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Barbès Blues au temps du couvre-feu (58) / Farid Taalba

15 Mar

Le poète Si Mohand Ou Mhend

Barbès Blues au temps du couvre-feu : épisode précédent

 

 

Aussitôt, la voix du jeune berger s’éteignit comme la flamme d’une bougie sous l’effet d’un souffle. Moins symphonique sous le soleil qui avait commencé à décliner, le concert des cigales et des grillons reprit tout de même le dessus. En contrepoint, le lointain bourdonnement de moteur du véhicule des gendarmes approchait piano, piano mais sûrement. Soudain, bref et léger, un air de flûte se mit à rire derrière une chênaie touffue. La voix du jeune berger suivit :

Si la fuite pouvait tout rattraper

Moi, je suivrai les oiseaux

Je survolerai sept pays

Je franchirai sept océans

Mais comme la mort nous devance en tout lieu

Supplions le maître de la décision !

Madjid enragea : « Mais il cherche vraiment à nous faire coffrer sous le couscoussier ou quoi ?! ». Et il répliqua au jeune berger : « Je te passe l’air de flute. Mais écoute cela un peu :

Me voilà en prison, oh mère !

Dans la prison des gendarmes.

Ils y rasent les barbes

Ainsi que les moustaches

Sans doute faudrait-il faire le bien

Mais ce sont les tourments qu’on préfère

Ainsi que la trahison entre frères Lire la suite

Livre du samedi : Atlas des migrations / Catherine Wihtol de Wenden

11 Mar

Atlas des migrations

Un équilibre mondial à inventer

Catherine Wihtol de Wenden
Cartographie Madeleine Benoît-Guyod

« Si les hommes ne bougeaient pas, les lignes de fractures du monde seraient beaucoup plus profondes. »

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Barbès Blues au temps du couvre-feu (57) / Farid Taalba

1 Mar

akbou10

Barbès Blues au temps du couvre-feu : épisode précédent

Au moment du décollage de l’hélicoptère, le vent se leva de terre. De petites tornades tournoyèrent progressivement vers le haut en soulevant des cercles de poussières tourbillonnants. Les herbes vertes se hérissèrent, les arbres brandirent leurs branches vers le ciel comme des femmes éplorées avant de les laisser retomber comme des bras le long de leurs troncs. En sentant un masque de poussière recouvrir son visage avec la progressive chute du vent qui l’avait lâchée en pluie au rythme de l’éloignement du bruit de moteur, Madjid ouvrit les yeux et cracha à terre les grains qu’il avait failli avaler en ouvrant la bouche. Ayant épousseté son visage et surtout ses yeux ensablés, il chercha l’hélicoptère et constata qu’il se trouvait loin et qu’il se dirigeait vers Akbou.

« Je l’ai échappé belle, murmura-t-il en son for intérieur, mais jusqu’à quand ? ». A cette question, suivit une autre : « Qu’est-ce que je vais devenir maintenant ? ». Et si Madjid sombra de nouveau dans le mutisme, une assemblée de village s’était installée dans son cerveau où il délibérait avec lui-même. Il se sentait bien obligé d’admettre qu’il était devenu un intrus, qu’il ne retournerait plus jamais au village. « Que vais-je faire désormais ? Où aller ? », se tortura-t-il. Cela lui rappela un passage d’une aventure de Maître hérisson qui accentua son accablement. Un jour, ce dernier se rendit au doux clapotement d’une fontaine afin d’étancher sa soif. Aux aguets derrière un buisson, une ogresse l’attrapa et l’enferma sous un couscoussier en se moquant de lui : « Voilà, tu es pris, tu vas ravir mes papilles, profite de tes derniers instant, le temps que j’arrive avec le couteau pour te mettre ton compte. ». Impuissant, contemplant le plafond percé de trous de sa prison, le hérisson s’exclama : « Il y a de la lumière partout mais pas d’issue ! ».

