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Projet documentaire – Voix murées : Quotidiens de femmes en Palestine –

20 Avr

Mehdi, peux-tu nous parler de toi, nous expliquer ton parcours et comment tu en es arrivé à vouloir faire ce projet ?

La lutte contre le colonialisme et pour l’émancipation des peuples qui l’ont et le subissent, fait partie de mon héritage familial. Ma mère vient d’une famille communiste, son grand-père, mon arrière-grand-père donc était un militant au parti communiste. Juif polonais, né dans une famille engagée dans son pays d’origine, il a migré à travers l’Europe et s’est installé après un long périple dans le quartier de Belleville à Paris, il sera arrêté et déporté à Auschwitz dont il ne reviendra pas. Ses deux fils, mon grand-père et mon grand-oncle, ont également longtemps milité au sein du PCF et de fait ils ont toujours milité pour les causes anticoloniales. Ma mère m’a témoigné avoir vu revenir mon grand-père de la manifestation à Charonne pendant la guerre d’Algérie, la chemise ensanglantée. Aussi c’est tout naturellement nourrie par ses convictions que ma famille a toujours lutté contre les oppressions dans le monde et défendu la cause palestinienne. Quant à mon père, algérien, il s’est engagé très jeune en tant que moudjahidin, pour la révolution algérienne contre le colonialisme Français. Ghassan Kanafi disait « L’histoire du monde, c’est l’histoire des faibles qui combattent contre les forts. Des faibles, dont la cause est juste, qui combattent les forts qui utilisent leur force pour exploiter les faibles. » Cette histoire c’est aussi celle de ma famille. Lire la suite

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Entretien avec Ismaël Métis / partie 1 – La Construction de l’Album

12 Jan

Entretien avec le collectif « Vies Volées » / Radio La Locale

31 Juil

Entretien avec Ramata Dieng et Greg, du collectif « Vies Volées »

Il y a 10 ans, le 17 juin 2007, Lamine Dieng est tué par la police en pleine rue dans le 20ème arrondissement de Paname.
Depuis, ses proches et plus particulièrement sa sœur Ramata se battent pour la vérité et la justice. Ils ont fondé le collectif « Vies Volées » qui lutte contre l’immunité policière et tâche de soutenir les proches de victimes de crimes policiers. Lire la suite

Émission radio Quartiers Libres : Lettre à Adama avec Assa Traoré

6 Juin

Rencontre avec Khaled Barakat

5 Nov

 

Rencontre avec Khaled Barakat, écrivain et militant de la gauche palestinienne

Interview de Khaled Barakat, coordinateur de la campagne Free Ahmad Saadat, réalisée par l’OCML Voie Prolétarienne en octobre 2016.
▶️ Où en est la campagne pour la libération de Georges Abdallah en Palestine ?
▶️ Quel est l’état d’esprit du peuple palestinien ? Qu’est-ce qui explique ce qui est appelé la « Troisième Intifada » ?
▶️ Cela signifie t’il que le peuple palestinien est de plus en plus deçu de l’Autorité Palestinienne ?
▶️ Que répondez-vous à ce qui cherchent à nous convaincre que dans l’Etat d’Israël il y aurait des mauvais occupants d’un côté et le bon sionisme de gauche de l’autre ?
▶️ La lutte du peuple kurde est-elle une source d’espoir pour vous ?
▶️ Quels sont les objectifs du Front Populaire à court et moyen terme dans le contexte actuel ?

Interview Fik’s Niavo

30 Mai

Fiks_Nyavo
Ton album s’appelle ‘jeune vétéran 2.0”. Les Vétérans ont toujours une histoire a raconter c’est quoi celle du rappeur Fik’s Niavo ?

J’ai grandi aux Ulis dans le 91, je suis issu d’une famille nombreuse d’origine Congolaise (RDC). La musique a toujours été présente a la maison. Mes parents étaient fans de rumba congolaise et de musique africaine en général; tandis que mes sœurs et frères aînés m’ont fait découvrir très tôt la black music américaine comme Prince, Michael Jackson, Sade … Bien évidemment cette époque-là baignait dans le top 50 et là, ça ne me parle pas du tout, à part Balavoine Gainsbourg et Renaud (avant qu’il embrasse un flic a l’époque où il cherchait encore son flingue). En France, il n’y avait rien qui nous ressemblait médiatiquement parlant jusqu’à ce qu’arrive le rap US. Le déclic, il s’est fait très jeune en trois temps. Le premier c’est quand j’ai vu le clip « the message » de Grand Master Flash, le clip était sous titré en jaune et je me souviens avoir demandé à mon père de me lire ce qui était écrit et il a rigolé. Il avait pas envie que le môme que j’étais comprenne tout ça. Le deuxième déclic celui-là est négatif c’est la vision de « I need love » de LL cool J, tout me gène dans ce clip. Il est avec plein de meufs c‘est trop mielleux, ça ne me parle pas du tout. De plus dans ce titre je n’accroche ni au flow ni aux rimes et j’imagine qu’il ne raconte rien d’intéressant. C’est presque 10 ans après que je vais redécouvrir ce morceau et vaguement l’apprécier. Puis il y a le 3ème déclic qui est celui qui est décisif pour moi c’est Public Enemy. Et là, je retrouve les sensation de « the message », et là je me dis c’est ça que j’aime, c’est quand dans les flow ou dans les clips je ressens une rage. C’est l’époque où je débarque aux Ulis (après Fresnes, Massy et Palaiseau). J’ai 8 ans et il était pas rare de croiser des toxicos dans le quartier, des cadavres de bécanes volées sur le chemin de l’école. Socialement, là, on est dans le dur. Ça va être compliqué d’intégrer cette nouvelle vie, avec les problématiques inhérentes aux grandes banlieues. Foot de rue, police, camarades de jeu: va falloir trouver ses marques. Quand le Hip Hop arrive, je sens un point commun entre la vie que les ricains décrivent et la galère de notre quotidien, même si dans les faits il y a pas de comparaison possible. Le ghetto américain c’est Lire la suite

« Historias Comunes » / Entretien avec Rebeca Lane

5 Mai

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