s’ajouter à la récente série de mesures renforçant considérablement les moyens de répression : fusils d’assaut HK G36, loi du 3 juin 2016 élargissant déjà les possibilités d’usage des armes à feu, etc. Le nouveau texte permettrait de s’affranchir du principe de riposte immédiate, en offrant aux policiers les règles beaucoup plus souples s’appliquant aux gendarmes. Ces derniers bénéficient du statut de militaire régi par le code de défense. On a vu ce que ça donne, un exemple : un Rrom, Joseph Guerdner, a été tué menotté, trois balles dans le dos, par un gendarme en 2008. Un amendement propose même d’élargir la règle à la police municipale. Pour faire simple, les flics pourraient ouvrir le feu après sommation face à la menace de personnes, pour défendre un terrain, une personne, lorsqu’un individu cherche à se soustraire à leur garde et lorsqu’ils ne peuvent arrêter autrement un véhicule en fuite.
Le policier qui a tué Amine Bentounsi en 2012 d’une balle dans le dos ne serait de fait plus inquiété. Déjà à l’époque sa mise en examen avait provoqué des manifs de flics entre les deux tours de la présidentielle, réclamant la “présomption de légitime défense”, une revendication défendue de longue date par leurs syndicats. Le procès en appel se déroulera du 6 au 10 mars 2017. Un des projets de loi discutés fait d’ailleurs allusion à l’affaire sans la nommer, s’arrangeant au passage avec la vérité. Amine s’y retrouve alors « recherché pour des vols à main armée », ce qui est totalement faux. Il était recherché, car il n’avait pas réintégré le centre de semi-liberté où il purgeait une peine. Amal, la sœur du jeune homme, a porté plainte pour diffamation. « Peut-être que déposer plainte n’aboutira à rien, mais pour moi, c’est symbolique. » (Pétition à signer sur : https://www.change.org/p/une-urgence-dire-nonaupermisdetuer)
Le chiffre est plutôt stable, on peut compter 10 à 15 morts par an, tués par la police. Tous ne l’ont pas été par arme à feu, mais salir la mémoire des personnes décédées est bien une constante dans ces affaires. “Il était délinquant, drogué”… une manière pensent-ils de minimiser la responsabilité policière. Argument insultant et rance. Quand bien même le mort l’aurait-il été, cela ne peut en aucun cas justifier qu’on le tue. Mais la version officielle, savamment médiatisée, construit sa “vérité alternative”, à la Trump. Lire la suite

Les peines brûlent au tribunal

15 Fév

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Compte-rendu du lundi 13 février
au TGI de Bobigny

Relai du témoignage des soutiens sur place.
Les autres comptes rendus sont en ligne là :
premières comparutions et ici : fin de semaine.

La Justice n’a pas fini de frapper à coup de marteau la jeunesse du 93, qui a toute sa vie devant elle.

A notre arrivée, nous remarquons l’impressionnant dispositif policier. Les CRS sont équipés de la tête aux pieds et ils encerclent à l’aide de leurs camions le TGI. Plus de 40 BACeux (Brigade Anti Criminalité) sont à l’entrée et des CRS ainsi que des civils armés jusqu’aux dents rôdent dans les couloirs.  Beaucoup de membres des services de renseignement du 93 sont aussi présents, prêts à fouiner là ou il n’y a rien à gratter.

La journée commence et à « notre grand étonnement », deux salles ont été ouvertes pour les comparutions immédiates, argumenté par une surcharge de dossiers. La même question revient alors : pourquoi certains d’entre eux ne sont pas passés vendredi en comparution immédiate ?

L’une des salles concerne les affaires dite « courantes » et l’autre celle des affaires que les procureurs aiment appeler des affaires de « guérilla urbaine ».
Dans la salle, deux des juges présentes sont les présidentes du Mercredi et du Jeudi, et sans étonnement, c’est la plus sévère qui préside ce jour. Bizarrement, vendredi dernier, aucun des CI ne concernait les révoltes et encore plus bizarre : c’est le jour où le SM (Syndicat de la Magistrature ) était de service. Comme pour la journée de jeudi,  les inculpés venaient des 4 coins de l’Est du 93 (Gagny / Aulnay-sous-Bois / Blanc-Mesnil / Villepinte).
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Image 14 Fév

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