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Et nous jetterons la mer derrière vous

8 Déc

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Dans plusieurs pays du Moyen-Orient et de l’Asie centrale, on jette de l’eau derrière celui qui s’en va pour qu’il revienne en bonne santé.
C’est une échappée vers l’ouest, une plongée dans des routes qui s’entrecroisent. Aziz, Sidiqi, Housine et Younes nous emmènent dans leurs périples du foyer afghan ou marocain au chaos de la Grèce en crise en passant par les rues d’Istanbul. En filigrane, les rêves, les espoirs qu’ils portent. Nous voyageons avec eux dans ces villes non-lieux et ces zones frontière, grandes comme des pays entiers. C’est l’histoire d’une Europe, de ses réalités, de ses lois et de ses polices. C’est une histoire d’exil.
On les appelle, migrants, kaçak, metanastes, mais ils sont avant tout des hommes et des femmes sur le chemin de leur vie. Il n’en est qu’à son début, et ne trouvera peut-être jamais de fin.
Et nous jetons l’eau de toutes les mers traversées derrière leur pas.
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Procès : nos quartiers ne sont pas des stands de tirs !

22 Oct

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Le collectif du 8 Juillet nous invite à être présents au  » procès des policiers qui nous ont tirés dessus le 8/07/2009 » qui aura lieu du 21 au 25 novembre prochain à Bobigny.

La police nous a tiré dessus au flashball le soir du 8 juillet 2009 à Montreuil, alors que nous étions nombreux à manifester suite à l’expulsion de «La Clinique», un lieu d’organisation ouvert sur la ville. Parmi les six personnes blessées, cinq ont été touchées au dessus de l’épaule, précisément là où la police n’est pas autorisée à viser. L’un d’entre nous a perdu un oeil. Fait peu ordinaire, 7 ans plus tard, trois policiers vont finalement être jugés au Tribunal de Bobigny, du 21 au 25 novembre prochain.

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Guide de sécurisation en ligne pour militants / Jilian C. York

8 Août
Guide de sécurisation en ligne pour militants
Jilian C. York – The Electronic Intifada – 2 août 2016

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Face à l’accroissement des menaces numériques de la part d’Israël et d’autres gouvernements, les militants et les organisations peuvent prendre des mesures pratiques pour se protéger eux et leur entourage.

L’année dernière a vu se produire un bond dans les menaces numériques sur des individus et des organisations dans le monde entier, et ceux qui sont sur la question de la Palestine ne font pas exception.

Au cours des derniers mois, des attaques ont été menées sur des sites du mouvement de boycott, désinvestissement, sanctions (BDS), de même que des mails menaçants adressés aux militants et de nouvelles informations ont été données sur les capacités de contrôle d’Israël.

« Les dernières cyber attaques contre BDS semblent faire partie d’une guerre totale d’Israël contre le mouvement, dotée d’un appareil de répression juridique maccarthiste, du recours aux services de renseignement et de davantage de financement pour faire la propagande de la ‘marque Israël’ » a dit Mahmoud Nawajaa, le coordinateur général du Comité National Palestinien de Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BNC). « Ces attaques sont le signe du désespoir d’Israël face à l’isolement grandissant qui est le sien dans le monde, après avoir échoué depuis des années à endiguer la croissance du soutien au mouvement non-violent BDS, qui est un outil stratégique et efficace pour que les Palestiniens jouissent de leurs droits dans le cadre du droit international ».

Après plusieurs nouveaux incidents comportant des menaces numériques envers des militants de BDS et de la solidarité, je me suis mise à en parler avec différentes personnes dans le mouvement, afin d’en savoir plus sur les problèmes spécifiques qu’elles posent à chacun.

Les problèmes qu’ils ont évoqués sont divers, comme le sont les menaces qu’ils ressentent sur leur action et sur celles des autres, mais chaque personne à laquelle j’ai parlé a convenu que les menaces numériques sont en hausse.

Omar Barghouti, un militant palestinien de défense des droits humains et cofondateur de BDS m’a dit que la réponse ordinaire à de telles menaces a été de « renforcer encore notre sécurité électronique mais sans paniquer ni adopter des mesures strictes à cet égard ». 

