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Black Mirror Selekta #8 : Barbara & The Browns

25 Déc

 

BARBARA BROWN copie

Black Mirror, l’émission hip-hop partage avec nous une selekta par semaine, parce que la zik fait partie de notre histoire ! C’est Noël, et c’est avec Barbara & The Browns que ça se passe !
Bonne écoute !

Hommage à l’une des voix méconnues les plus bouleversantes du R&B, Barbara Brown, qui enregistra essentiellement en famille avec ses trois sœurs et son frangin. Ils officiaient depuis tout jeunes dans la musique d’Église, en formation gospel, mais se sont vite tournés comme beaucoup vers le profane.

Très peu d’éléments biographiques disponibles, très peu de disques finalement (dont quelques singles pour Stax tout de même) au vu de ses inoubliables interprétations. Elle n’enregistra que pendant une petite dizaine d’années au tournant 60’s-70’s, mais chaque pièce immortalisée est un joyau d’émotion, de précision, de grâce.

Frissons garantis donc dans la selekta de la semaine, agrémentée comme d’hab’ de quelques covers surprenantes et de quelques versions rap délicieuses.

Le pur son rugueux du sud, la magie vocale, la soul à l’état pur.

Tracklist :

01. Barbara & The Browns – Can’t Find No Happiness
02. Barbara & The Browns – It Hurts Me So Much
03. Barbara & The Browns – Play Thing
04. James & Bobby Purify – I Don’t Want To Have To Wait
05. Barbara & The Browns – I Don’t Want To Have To Wait
06. Diamond District – Hologram
07. Barbara & The Browns – Man Around The House
08. Barbara & The Browns – If It’s Good To You (It’s Good to me)
09. Barbara & The Browns – There’s A Look On Your Face
10. Barbara & The Browns – Great Big Thing aka Till You
11. Barbara & The Browns – Big Party
12. Barbara & The Browns – Things Have Gone To Pièces
13. Barbara & The Browns – In My Heart
14. Cormega – Extreme Wit 16
15. Wu Tang Clan – Yall Be Warned
16. Barbara & The Browns – My Lover
17. Barbara & The Browns – Plenty Of Room
18. Barbara & The Browns – Got To Be Somebody
19. Bo Diddley – She’s Fine, She’s Mine
20. Willie Cobbs – You Don’t Love Me
21. Barbara & The Browns – You Don’t Love Me
22. Dawn Penn – You Dont Love Me aka No No No (Coxsone Version)
23. Barbara & The Browns – Things Have Gone To Pieces (Alternative Version)

Et comme il est bien difficile de trouver ces morceaux en bonne qualité sans cracher de monnaie, des cadeaux et la playlist sont à télécharger ici !

Une émission de la radio ariégoise La Locale.

 

BCK MIR STICKER last
Black Mirror, émission hip-hop

Les selekta des camarades de Black Mirror déjà publiées :
Tribute To Prodigy
Al Green Resampled – triple selekta !
O.V. Wright Selekta
Message To The Soul Sisters ! Songs Of The Funky Divas
Seize The Time ! Black Panther Party Songs
Give The People What They Want ! Motivation Soul Music
Pilote Black Mirror Selekta – Soul, Funk, Early Reggae

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Black Mirror Selekta #7 : Tribute To Prodigy

18 Déc

BCK MIR PRODIGY

Black Mirror, l’émission hip-hop partage avec nous une selekta par semaine, parce que la zik fait partie de notre histoire !
Bonne écoute !

2017 qui s’achève aura été une année bien sombre pour les amoureux de musique. Beaucoup de grands sont morts, et on ne parle pas là de celui qui a eu droit aux honneurs posthumes d’une République et d’élites qui font mine de l’avoir toujours admiré pour laver leur mépris de classe dans un populisme nauséabond.

De vraies légendes se sont éteintes : Charles Bradley le bouleversant soulman reconnu sur le tard ; Al Jarreau l’iconoclaste pianiste jazz de génie ; Chuck Berry, à qui les rockeurs de pacotille doivent tout ; Fats Domino, le roi de la Nouvelle Orléans qui avait miraculeusement survécu à l’ouragan Katrina ; Lil Peep, le fer de lance de la nouvelle scène rap gothique… Et surtout, le 21 juin dernier, une perte immense pour tous ceux et toutes celles que le hip-hop a élevé. Prodigy, cofondateur d’un des plus grands groupes de tous les temps et qui a pour toujours changé le visage du rap, notamment français : Mobb Deep.

Albert Johnson, de son vrai nom, était frappé depuis la naissance par une maladie en forme de malédiction, la drépanocytose – génétique, touchant dans une écrasante majorité les Noirs – qui lui a fait souffrir le martyr tout au long d’une trop courte existence toute entière dédiée au rap.

