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17 octobre 1961 : « 50 ans après, je suis là »

17 Oct

 

Un film de la plasticienne Ariane Tillenon, à partir des images de la marche du cinquantenaire du 17 octobre 1961, en 2011.

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Non à l’immense plan social sur les emplois aidés !

16 Oct

Avec une violence inouïe, le gouvernement vient de décider la suppression de 150 000 emplois aidés dès 2017, et 110 000 supplémentaires en 2018. Compte tenu de la fragilité des associations, beaucoup déboucheront sur des licenciements. Cet immense plan social a été décidé sans aucune concertation et dans une approche strictement comptable. Il témoigne d’une ignorance et d’un mépris de la société civile, qui semble pour le gouvernement se réduire aux start-up et aux entrepreneurs sociaux. Cette décision est catastrophique pour des dizaines, et bientôt des centaines de milliers de salarié.e.s privés d’emploi, pour des milliers de collectivités incapables d’assurer la continuité du service public, pour la survie de milliers d’associations et pour les populations aidées. C’est une atteinte grave à la dignité des personnes, à l’accès au droit, à la solidarité, aux pratiques culturelles, sportives et éducatives, au vivre ensemble.

Les associations ne se définissent pas seulement par un « modèle économique », mais par un modèle social, démocratique, humain fait d’émancipation, de respect des droits fondamentaux, d’égalité, mais aussi de coopération, de générosité. L’innovation sociale, ce n’est pas l’ubéralisation de la société, mais l’invention sans cesse renouvelée de réponses sur le terrain aux besoins des habitant.e.s et aux aspirations des citoyen.ne.s dans la fraternité. Le retour au XIXe siècle qu’on nous propose est archaïque et invivable.

C’est pourquoi les organisations et les citoyens signataires demandent :
un moratoire sur la suppression des emplois aidés en 2017-2018, c’est-à-dire de nouvelles instructions à Pôle emploi et aux services déconcentrés de l’État pour renouveler les contrats aidés sur la base des critères de début 2017, sans se limiter à des aménagements à la marge en fonction des protestations ; Lire la suite

Délibéré du procès : affaire quai de Valmy

9 Oct

Policier fantôme et vengeance d’État


Mercredi 11 octobre aura lieu le délibéré, au TGI de Paris, de l’affaire du Quai de Valmy. Cette séquence judiciaire, ou plus précisément politique, s’inscrit pleinement dans la répression du mouvement social. Le procès a permis de mettre en évidence le vide du dossier d’accusation mais surtout sa construction politique, il suffit de prêter attention aux paroles du procureur, représentant de l’État qui reconnaît lui même l’absence de preuves à l’encontre de certains prévenus :

« On est sur un cumul de détails qui, à la fin, fera peut-être une preuve, ou pas, pour le tribunal »

Ce vide judiciaire mais trop plein politique s’incarne avec les images, vidéos qui via leur utilisation absurde permet d’accuser n’importe qui de n’importe quoi. L’élément crucial, politique, de ce procès s’incarne par une personne, ou plutôt son absence. L’’accusation se base sur le témoignage d’un témoin qui se révèle être membre de la Direction du Renseignement de la Préfecture de Police de Paris. Témoin, membre des force de l’ordre, mais qui n’a pas témoigné au cours du procès, et à refuser aux cours des auditions de répondre aux questions des avocats de la défense. Ce témoignage, pierre angulaire de l’accusation, se réduit à une absence, un anonymat et un silence d’un membre assermenté des force de l’ordre et qui pose question. Lire la suite

Le Fond de l’air est BRUN

3 Oct

On sait que le fond de l’air est brun quand un maire communiste sacrifie une des siennes sous les pressions de l’extrême droite.

#FullSupportASoniaNour #LeFondDeLAirEstBrun

 

Dommage à la Catalogne

2 Oct

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Au soir du 1er octobre 2017, après une journée de violences policières orchestrées depuis Madrid pour empêcher la tenue d’un référendum sur l’auto-détermination de la Catalogne, le premier ministre espagnol, le néo-franquiste Mariano Rajoy déclarait sans rire qu’il n’y avait pas eu de référendum, précisant tout de suite que les forces de l’ordre avaient fait respecter l’état de droit.

