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17 octobre 1961 : « 50 ans après, je suis là »

17 Oct

 

Un film de la plasticienne Ariane Tillenon, à partir des images de la marche du cinquantenaire du 17 octobre 1961, en 2011.

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Mémoires vivantes des luttes des quartiers populaires

17 Oct

Mémoires vivantes des luttes des quartiers populaires

Samedi 28 octobre 2017 à Vaulx-en-Velin (banlieue LYON)

En hommage à Wahid Hachichi, Lahouari Ben Mohamed, Thomas Claudio, Adama Traoré et TOU-TE-S les autres

Samedi 28 octobre 2017 à Vaulx-en-Velin, salle des Amphis, rue Pierre Cot, se tiendra une rencontre publique avec des acteurs et actrices des luttes historiques des quartiers populaires, ponctuée de débats et de créations artistiques.

Cette soirée, où se mêleront interventions, films, débats, spectacles, expositions, a pour but de sensibiliser les jeunes générations sur les questions de valorisation des mémoires vives et vivantes des luttes contre les discriminations et pour la justice sociale, à Vaulx-en-Velin et ailleurs depuis plus de 30 ans.

L’action est destinée à tous ceux qui veulent bien admettre que le souci de justice a d’autres exigences que le rabâchage d’idées toutes faites. Cet événement est un effort collectif de transmission d’un héritage et de maintien des valeurs, un moyen de rétablir la mémoire, de restituer l’authenticité des faits. Si les luttes et les mobilisations ont pu contribuer à supporter un traumatisme subi, après des faits de discriminations, un drame, une injustice, la perte d’un être cher, ce besoin de résilience, et la nécessité de rentrer dans un processus de réparation, porte peu à peu les victimes à ne plus être des témoins passifs, mais bien les protagonistes de leur propre histoire.

Par une approche mémorielle, nous vous invitons à un programme qui entre en résonance permanente avec l’actualité et la création : Lire la suite

Barbès Blues au temps du couvre-feu (69) / Farid Taalba

11 Oct

Barbès Blues au temps du couvre-feu / épisode précédent

 

En entrant dans la forêt des At Yemmel, revenant à la réalité présente à l’ombre des arbres dont la fraicheur l’avait extirpé du déroulement de ses souvenirs de sa première rencontre avec Si Lbachir, le maître n’eut pas le temps de dévider le poème de Qasi jusqu’à la fin. Estampés dans les caves de sa mémoire que le temps aurait recouvert comme la poussière sur des manuscrits anciens, d’autres souvenirs remontèrent à la surface quand le courant d’air rafraîchi qui s’engouffrait par les vitres entrouvertes, souffla sur son visage. Si, en 1847, les tribus de la vallée de la Soummam avaient fait, comme on disait à l’époque, leur soumission et qu’on les avait intégrées à un nouveau système d’administration sur lequel les Bureaux Arabes avaient la haute main, l’armée s’inquiéta tout de même de le consolider alors que, sur le plan militaire, elle n’avait rien à craindre en ayant déjà montré de quel bois elle pouvait chauffer les montagnards récalcitrants. Sa conquête brutale provoqua aussi l’effondrement de l’ordre ancien dont les membres se retrouvaient désemparés et déboussolés ; dans la foulée de la méchante raclée, l’administration se dut d’organiser et d’entretenir la division entre les tribus, entre les villages, entre les familles et au sein des familles elles-mêmes, pour mieux accélérer la désagrégation des us, des coutumes, des liens de parenté et des règles de l’ancienne civilité. Au final, si l’armée n’avait plus à intervenir pour maintenir la sécurité, la multiplication des conflits au sein des Kabyles-mêmes l’en dispensait d’autant plus mais craignait tout de même des débordements qu’elle ne pourrait plus maîtriser. C’est dans ce contexte, qu’en 1850, un événement qui survînt près de cette forêt des At Yemmel, offrit sur un plateau le prétexte qui manquait à une telle entreprise de consolidation de l’administration. Lire la suite

Forum Justice à la mémoire de Wahid Hachichi

4 Oct

Forum Justice à la mémoire de Wahid Hachichi

Samedi 28 octobre 2017 à Vaulx-en-Velin

 

 

Mémoires vives des Quartiers Populaires (ci-dessus affiche de 1983)

En hommage à Wahid Hachichi, Lahouari Ben Mohamed, Thomas Claudio, Adama Traoré et TOU-TE-S les autres

Samedi 28 octobre 2017 à Vaulx-en-Velin, salle des Amphis, rue Pierre Cot, se tiendra une rencontre publique avec des acteurs et actrices des luttes historiques des quartiers populaires, ponctuée de débats et de créations artistiques.

Cette soirée, où se mêleront interventions, films, débats, spectacles, expositions, a pour but de sensibiliser les jeunes générations sur les questions de valorisation des mémoires vives et vivantes des luttes citoyennes contre les discriminations, et pour la justice sociale, à Vaulx-en-Velin depuis plus de 30 ans.

L’action est destinée à tous ceux qui veulent bien admettre que le souci de justice a d’autres exigences que le rabâchage d’idées toutes faites. Cet événement est un effort collectif de transmission d’un héritage et de maintien des valeurs, un moyen de rétablir la mémoire, de restituer l’authenticité des faits. Si les luttes et les mobilisations ont pu contribuer à supporter un traumatisme subi, après des faits de discriminations, un drame, une injustice, la perte d’un être cher, ce besoin de résilience, et la nécessité de rentrer dans un processus de réparation, porte peu à peu les victimes à ne plus être des témoins passifs, mais bien les protagonistes de leur propre histoire.

