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Entretien avec Elsa Lefort

13 Fév

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Elsa, peux-tu nous dire ce qu’il en est de ta situation.

Pour bien comprendre ma situation il faut comprendre ce qui se joue au delà de ce qui arrive aujourd’hui à notre famille. Notre histoire et la séparation qu’on nous impose aujourd’hui n’est pas une calamité qui nous tombe dessus par hasard, ce qui nous arrive est malheureusement le quotidien de nombreux couples dit « mixtes » dans le Jérusalem occupé et relève de choix politiques mis en œuvre par l’état d’Israël pour s’assurer une majorité démographique a Jérusalem. Pour résumer ma situation : je vis à Jérusalem depuis avril 2014, je suis mariée avec Salah Hamouri, Franco-Palestinien (résident de Jérusalem). Je possède un visa valide jusqu’en octobre 2016, mais après quelques jours passés en France, j’ai été refoulée en arrivant à l’aéroport de Tel Aviv et expulsée vers Paris, après deux jours de prison. J’étais alors enceinte de six mois et demi.

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Peux- tu nous expliquer ce qui se joue pour vous comme couple « mixte » a Jérusalem ?

La vie d’un couple « mixte » composé d’un-e Jérusalémite Palestinien-e et d’un-e étranger-e ou d’un-e Palestinien-ne de Cisjordanie ou réfugié-e à l’étranger se heurte à la réalité de l’occupation de la Palestine. Le choix d’un conjoint en Palestine est comme partout une histoire intime mais comme dans toutes les zones ou l’injustice règne, le choix d’un-e conjoint-e se confronte forcement aux violences symboliques et physiques qui sont le pain quotidien du peuple palestinien. C’est Lire la suite

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Entretien avec Salah Hamouri : Ceux qui luttent savent !

29 Sep

Salah_QL

Salah, ton nom et ton visage sont connus en France de nombreux militants et sympathisants de la cause palestinienne. Pourtant, au-delà de ton incarcération et de ta libération, peu de gens ici connaissent ton parcours.

C’est vrai, en France mon histoire est souvent réduite à ma condamnation, à 7 années de prison et à la campagne de mobilisation pour ma libération.

Pourtant, j’ai été incarcéré 3 fois. Je suis entré en prison pour la première fois à l’âge de 16 ans pour 6 mois de détention. J’ai été remis en prison à 19 ans pour 5 mois de détention administrative. Je suis sorti en juillet 2004 et en mars 2005 j’ai été incarcéré cette fois ci pour 7 ans. Ces incarcérations peuvent paraitre surprenantes dans un parcours militant en Europe mais c’est une trajectoire banale pour un jeune Palestinien qui a grandi durant la seconde Intifada.

Peux-tu nous raconter comment les événements se sont enchainés pour toi ?

J’ai quinze ans quand débute la seconde Intifada. Comme de nombreux jeunes Palestiniens, je participe aux actions et aux manifestations contre l’occupation. J’y participe plus avec mon cœur qu’avec ma tête. C’est le sentiment d’injustice qui domine et qui me pousse à m’engager et à participer à l’Intifada. Comme beaucoup à cette époque, la mort des martyrs me marque : l’opération de résistance de Wafa Idriss sera pour moi, parmi d’autres, un acte important qui me poussera à m’engager d’avantage. En 2000, je suis blessé par balle lors d’une manifestation. En 2001, je suis incarcéré une première fois pour 5 mois, pour des tags appelant à la résistance populaire et pour avoir collé des affiches sur les murs de mon école. En 2004, alors que je suis étudiant à Bethleem, je suis incarcéré une deuxième fois suite à une perquisition dans un logement que je partageais avec Lire la suite

Saïd Bouziri par lui-même

26 Juin

Le 23 juin 2009, Saïd Bouziri décède dans le métro parisien, nous laissant en héritage un parcours d’engagements marquant l’histoire des luttes pour la dignité et pour l’égalité des droits ces 40 dernières années.
Beaucoup gardent en mémoire les images de l’évacuation par la police, le 23 août 1996, des sans-papiers et de leurs soutiens qui occupaient l’église St-Bernard. Parmi eux, évacué manu-militari, Saïd Bouziri criant « Vous n’avez pas le droit, ce n’est pas possible, ça ! ».
Dans un long entretien filmé réalisé le 20 novembre 1999, il est revenu sur le sens de ses engagements, des Comités Palestine à sa propre grève de la faim contre son expulsion et celle de Fawzia, sa compagne, à la Goutte d’Or en 1972 ; du Mouvement des travailleurs arabes ( MTA ) à sa rencontre avec Foucault et Lire la suite

Fik’s du collectif REZUS chez Hondelatte sur BFMTV

5 Mar

Parfois la télé a besoin de réel pour rester crédible.

L’action de terrain ne fait pas penser au ras du sol.

Ateliers d’écriture et éducation populaire aboutissent à une pensée claire et un flow fluide.

Nonna MAYER : « Il y a des tas de manières d’être antisémite »

4 Mar

Entretien avec des membres des collectifs Angles Morts et Urgence Notre Police Assassine

18 Sep

À l’occasion de la sortie du livre Permis de tuer, disponible depuis le 11 septembre en librairie, un entretien avec Amal Bentounsi (Urgence Notre Police Assassine) et Jonathan Bartoli (Angles Morts):

 

Emission radio- Rap et engagement: un malentendu

2 Juin

 

Radio-fpp-rap

Quartiers Libres sur radio FPP et sur Bandcamp

 

Retrouvez BBoykonsian et Skalpel sur Lire la suite