« Finalement, en conclut Madjid, je suis dans le même piège que Maître hérisson… Et je ne me souviens plus de comment il a fait pour en sortir ! ». Une ombre noir passa dans son regard : « Comment envisager l’avenir sans Zahiya ? Quelle saveur pouvait avoir l’existence sans le sel qui la rehausse ?». La réponse lui apparut dans le souvenir de sa voix qu’il avait bien entendu et dans celui de son corps, de son visage qu’il avait voulu saisir avant de sombrer dans le précipice ! Mais ce n’était qu’un rêve, il fallait oublier maintenant. N’était-il pas sorti de ce qui ne fut qu’un cauchemar pour retrouver celui de la vie, le vrai, entouré par ces militaires qui hantaient son trajet depuis son départ d’Alger. « Oh, mère chérie, implora-t-il, si tu pouvais être là, tu saurais me conseiller ! Quand je pense que, si tu avais été là, tout cela ne serait jamais arrivé ! ». Au souvenir de sa mère qu’il lui était revenu machinalement dans son monologue, il fut si apeuré qu’il se mit à saisir sa poitrine de ses deux mains, une de chaque côté, en rageant d’un râle de bête blessée. Puis il se frappa le visage, hurlant, gémissant, ne sachant plus parler, hurlant, vociférant ! Enfin, essoufflé, tentant de reprendre son souffle, il voulut poser ses mains sur son ventre et la paume de sa main droite se referma sur un goulot de verre qui dépassait de la poche de sa veste. Cette surprise lui ramenant un peu de clarté, il tira le goulot et il eut celle de voir sortir une bouteille de Cristal Lumignana qu’il regarda incrédule. C’était de l’anisette et il n’avait jamais touché une goutte d’alcool de sa vie ; il se demanda comment elle avait pu se trouver sur lui, dans sa poche ! Il se souvint alors : « J’vous expliquerez ce que veut dire « Mani Oh ! Mani » dans l’hélicoptère mais, en attendant, laissez-lui une bouteille de gnole, il en aura vraiment besoin pour pouvoir encore ramager afin de noyer toute son araignée du matin ».

Il ne se souvenait pas du visage de celui qui avait rapporté ces paroles, mais de sa voix oui, parlant français avec l’accent du coin. Il n’avait par contre oublié ni le visage, ni la voix du militaire qui avait prononcé son nom. Ainsi ce dénommé Hassan était en train de lui raconter par le menu détail le cauchemar qui l’avait tourmenté. « Il a bien répété les paroles que je me rappelle bien avoir prononcées ! », fut-il obligé d’admettre dans tous ces affres dans lesquelles il lui sembla s’enfoncer un peu plus. « Mais alors, se demanda-t-il, comment a-t-il pu ? Il a même rappelé les paroles de Tarik Ibn Ziad que j’avais adressées aux trois femmes ! ». Et aussitôt, dans son esprit encombré d’interrogations, il s’étonna, surpris : « J’ai dû parler comme le maître pendant son sommeil ! ». Au souvenir du maître délirant dans le wagon, il jeta son regard vers Akbou, oubliant l’hélicoptère qui cheminait en arrière-plan, fuyant derrière le piton assis comme une énorme ogresse au milieu de la vallée, en direction des At Wertilan, la tribu des trois femmes qui lui étaient apparues. Ses yeux revinrent sur la bouteille puis retournèrent vers Akbou. Après plusieurs allers-retours, il déboucha la bouteille et but une gorgée d’anisette pure. D’un trait, sa bouche, son gosier, son estomac s’enflammèrent et un incendie se déclara dans tous ses muscles. Sa peau s’échauffa, il se mit à rougir jusqu’aux oreilles et des suées chaudes perlèrent à la racine de ses cheveux. Il tenta d’éteindre comme il put cet embrasement en toussant pour évacuer les chaleurs, en sautillant pour supporter les brûlures qui le meurtrissaient. Au bord de l’épuisement, il s’agenouilla, essayant de reprendre son souffle, le corps plié en deux. Relevant le buste, il vit la fontaine et la chope de fer blanc qui luisait frappée par les rayons du soleil. Elle lui rappela soudainement Môh Tajouaqt quand il se chauffait au comptoir avant d’aller taper sa goualante. Il examina ensuite longuement la bouteille d’anisette puis il se dirigea vers la fontaine. Il se saisit de la chope, y versa un fond d’anisette qu’il arrosa de l’eau fraiche coulant à flots devant son nez. Se tournant vers Akbou, les monologues du maître endormi à l’esprit, il leva la chope à sa santé, l’avala d’une traite et s’assit brutalement sur la margelle de la fontaine, savourant la douceur et la fraicheur qui l’irradia à sa grande surprise. Il crut entendre Slimane Azem lui chuchoter : « Moi qui ne buvais jamais jusque-là, je vais me saouler jusqu’à ne plus distinguer l’âne de l’agneau. Aya madame, encore un verre ! ». Il se remit ainsi une tournée, puis une autre et il se mit à chanter :

