Archive | La séance du dimanche RSS feed for this section

La séance du dimanche : États africains, portiers de l’Europe

24 Juin

À coups de milliards versés par l’Union européenne, les États africains deviennent les nouveaux gardes-frontières du Vieux Continent. Cette vaste enquête menée dans douze pays explore les rouages et les conséquences humaines de cette politique européenne controversée, dont les exilés paient le prix fort.

L’Espagne a été la première à franchir le pas : face à l’afflux de migrants sur les côtes des Canaries, le pays a décidé de subventionner plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest afin qu’ils se chargent d’arrêter à leurs frontières les candidats à l’exil. L’Union européenne a emboîté le pas à l’Espagne, en conditionnant l’aide au développement à destination d’une vingtaine de pays africains à un renforcement de ces contrôles. Policiers et militaires européens sont parallèlement envoyés sur Lire la suite

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La séance du dimanche : Exodos / Fabien Guillermont

17 Juin

EXODOS retrace la vie et l’expérience des personnes à bord de l’Aquarius, un navire de sauvetage en mer Méditerranée, entre le 14 Septembre et le 6 Octobre 2016. Le 3 Octobre il effectua le sauvetage de 723 personnes à bord d’un petit bateau en bois à la dérive au large des côtes Libyennes. La mer en Lire la suite

La séance du dimanche – Kaboul : les guerriers de l’art

10 Juin

Kaboul : les guerriers de l’art

En Afghanistan, le théâtre, la danse, la musique ou le chant sont des arts jugés diaboliques par les talibans et ceux qui prônent un islam radical. « Il y a ceux qui comprennent vraiment ce que peut apporter le théâtre et d’autres qui préfèrent nous tuer », explique un acteur. « Se produire sur scène est une révolution ici : cela veut dire que l’on s’expose, que l’on se montre », selon un autre. Ce film bouleversant raconte l’histoire des membres de la troupe Azdar, qui défie la mort depuis le 11 décembre 2014. Ce jour-là, au Centre culturel français de Kaboul, Azdar donne la première d’une pièce évoquant les attentats dont est victime jour après jour la population afghane. « Le théâtre est le seul endroit où il ne doit pas y avoir la guerre », dit-on dans les travées. Mais les craintes de certains spectateurs s’avèrent fondées : au bout de vingt minutes, un kamikaze se fait exploser, faisant un mort dans le public – dont quelques-uns se demandent si l’explosion fait partie du spectacle –, et de nombreux blessés. Lire la suite

La séance du dimanche – Les routes de l’esclavage (4/4) 1789-1888 : les nouvelles frontières de l’esclavage –

3 Juin

Les routes de l’esclavage (4/4)
1789-1888 : les nouvelles frontières de l’esclavage

Domination, violence, profit : le système criminel de l’esclavage a marqué l’histoire du monde et de l’humanité. Au fil de ses routes, cette série documentaire retrace la tragédie des traites négrières. Le dernier volet débute en 1789. À Londres, Paris et Washington, le courant abolitionniste gagne du terrain…

À Londres, Paris et Washington, le courant abolitionniste gagne du terrain. Après la révolte des esclaves de Saint-Domingue, la Grande-Bretagne abolit la traite transatlantique en 1807. Mais l’Europe, en pleine révolution industrielle, ne peut se passer de la force de travail des esclaves. Lire la suite

La séance du dimanche – Le jazz: une arme secrète –

27 Mai

En 1956, les États-Unis mettent au point une nouvelle arme inattendue contre l’Union soviétique : le jazz. Pour triompher dans la compétition tous azimuts instaurée par Eisenhower, il s’agit de conquérir les esprits par la musique. En envoyant Louis Armstrong, Duke Ellington, Dizzy Gillespie ou Dave Brubeck – les « Jazz ambassadors » – se produire à l’étranger avec leurs groupes, où se mêlent musiciens blancs et noirs, le gouvernement américain entend redorer le blason du pays, face aux critiques soviétiques visant notamment la ségrégation raciale. Pourquoi des artistes noirs, toujours victimes de discrimination dans leur pays, acceptent-ils de véhiculer l’image mensongère d’une Amérique pionnière de la liberté, de l’égalité et de la tolérance ? Alors que Lire la suite

La séance du dimanche: -Les routes de l’esclavage (3/4) 1620-1788 : du sucre à la révolte-

20 Mai

Les routes de l’esclavage (3/4)
1620-1788 : du sucre à la révolte

Domination, violence, profit : le système criminel de l’esclavage a marqué l’histoire du monde et de l’humanité. Au fil de ses routes, cette série documentaire retrace pour la première fois la tragédie des traites négrières. Troisième volet : de 1620 à 1789, de la guerre du sucre aux premières voix qui s’élèvent contre la barbarie de la traite.

Imitant le modèle portugais, Espagne, Hollande, France et Angleterre, en quête de colossaux profits, se disputent les Caraïbes pour y cultiver la canne. L’Atlantique devient le champ de bataille de la guerre du sucre, laquelle va multiplier les routes de l’esclavage à grand renfort d’investissements, avec la complicité des banques et des compagnies d’assurances. Alors que les méthodes s’industrialisent et que la terreur s’intensifie – razzias, tortures et décapitations publiques pour prévenir toute rébellion –, près de 7 millions d’Africains sont entraînés dans la tourmente, vendus par des marchands locaux à des flibustiers et armateurs négriers, tandis que s’élèvent en Europe les premières voix contre la barbarie de la traite, socle du capitalisme émergent. Lire la suite

La séance du dimanche – Les routes de l’esclavage (2/4) 1375-1620 : pour tout l’or du monde –

13 Mai

Les routes de l’esclavage (2/4)1375-1620 : pour tout l’or du monde

Domination, violence, profit : le système criminel de l’esclavage a marqué l’histoire du monde et de l’humanité. Au fil de ses routes, cette série documentaire retrace la tragédie des traites négrières. Deuxième volet : 1375-1620. 

À l’issue des croisades, l’Europe à son tour se tourne vers l’Afrique, source d’immenses richesses. Contournant les musulmans en Méditerranée, les navigateurs portugais, qui convoitent l’or du continent, entreprennent en pionniers de le conquérir, et reviennent avec des milliers d’esclaves, issus notamment du royaume Kongo, pour les vendre en Europe du Sud, avec la bénédiction de l’Église. Sur l’île de São Tomé, sorte de « laboratoire » de l’esclavage situé au large du Gabon, ils passent du négoce de captifs à la production d’esclaves au service d’une plantation sucrière à la rentabilité inégalée, et mettent en place la première société esclavagiste. À partir de 1516, la découverte du Brésil ouvre de nouvelles routes de traite, inaugurant le commerce triangulaire entre les continents – or, esclaves, sucre. Bientôt apparaissent les premières communautés armées de fugitifs, les mocambos. Lire la suite