Barghouti dit qu’un « effet inattendu » de telles attaques se produit couramment, qui « a donné le moral aux militants parce qu’ils se sentent après coup rassurés sur l’efficacité des campagnes pour les droits humains que nous menons ».

Bien que de telles attaques puissent apporter ce type de confirmation, elles sont néanmoins une gêne dans un travail qui est important.

Cet article peut être une ressource concise pour faire face aux problèmes les plus couramment cités. Il n’est en rien exhaustif mais peut apporter aux militants et aux organisations les premiers éléments d’une amélioration de la sécurité numériques.

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All power to the people (Textes et déclarations des Black Panthers)

2 Juin

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« organiser la rage »

Collectif angles morts

Beaucoup de choses ont été dites à propos du Black Panther Party et à la fois trop peu. L’imagerie du Black Panther Party et quelques citations brandies comme des résumés réducteurs de cette expérience ont souvent nourri des fantasmes et figé une histoire encore méconnue, une histoire violente, complexe et contradictoire dans un pays qui était alors secoué par de multiples mouvements : bataille pour les droits civiques et révoltes urbaines, mouvement contre la guerre au Vietnam, féminisme, contre-cultures, radicalisation ouvrière.

De la même manière que la vie de Malcolm X est souvent présentée comme une trajectoire de rédemption l’ayant conduit du « racisme anti-blanc » à l’internationalisme socialiste, on voit souvent esquissé un parcours similaire quand il est question des Black Panthers, qui seraient passées du nationalisme noir séparatiste au marxisme-léninisme internationaliste. En réalité, on cherchera en vain cette trajectoire linéaire.

Il serait plus juste de voir le Black Panther Party comme une synthèse en tension permanente de nationalisme noir et de socialisme révolutionnaire. Les Panthères sont donc à la fois un mouvement -d’affirmation raciale – dans un pays où la domination blanche et la ségrégation modèlent les existences – avec toutes les haines, les affects et les stratégies que cela implique, et un mouvement révolutionnaire prônant la lutte des classes et la solidarité internationale avec les peuples qui combattent le capitalisme, l’impérialisme américains et la suprématie blanche1. Le nationalisme noir – notamment à travers le mot d’ordre d’autodétermination de la « colonie noire » –, si présent dans le fameux programme en dix points du parti, restera un des piliers du Black Panther Party :

Notre principal objectif politique est la mise en place, sous l’auspice des Nations unies, d’un référendum ouvert seulement aux sujets de la colonie noire, afin que le peuple noir puisse décider de son destin en tant que nation.

Le nationalisme des Panthères est un nationalisme révolutionnaire où l’autonomie de la communauté noire signifie à la fois la rupture complète avec le système d’oppression et d’exploitation et la transformation profonde de tous les aspects de l’existence. C’est aussi en cela qu’ils s’opposent aux courants modérés et « petits-bourgeois » qui sont aux commandes des organisations du mouvement des droits civiques et qu’ils travaillent au recrutement dans les marges de l’Amérikkke, dans les ghettos, les gangs, les pénitenciers, de ceux qu’ils appellent les « frères du bloc », bloc qui désigne autant les blocs d’immeubles que les blocs cellulaires des prisons.

Prenant acte de la ségrégation raciale, sociale et spatiale, le parti des Panthères choisit les communautés comme unité de base d’organisation et d’action. Celles-ci ont toujours été définies sur une base raciale, ce qui va amener les Panthères à poser la question des alliances avec les organisations similaires dans les communautés portoricaines, chicanas, chinoises et blanches, et à mettre cette orientation en pratique.

