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la voix des sans-papiers n° 18

23 Août

NOUS ACCUSONS !

Ce qui s’est passé le vendredi 12 juillet à l’arrière du Panthéon, à Paris, contre des personnes à tous égards non violentes et sans défense, contre les sans-papiers des « Gilets Noirs », ce sont choses dont le déroulement ne s’improvise pas. Aucune « bavure », aucun « dérapage » ou « dérive » là-dedans. Il y avait une volonté politique précise, violente, une volonté despotique de nuire et porter atteinte, causer du tort, l’« accident ». Ainsi qu’il est dit dans un témoignage ci-après, une « provocation délibérée » : visant à produire les effets de l’« état de désordre » propre à justifier, à « nécessiter » (maquiller en « nécessité » d’État, de fonction publique) un assaut militaire punitif. Assaut pour faire mal et faire peur : pour ôter toute envie future de se manifester aux plus faibles et démunis parmi les faibles et démunis de chez nous, parmi les « locataires de la rue », futurs « morts de rue » : les migrants sans-papiers. Visant à renchérir sur la détresse de leur situation humaine et sociale : traités non en hommes, en femmes, mais en choses viles, en sujets « illégaux », en êtres animalisés, « au-dessous des bêtes » (premier témoignage), par les pilleurs de vie humaine. Lire la suite

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Vérité et Justice : le combat des familles des victimes des crimes policiers

12 Déc

 

Dans le cadre de la sixième édition du Lyon Antifa Fest, le Groupe Antifasciste Lyon et Environs et les organisateurs du festival ont décidé de donner la parole aux familles qui ont perdu des proches à cause de la police. Ces mêmes familles, collectifs qui se battent pour que la vérité soit dite et que justice soit faite.

Seront présent-e-s à la conférence le samedi 15 décembre 2018 à 13H30 à la salle des Rancy ( 249 rue de vendôme, 69003 Lyon. )

Assa Traoré du collectif « Justice pour Adama » et Farid El Yamni du collectif « Justice vérité pour Wissam » afin de partager leurs combats avec des familles endeuillées de la région lyonnaise.

Ainsi nous aurons l’honneur d’accueillir trois collectifs de la région Collectif Vérité et Justice pour Mehdi, le Comité Vérité et Justice pour Bilal ainsi que le Collectif Justice pour Mehdi Bouhouta

 Mehdi, 28 ans, venait de fêter la naissance de sa fille et rentrait en scooter à Vaulx-en-Velin avec deux amis de Vénissieux, le 11 décembre 2016. La police veut le contrôler, il meurt ! Si pour la police, il s’agit d’un « banal » accident de la circulation traité par la brigade routière, la famille et les proches de Mehdi réclament l’ouverture d’une réelle enquête impartiale pour que la vérité soit connue et la justice rendue Lire la suite

Génération Hate

9 Déc

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Vérité et justice pour Babacar Gueye

27 Nov

Pour Babacar Gueye Ni oubli, ni pardon

26 Nov

Appel à la marche du 1er décembre à Rennes à 13:12 (Maurepas)

Ce samedi 1er décembre, le Collectif Justice et Vérité pour Babacar organise un nouvel événement, à l’occasion des 3 ans de la mort de Babacar, tué par la BAC de Rennes.

Nous lançons dès aujourd’hui cet événement pour que le plus de personnes inscrivent dores et déjà cette journée dans leur agenda, notamment celles et ceux qui ne viennent pas de Rennes, car nous avons besoin d’un maximum de soutien de Rennes et d’ailleurs.

La procédure judiciaire est toujours en cours. Quand nous voyons les dernières évolutions médiatisées dans les autres crimes policiers (#AngeloGarand, #AdamaTraoré, …), il est plus que nécessaire de se mobiliser aux côtés des familles pour maintenir un rapport de force.

Babacar avait 27 ans et il aurait fêté ses 30 ans cette année. Tous les ans à la même période, les cicatrices se rouvrent, les sensations d’injustice et de colère s’intensifient. Les mêmes questionnements reviennent. Babacar était bon, aimant et aimé. Comment un homme peut-il être tué par la police quand ce sont les pompiers qui sont appelés au secours ? Comment une société peut-elle exister quand on en tue ses membres les plus fragiles et vulnérables ? Lire la suite

Dans le « nouveau monde » de Macron, les proviseurs sont des gendarmes

23 Nov

Dans le « nouveau monde » de Macron, les proviseurs sont des gendarmes

RESISTONS ENSEMBLE – bulletin numéro 177 – novembre/décembre 2018

Dans le dernier numéro du bulletin RE nous étions déjà inquiets d’apprendre que les revendications des professeurs du lycée Utrillo de Stains (93) portant sur davantage de moyens humains et matériels avaient trouvé pour seule réponse le recrutement par le rectorat de Créteil d’un ancien gendarme en guise de proviseur adjoint.
La réalité est bien plus grave : ce proviseur n’est autre qu’un chef d’escadron de gendarmerie détaché dans ce lycée afin de faire son sale boulot répressif sur au moins tout le nord-ouest du département en liaison avec la préfecture depuis l’intérieur même de l’établissement. Le fait est sans précédent. Après l’envoi de CRS au sein de l’université de Nanterre pour évacuer une AG, Macron a décidé d’en finir définitivement avec l’idée d’une école « sanctuaire », inaccessible à la police et à l’armée. Les conséquences de cette nomination sont absolument désastreuses. D’abord pour tous les élèves des quartiers populaires, clairement désignés comme délinquants potentiels et plus encore pour ceux d’entre eux qui commettent des délits avérés comme les élèves sans-papiers ou encore les élèves bloqueurs et militants.
Et, attention, cette initiative n’a rien d’un fait isolé : elle n’est que la suite logique de la politique menée par le gouvernement dans le domaine de l’éducation. Les suppressions massives de postes et les « réformes » du lycée professionnel et du lycée général qui leurs sont associées vont achever d’ôter tout Lire la suite

Pour un 24 novembre politique : marchons, Nous Aussi, contre les violences sexistes et sexuelles

19 Nov

Nous Aussi

A l’occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, le mouvement Nous Toutes organise une marche le 24 novembre prochain afin d’en finir avec les violences sexuelles et sexistes.

Nous appelons à rejoindre cette marche, et à nous organiser activement afin d’en faire une réussite. Les conditions de cette réussite ne seront cependant pas réunies si au prétexte de lutter contre « toutes les violences sexistes et sexuelles », celles qui sont au premier rang de ces violences ne sont pas mises au centre de cette marche. Nous ne savons que trop bien à quel point notre effacement des luttes féministes perpétue notre isolement et ces violences. Avec « nous toutes », nous voulons pouvoir dire « nous aussi ».

En disant « nous aussi », nous voulons faire entendre les voix de celles pour qui les violences sexistes et sexuelles sont une expérience inséparable du racisme, du validisme, de la précarité, qui définissent nos quotidiens : les violences sexuelles que nous subissons sont souvent pour nous l’aboutissement de notre domination matérielle, économique et sociale dans chacun des aspects de nos vies, que ce soit au travail, à la fac, dans la rue, à la maison ou face à des policiers. Lire la suite