Par une approche mémorielle, nous vous invitons à un programme qui entre en résonance permanente avec l’actualité et la création : Lire la suite

Barbès Blues au temps du couvre-feu (68) / Farid Taalba

27 Sep

Barbès Blues au temps du couvre-feu / épisode précédent

 

Mais, bien que profondément affecté dans son amour-propre par le déclassement qu’on lui fit subir, malgré son exclusion de la fonction publique qui l’accula à vivre pauvrement de menus travaux glanés à droite à gauche, et surtout en homme d’honneur qu’il se devait d’être en ce temps-là, les larmes ne le rendirent pas aveugle pour autant et Si Lbachir Ou Messaoud continua de ne pas lambiner dans ses efforts afin de défendre bec et ongles la face de la famille. Ses tantes paternelles et ses sœurs ne disaient-elles pas : « Il est nos yeux ! ». Et face au souvenir inoubliable de ce cri de guerre, il ne cessa de redoubler de férocité, avec une incroyable constance qui résistait aux défaites infligées par l’administration et aux harcèlements meurtriers de ses adversaires villageois, échappant à l’usure du temps et sans sombrer dans la résignation. La même fureur obstinée, têtue, enflammait ses prunelles dans son visage glabre de somnambule, insensible, la peau tendue comme celle d’un tambour chauffé à vif, et sous laquelle couvaient les braises qui alimentaient, attisaient encore plus intensément son désir de fumer enfin ses ennemis, assoiffé qu’il était de se faire rendre justice et dignité. « Ah, songea le maître alors que la voiture se souleva en percutant une pierre que le chauffeur n’avait pas vu venir, qu’est-ce qu’il en a bavé ! Comment fait-il pour tenir ainsi? Même dans une impasse, il continue de s’ouvrir la voie, quitte à prendre le risque de buter contre un mur qu’il s’ingéniera tout de même à percer, ne serait-ce qu’avec les bouts de ferrailles qui lui restent !

– Désolé, s’empressa de dire le chauffeur qui avait vu dans le rétroviseur la tête du maître cogner contre le plafond, je fais ce que je peux sur cette route, permettez-moi l’expression, de merde ! Lire la suite

La séance du dimanche : Vietnam

24 Sep

Ken Burns et Lynn Novick  font revivre le traumatique Vietnam de l’intérieur. Une plongée sanglante au cœur de la tragédie qui a façonné la fin du XXe siècle. Ken Burns et Lynn Novick font revivre de manière inédite la guerre du Viêtnam au plus près de ceux qui l’ont vécue, Vietnamiens et Américains, dans une fresque documentaire digne d’ »Apocalypse Now « ou de « Voyage au bout de l’enfer ». En neuf épisodes, les réalisateurs retracent ces trente années de soulèvements et de destructions, qui firent plus de trois millions de morts, à travers les récits intimes de près d’une centaine de témoins. Simple militaire ou dirigeant politique, journaliste ou activiste, déserteur, diplomate ou sœur d’un soldat défunt, tous ont fait, observé ou subi cette tragédie aux dimensions épiques, mère de toutes les guerres modernes. Au fil d’une narration où le rythme s’accélère d’épisode en épisode, une foule d’archives inédites, fruit de dix ans de recherche, associée à de célèbres photos, des films amateurs ou des enregistrements sonores dévoilant les coulisses de la Maison-Blanche, racontent l’histoire de la fin du colonialisme, de la montée en puissance de la guerre froide et de la victoire d’un peuple de paysans contre la machine de guerre la plus dévastatrice au monde. Ou l’histoire d’un conflit qui a divisé l’Amérique et l’opinion mondiale pour toujours.

 

Premier volet : Indochine, la fin (1858-1961)

Au terme d’une guerre longue et brutale, les révolutionnaires indépendantistes du Viêt-minh, menés par Hô Chi Minh, mettent fin à près d’un siècle de domination coloniale française.Les accords de Genève, signés après la chute de Diên Biên Phu en 1954, divisent le pays en deux. Au Nord, le Viêt-minh communiste, soutenu par la Chine et l’URSS, veut réunifier le pays. Au Viêtnam du Sud, pris dans la logique d’une guerre froide qui s’intensifie, les États-Unis apportent leur soutien au régime autocratique du président Diêm. Début 1961, la ligne dure prônée par Lê Duân, premier secrétaire du Viêt-minh, encourage la guérilla menée dans les zones rurales du Sud par le « Viêt-cong » – surnom donné par leurs ennemis au bras armé du FNL, fondé par les indépendantistes du Sud. Lire la suite

Livre du samedi : Mohamed Boudia – Œuvres –

16 Sep

MOHAMED BOUDIA : ŒUVRES

ÉCRITS POLITIQUES, THÉÂTRE ET POÉSIE  (1962-1973)

 

Introduction par le Éditions Premiers Matins de Novembre

Le jeudi 28 juin 1973 Mohamed Boudia est assassiné à Paris par le Mossad et les complices du sionisme. Algérien, homme de théâtre et de culture, militant pour l’indépendance algérienne, écrivain, journaliste et combattant de la révolution arabe.

Mohamed Boudia a vécu, lutté et créé en traversant un temps historique qui s’écrivait et, sans doute plus qu’un autre, se vivait à l’intersection de la culture populaire et de l’action militante, entre la guerre de liberation algérienne et la révolution palestinienne en Europe. C’est cette époque et cette vie faites de dignité reconquise, de poésie gonflée d’espoir, d’armes au poing et d’internationalisme libérateur que cet ouvrage veut présenter. Lire la suite