Enfin, on assiste également à des tentatives de survalorisation de certains aspects de l’activité des Panthères au détriment d’autres. Ainsi, certains insistent sur les programmes communautaires (comme les petits déjeuners gratuits pour les écoliers) pour dépasser l’imaginaire de l’autodéfense armée, laquelle est par d’autres mise en avant comme une activité unique, sans doute du fait de la puissance des images qu’elle renvoie. Mais dans cet imaginaire et cette fascination, l’insistance sur cette dimension « militaire » ne va jamais bien loin, que ce soit en amont, en n’inscrivant pas le Black Panther Party dans une tradition d’autodéfense noire qui remonte aux temps de l’esclavage et de la ségrégation, ou en aval, car il faudrait alors notamment parler de la Black Liberation Army, du passage de l’autodéfense armée à la lutte armée qui impliqua un grand nombre de militants du Black Panther Party, qui tomberont sous les balles de la police ou sont encore aujourd’hui enfermés dans les prisons américaines. Lire la suite

Un exilé nique les contrôles

7 Août
Article paru sur le blog  Passeurs d’hospitalités ~ des exilés à Calais

UN EXILÉ NIQUE LES CONTRÔLES

Malgré tous les contrôles, un exilé est entré dans le Tunnel sous la Manche ce mardi, l’a traversé à pied, et n’a été arrêté par les Britanniques que près de l«a sortie à Folkestone.

http://www.nordlittoral.fr/faits-divers/un-migrant-atteint-l-angleterre-a-pied-par-le-tunnel-ia0b0n231587

C’est arrivé juste après que les ministres de l’intérieur français et britannique aient publié une déclaration commune disant entre autres :

« Toutes ces mesures vont dans le même sens et envoient un signal fort : nos frontières sont sûres »

http://www.lejdd.fr/International/Europe/Migrants-Paris-et-Londres-font-bloc-744906

Cet homme nous offre un rappel à la réalité, ridiculisant les rodomontades des ministres conjoints.

Cette déclaration inter-ministérielle, qui oscille entre autosatisfaction et emphase dramatique, contient d’autres perles. Par exemple :

« Pour la France comme pour le Royaume-Uni, les choses sont claires : mettre fin à cette situation est une priorité absolue. »

En politique intérieure, le chômage n’est qu’une bagatelle insignifiante, face à la perturbation que la présence de trois mille exilé-e-s à Calais cause à l’ordre du monde. En politique extérieur, la guerre en Syrie disparaît des radars devant le fardeau insupportable que représentent quelques dizaines de réfugiés syriens qui viennent passer la frontière britannique. « Les migrants, vous dis-je » répètent nos Diafoirus associés, penchés au chevet de la soixantaine de millions d’habitants de leurs pays respectifs.

L’article de Nord Littoral révèle quelques autres éléments savoureux.

La direction d’Eurotunnel, accusée de Lire la suite

Aller à la guerre en métro

13 Juil

Aller à la guerre en métro
RESISTONS ENSEMBLE / bulletin numéro 143 / juillet/août 2015

Sommaire:

– Aller à la guerre en métro
– « Le cas par cas, on n’en veut pas ! »
– [ S U R L E V I F ]
Jardins d’Éole, « T’as pas de papiers, tu bouffes pas »
– [ R I P O S T E dans les quartiers populaires ]
Ali Ziri, Lamine Dieng, Nabil Mabtoul
– [ C H R O N I Q U E D E L ’ A R B I T R A I R E ]
Lille, procès des fraudeurs du métro
Non aux agressions des  milices sionistes et fascisantes en France !
IAATA.info : « J’abdique »…
Violence ordinaire subie par les Rroms
« 6 réintégrations 0 sanction »
– [ A G I R ]
Le Bal de Reprimé-es

re143-juillet-2015

 

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La chasse des chibanis reprend à Asnières

11 Oct

Nous relayons un texte de Ristel Edimo pour Yabiladi, qui apporte de nouveaux éléments à ce que nous évoquions ici.

« Depuis quatre mois, les chibanis d’Asnières n’avaient plus reçu leurs pensions de retraites. Et pour cause ! Ils seraient considérés par l’administration comme étant des fraudeurs. L’Association des travailleurs maghrébins en France (ATMF) est montée au créneau et après des manifestations, certains ont pu obtenir gain de cause. Mais une partie subit encore « l’injustice », estime l’ONG qui entend saisir les tribunaux.

C’est un profond sentiment de colère et de frustration qui anime, en ce moment, les vieux retraités magrébins résidant dans les foyers Adoma d’Asnières. Au nombre de 70, ils ne recevaient plus leur retraites depuis juin 2013 et selon les membres de l’ATMF, on ne leur a jamais donné les raisons. »

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