Le destin a détourné mon chemin

A la maison, ils m’attendent en vain

Car le retour m’est désormais interdit

Les routes je sillonnerai

Dans les cimetières je dormirai

Et je boirai à la fontaine des orphelins

Ma voix monnayera mon pain

J’achèterai ce vin gris qui déteint l’esprit

Pour ne pas avoir à cracher à la face de la maison

Quand Madjid eut chansonné tout son saoul, l’œil rivé vers Akbou, il se mit en route, avec en ligne de mire, le piton qu’il voyait se dédoubler. Rebroussant le chemin qui l’avait mené jusqu’à la fontaine, le cerveau bouillonnant et exsudant de sueur à grosses gouttes, il béquilla en titubant, la bouteille d’anisette vissée dans sa poche et ballotée par son effort, sa petite valise à la main. Une fois sur la route nationale, il évita de prendre les cars ou les taxis qu’il croisa en le klaxonnant dans des soulèvements de poussières toujours intarissables. Aussi, devant tant d’yeux qui devaient au passage se poser sur lui, par peur d’être identifié par une personne de son entourage, il s’était affabulé le visage d’une vieille paire de lunette de soleil noire qu’il avait achetée à un biffin au marché aux Puces de Clignancourt. Par la même occasion, espérait-il, elle masquerait la peur qui assombrirait son regard comme le ciel avant l’orage, au moment inévitable où un véhicule militaire arriverait à sa hauteur. Il craignait vraiment que l’expression de cette peur pût le trahir en offrant l’indice d’une suspicion qui motiverait un arrêt du véhicule et, après lequel, il entendrait le claquement des portières, les pas des militaires descendant à terre, les entrechocs des armes, puis, la voix annonçant le contrôle d’identité qu’il redoutait encore plus que tout.

Mais, au lieu de cette voix, quelque part sur la pente boisée qu’il longeait, parmi les intermittents bêlements d’un troupeau de moutons qui devaient paître à proximité, la jeune voix d’un berger lui parvint :

Le combattant s’apprête à partir

Dans la cour, il va et vient

Au revoir, oh ma mère

Moi, je prends le chemin de l’errance

Dis à la compagne de ma vie

Qu’on se retrouvera au dernier jour

« Par dieu le tout puissant, le prévint Madjid qui gardait encore un œil sur la route, tais-toi malheureux, les gendarmes arrivent ! ».