A court d’arguments pour empêcher la Catalogne de voter sur une possible séparation de la Monarchie espagnole, Rajoy, appuyé par les collabos du PSOE, Parti Socialiste Ouvrier (sic) Espagnol, digne pendant ibérique de feu le PS en France, avait envoyé 10 000 guardias civiles et autres troupes de choc à Barcelone, un déploiement policier inédit depuis la dictature franquiste, et bien plus important que pendant les attentats de cet été. Comme il fallait loger tous ces braves gens et que, bizarrement, ils n’étaient pas forcément bienvenus chez l’habitant, le gouvernement espagnol avait réquisitionné un ferry de la compagnie italienne Moby, sous contrat avec une célèbre compagnie états-unienne de dessins animés.

ferry Looney Tunes

Sauf qu’hier, pour faire respecter les règles de la démocratie espagnoliste, ce n’est pas Titi et Grosminet que le gouvernement madrilène a lancé sur la population, depuis Barcelone jusque dans les plus petits villages de la campagne catalane, ce sont des escadrons de ninjas aussi subtils et raffinés que les playmobils que nous avons l’habitude de voir se défouler dans les rues de notre belle France.

On pourrait bien sûr s’interroger sur l’intérêt que les classes populaires catalanes auraient à avoir leur propre État, leurs propres patrons, leurs propres milices nationales : l’exploitation en catalan ne sera pas forcément moins dure qu’en castillan. En revanche, si on avait encore des doutes, l’intervention d’hier permet de comprendre pourquoi une grande partie d’entre eux ne veut plus rien avoir à faire avec l’État espagnol. Lire la suite

Block Party // Aktiviste // Do the RED Things

29 Sep

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Derrière la fin des emplois aidés, un projet de société.

26 Sep


Le désengagement de l’état des emplois aidés est à la fois un marqueur de la société que rêve de construire Macron et un triste révélateur de la déconnexion entre la vie au quartier et la vie dans le reste de la société.

L’affaire a commencé cet été lorsque la Délégation Générale à l’Emploi et à la Formation Professionnelle sous les ordres de la ministre Muriel Pénicaud a demandé aux préfets d’en finir avec les Contrats Uniques d’Insertion (CIE) du secteur marchand en stoppant « les prescriptions» et en restreignant les Contrats d’Accompagnement dans l’Emploi (CAE) pour le secteur non-marchand. Dans les quartiers populaires nombre d’emplois de service et de lien social sont aujourd’hui assurés par ce type d’emploi, qui se substituent bien souvent à un service public défaillant.

La liste est longue de ces emplois dont chacun(e) peut au quotidien voire l’intérêt et qui sont financés par des contrats aidés : de l’animateur sportif en passant par celui ou celle qui fait traverser les enfants devant les écoles… et surtout les postes dans de nombreuses associations qui œuvrent tous les jours au contact des habitants, chez qui chacun(e) peut trouver des ressources pour surmonter les problèmes liés à la vie quotidienne.

Pour qui vit au quartier chacun(e) sait que la vie, et bien souvent aussi le combat pour le pain quotidien, sont facilités par ces copains et copines qui bénéficient d’emplois aidés et qui tous les jours par leur présence et leur travail permettent de rendre la vie moins dure et maintiennent les liens sociaux qui font tenir nos quartiers.

Dans la torpeur de cet été le président Macron, grand amis des quartiers populaires, a donc décidé de fermer les vannes de ces financements. Cette mesure a été annoncée et accueillie sans bruit et sans fureur.

Contrairement à ces prédécesseurs à l’Élysée, Macron utilise peu les stigmates raciaux pour taper sur les habitants des quartiers populaires. Avec lui nul besoin d’arguments civilisationnels ou cultuels pour justifier le désengagement dans les quartiers populaires. En cela il marque une rupture avec ses prédécesseurs qui justifiaient chacune de leurs politiques en direction des classes populaires par des arguments civilisationnel ou cultuels sur le mode de la République laïque en danger. Avec lui pas de dérapages sur les quartiers populaires repères de terroristes ou de délinquants soumis à la loi de l’Islam mais une politique de classes à ce point caricaturale qu’elle désarçonne.

De la baisse des APL à la destruction du logement social en passant par la fin des emplois aidés, Macron attaque frontalement tout ce qui maintient encore nombre de familles dans les quartiers populaires la tête hors de l’eau pour tous nous livrer à la belle et dure loi du marché.

Pour faire passer cette pilule amère Macron mise sur l’atomisation des réseaux militants dans les quartiers populaires tout autant que sur la déconnexion des forces politiques censées représenter les classes populaires. Il va s’appuyer pour cela sur l’émergence de figures symboliques assimilées a tort ou à raison aux quartiers populaires. Leur simple présence à ses côtés va servir à nous raconter la belle histoire des quartiers populaires sur le mode « quand on veut on peut ». Lire la suite