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Ya Raha

13 Sep

« Pourquoi ton cœur est si triste ?

Et pourquoi restes-tu là si misérable ?

Les difficultés prendront fin et tu n’as plus à apprendre ou construire quoi que cela soit

Les jours ne durent pas tout comme ta jeunesse et la mienne » 

 

Dans une interview donnée au journal l’Humanité,  Naïma Huber-Yahi historienne, spécialiste de la musique algérienne et maghrébine en France revient à l’occasion de la mort de Rachid Taha sur son parcours et son apport à la chanson française. Tout y est, il n’y a rien d’autre à ajouter pour expliquer la peine de celles et ceux qui ont grandi et vécu avec cette bande son:

« Ce « cri » en provenance de la banlieue lyonnaise, ce « rock beur » est né d’un mélange de mobilisations contre les crimes racistes et sécuritaires et de l’engouement pour la musique d’outre-manche. L’avènement de ce « London Calling » à la Française marque une rupture générationnelle forte avec les aînés qui chantaient les affres de l’exil et la nostalgie de la terre natale. Avec Carte de Séjour, les dimensions politiques et esthétiques changent radicalement : le message sera : « On est ici chez nous » et le métissage rock n’roll et langue arabe dialectale propose une nouvelle fusion d’avant-garde réjouissante. Lire la suite

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Miriam Makeba – Soweto Blues (Live in Concert)

21 Août

R.I.P. Aretha Franklin (1942-2018)

16 Août

Archie Shepp

9 Août

Livre du samedi : Mixtapes / Sylvain Bertot

28 Juil

 

Mixtapes : Un format musical au coeur du rap

Sylvain Bertot

L’auteur retrace l’évolution de ces sélections de morceaux et leur importance grandissante dans l’histoire du rap, des compilations faites maison et vendues hors marché aux mixtapes parfois mieux considérées que les albums eux-mêmes. Il propose ensuite une sélection d’enregistrements réalisés par des artistes célèbres ou des rappeurs moins connus mais prometteurs. Lire la suite

The Last Poets

7 Juin

Black Mirror Selekta #16 : Tribute To Gil Scott Heron 2 & 3

14 Mai

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Hommage par les samples à Gil Scott Heron, grand poète torturé, musicien de génie et activiste de la cause noire mort en 2011 peu après avoir sorti son premier disque depuis 16 piges, le splendide « I’m New Here » qui le rappela à la mémoire de tous les amoureux de musique qui saigne. Régalez-vous des deux selektas qui suivent, toujours par Black Mirror, émission hip-hop, de la radio ariégoise La Locale.

 

 

L’œuvre de Gil Scott Heron, immense, fut remise en lumière par le crépusculaire « I’m New Here » sorti en 2010 juste avant sa mort, après 15 ans de silence. Nombreux sont les rappeurs et producteurs qui ont salué l’homme et le musicien quand il s’est éteint, et ont redit tout ce qu’ils lui devaient. Des boucles idéales, quelques mots glissés en intro d’un morceau ou en conclusion d’un album, une attitude de défi désinvolte face au pouvoir sous toutes ses formes. Mais surtout, au delà même de la forme et de sa scansion proto-rap – qu’il n’était déjà pas le seul à pratiquer quand il commença, les Last Poets et les Watts Prophets entre autres réinvoquaient eux aussi l’art des griots dans le ghetto –, c’est sa démarche d’alchimiste qui préfigurait l’ouragan rap qui allait tout emporter au cours des décennies suivantes : faire de l’Art avec la rue, de l’or avec la merde, de l’exceptionnel avec le médiocre, de l’éternel avec le quotidien. Il changeait le slang en littérature. C’est en cela qu’il était bien un « bluesician », tel qu’il se désignait lui-même, qu’il renouait avec cette tradition du musicien qui n’est qu’un parmi les autres, qui n’est que la voix d’un peuple réduit au silence. Plus qu’un pionnier, c’était donc un trait d’union, un pont entre le blues vagabond du sud de son enfance et le hip-hop à naître dans les rues de son Bronx d’adoption.  [ La suite sous la deuxième selekta ]

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