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Livre du samedi : Comprendre l’islam politique / François Burgat

25 Fév

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Comprendre l’islam politique
Une trajectoire de recherche sur l’altérité islamiste, 1973-2016

François BURGAT

 

La tradition « orientaliste » des savants arabisants français, qui avaient accompagné l’entreprise coloniale au XIXe siècle, a progressivement laissé la place au XXe siècle à une génération de chercheurs résolument anticolonialistes, à l’image de Maxime Rodinson, Charles-André Julien, Jacques Berque ou Charles-Robert Ageron. Il revient aujourd’hui à leurs héritiers d’éclairer l’apparition, dans la période postcoloniale, d’un « islam politique » qui cristallise une très profonde défiance. C’est ce à quoi s’emploie François Burgat dans cet ouvrage, en replaçant ses analyses dans le parcours personnel qui les a nourries et l’environnement scientifique qui les a accueillies.
Depuis les années 1980, la répression des acteurs politiques musulmans par les régimes autoritaires et leur mise au ban par les États occidentaux ont contribué à alimenter frustrations, polarisations, violences, radicalisations, terrorisme… À rebours des explications simplistes ignorant trop souvent les racines historiques de ces évolutions, ce livre apporte une note dissonante. Son auteur raconte comment, pour décoder l’incomprise altérité islamiste, sa trajectoire de recherche l’a conduit à forger ses propres outils. De l’Algérie à la Syrie, en passant par la Tunisie, le Yémen, la Libye, l’Égypte, la Palestine et la France, il restitue ses rencontres avec nombre d’islamistes. Il montre que leurs motivations sont plus banalement profanes et politiques que religieuses. Et donc très loin des explications essentialistes qui s’obstinent à chercher dans le Coran du VIIe siècle les clés de l’islam politique contemporain. Lire la suite

Livre du samedi : 100 portraits contre l’état policier / Cases Rebelles

18 Fév

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Le livre « 100 portraits contre l’état policier » du collectif Cases rebelles vient de paraître aux éditions Syllepse.

« Ce petit travail de contre-histoire autour de portraits a été initié à l’occasion d’une commémoration en juin 2016, celle de la mort de Lamine Dieng tué par la police le 17 juin 2007. Il s’agissait pour nous d’associer dans un même espace-temps 100 victimes de la police, de la gendarmerie, de la prison, 100 victimes selon nous de la violence d’Etat.(…)Nous avons modestement essayé de faire qu’il soit un outil parmi tant d’autres pour une éducation populaire. »

« Ce que nous attendons des portraits ? Sans doute qu’ils interpellent. […] Des peintures murales politiques et culturelles chicanas ou irlandaises, en passant par le graff qui honore traditionnellement ses morts en les peignant dans la rue, le portrait des défunts réaffirme leur place et leur présence dans la communauté, leur empreinte sur elle. Il dit l’amour, le refus d’oublier et le désir de faire avec les morts. Ceci veut aussi dire, agir en conséquence. Garder vivant le souvenir de ces existences précieuses nous engage à la lutte, nous rappelle à notre devoir de vivant·es qui est de lutter pour la vérité et la justice pour celles et ceux parti·es. Lire la suite

Barbès Blues au temps du couvre-feu (56) / Farid Taalba

15 Fév
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Elma, F. Taalba

Barbès Blues au temps du couvre-feu : épisode précédent.

Comme un bélier prêt à fondre sur son adversaire, Madjid avait baissé la tête en mettant en avant ses cornes de gazelle. Puis, se ravisant en posant son regard sur les échancrures sang et or de leurs foulards que le vent faisait voleter au-dessus de leurs sourcils noir, il releva la tête pour les regarder droit dans les yeux. « Si j’entrave votre jactance, conclut Madjid toujours sur ses gardes mais pas sans ironie, je n’ai pas le choix entre la poire et le fromage comme disent les Roumis ! ». Aussi, se remémorant le récit de la légende de Tarik Ibn Ziad que cheikh Mouloud avait eu le loisir de lui rapporter, il ajouta : « Oh combattants ! Où est l’échappatoire ? La mer est derrière vous et l’ennemi est devant vous, et vous n’avez, par dieu, que la sincérité et la patience ! ». Soit. Oh, dames devineresses, le soleil ne se lève plus à l’est. Mais je le ferai de nouveau y poindre jusqu’à l’ivresse. Devant l’espérance, si je vous interprète bien, il n’y a pas de recul possible.

– Nous n’avons ainsi plus rien à t’apprendre. L’auditoire est devant toi. Mets ta main dans le feu et tu l’oublieras. Et nous, nous t’applaudirons. ».

Madjid redressa tout son corps, il ferma les yeux en inspirant et expirant régulièrement, puis, après un long moment où il sembla méditer au plus profond de lui-même, le chant jaillit calmement du fond de sa gorge ; il semblait venir de très loin et qu’il n’avait pas de fin, crépitant comme les petites brindilles qui finissent toujours par mettre le feu aux grosses bûches :

Mani oh ! Mani

Quelle chevelure as-tu là ?

La voix de Zahiya lui répondit dans son dos alors que les arbres se couchaient de douleur à l’entendre :

Frère ah ! Mon frère !

C’est soie en écheveau

A peine l’eut il entendu qu’il trembla comme une feuille. Il se mit alors à balancer doucement son corps en avant et en arrière, les muscles tendus, gagné par la transe qui commençait à l’enflammer ; et chaque note chantée qu’il reçut avait déformé son visage habité de lueurs indescriptibles. Et, à peine eut elle finit, qu’il redoubla d’ardeur dans sa tristesse pleine d’abîmes sans fond et d’inflorescences psychédéliques, hors de lui-même :

Mani Oh ! Mani !

Quels sourcils as-tu là ?

Encore plus désespérée, elle s’écria dans un long râle qui arracha les tripes de Madjid :

Frère ah ! Mon frère !

C’est tresse de brocart pur Lire la suite

Livre du samedi : Sens dessus dessous / Eduardo Galeano

11 Fév

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Sens dessus dessous : L’école du monde à l’envers / Eduardo Galeano

 

Il y a cent trente ans, après avoir visité le pays des merveilles, Alice entra dans le miroir pour y découvrir le monde à l’envers. Si Alice renaissait de nos jours, elle n’aurait besoin de traverser aucun miroir : il lui suffirait de se pencher à la fenêtre.

A l’école du monde à l’envers, le plomb apprend à flotter, le bouchon à couler, les vipères à voler et les nuages à ramper le long des chemins.

Dans le monde d’aujourd’hui, monde à l’envers, les pays qui défendent la paix universelle sont ceux qui fabriquent le plus d’armes et qui en vendent le plus aux autres pays. Les banques les plus prestigieuses sont celles qui blanchissent le plus de narcodollars et celles qui renferment le plus d’argent volé. Les industries qui réussissent le mieux sont celles qui polluent le plus la planète ; et la sauvegarde de l’environnement est le plus brillant fonds de commerce des entreprises qui l’anéantissent.

Le monde à l’envers nous apprend à subir la réalité au lieu de la changer, à oublier le passé au lieu de l’écouter et à accepter l’avenir au lieu de l’imaginer : ainsi se pratique le crime, et ainsi est-il encouragé. Dans son école, l’école du crime, les cours d’impuissance, d’amnésie et de résignation sont obligatoires. Mais il y a toujours une grâce cachée dans chaque disgrâce, et tôt ou tard, chaque voix trouve sa contre-voix et chaque école sa contre-école.

Éduquer par l’exemple

De toutes les institutions éducatives, l’école du monde à l’envers est la plus démocratique : elle n’exige aucun examen d’admission, ne nécessite aucune inscription et délivre gratuitement ses cours, à tous et partout, sur la terre comme au ciel : elle est la fille du système qui a conquis, pour la première fois dans toute l’histoire de l’humanité, le pouvoir universel.

Les modèles de la réussite

Le monde à l’envers présente la particularité de récompenser à l’envers : il méprise l’honnêteté, Lire la suite