Havoc et lui se rencontrent au collège, dans le quartier de Queensbridge à New York, et sortent leur premier essai commun en 1993, le trop peu remarqué « Juvenile Hell ». C’est avec le suivant, « The Infamous » (les « tristement célèbres ») qu’ils vont vraiment trouver un style dont l’influence semble insondable. Combien d’albums de rap français dans les années qui suivent vont tenter de reproduire jusqu’à la nausée ces caisses claires sèches à l’interminable écho, ces boucles dépouillées, lointaines et mélancoliques, ces atmosphères lugubres qui transpirent les trottoirs mouillés et les soirées coupe-gorge, Lunatic et la Cliqua en tête ? « Hell On Earth« , sorti en 1996, viendra encore enfoncer le clou, au point que le son de New York a l’époque semble y être tout entier contenu. Quels rappeurs en devenir ne se sont pas essayés alors aux diaboliques boucles de « Survival Of The Fittest » ou de « Shook Ones » ?

Mais Mobb Deep, ce n’était pas qu’un son, ce n’était pas que des productions au cordeau signées pour la plupart par Havoc, mais toujours épaulé et guidé par Prodigy, à la substance piochée dans l’immense collection soul/funk/jazz de leurs darons. C’était aussi une attitude, glaciale, des lyrics menaçants et sans concession, une alchimie parfaite de grains de voix qui ne sont pas là pour blaguer. Mobb Deep ne s’écoutait jamais mieux que sourcils froncés sous une capuche. Le groupe perdit de son identité dans les années 2000 avant de se séparer, mais Prodigy continua d’enchaîner des classiques indépassables, quand il trouvait un prodo à la hauteur de ses rimes douloureuses. Pas besoin de disserter sur les dérives complotistes dans lesquelles il lui arriva de sombrer, et qui sont surtout l’expression d’une paranoïa qui l’accompagnait depuis trop longtemps, lui pour qui tenir debout relevait parfois du calvaire, lui dont les veines ne cessaient de charrier le poison. Quand Prodigy rappait, tu l’écoutais. C’était du rap de condamné, du rap qui pue l’urgence de vivre, les mots de celui qui sait que la mort se tient autant à chaque coin de rue que dans sa propre carcasse.

Nombre de mixes, dont certains excellents, on payé le tribut qui est dû à son immense parcours. De nôtre côté, pour ne pas faillir aux traditions, c’est par les samples qu’on a décidé d’aborder son œuvre monstrueuse. Comme une manière d’inciter à se replonger corps et âmes dans une des discographies les plus remuantes du rap mondial.

Rest in Powa, P.

Tracklist :
01.Mobb Deep – Where Ya Heart At
02. Sade – Fear
03. The Whispers – Can’t Help But Love You
04. Mobb Deep – Drop A Gem On ’em
05. Aretha Franklin – You Are My Sunshine
06 – Mobb Deep – Can’t Get Enough Of It
07. Big Pun – Tres Leches (Triboro Trilogy) Feat. Prodigy & Inspectah Deck
08. Gary Burton – Las Vegas Vango
09. Mobb Deep – Pearly Gates Feat. 50 Cent
10. Tavares – The Judgement Day
11. LL Cool J – I Shot Ya Feat. Fat Joe, Foxy Brown, Keith Murray, Prodigy
12. Lyn Collins – Put It On The Line
13. Mobb Deep – Temperature’s Rising Feat. Crystal Johnson
14. Patrice Rushen – Where There Is Love
15. Mobb Deep – Still Shinin’
16. Willie Hutch – Hospital Prelude Of Love Theme
17. Prodigy – Mac 10 Handle
18. Edwin Starr – Easin’ In
19. Geto Boys – Mind Playing Tricks On Me
20. Right Back At You Feat. Ghostface, Raekwon & Big Noyd
21. Les Mccann – Benjamin
22. Mobb Deep – Apostle’s Warning
23. Michael Jackson – People Make The World Go Round
24. Mobb Deep – Quiet Storm (Remix)
25. Grand Master Flash & Melle Mel – White Lines (Don’t Do It)
26. Mobb Deep – G.O.D. Pt. III
27. Moroder – Scarface Theme
28. Mobb Deep – It’s Mine Feat. NaS
29. Al Green – The Letter
30. Capone ‘N’ Noreaga – L.A. L.A Kuwait Mix Feat. Mobb Deep x Tragedy Khadafi
31. Mobb Deep – Give Up the Goods (Just Step) Feat. Big Noyd
32. Esther Phillips – That’s All Right With Me
33. O.V. Wright – A Fool Can’t See The Light
34. Mobb Deep – True Lies

Une émission de la radio ariégoise La Locale.

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BCK MIR STICKER last
Black Mirror, émission hip-hop

LA FIN DES RADIOS LIBRES, MERCI MACRON !!! FPP 106.3FM

15 Déc

Depuis de nombreuses années, l’État, à travers le CSA et le FASDIL se désengage du soutien qu’il apportait aux radios associatives de secteur A. Le cycle de libertés des ondes obtenu après de nombreuses années de lutte en 1981 est aujourd’hui étouffé économiquement par la réduction des subventions institutionnelles devant garantir l’indépendance des radios libres. Avec la récente suppression des Emplois aidés c’est aujourd’hui notre mort qui à court-terme vient d’être programmée par le gouvernement, car toute l’économie et l’emploi de ce secteur dépendait du maintien de ce statut. La suppression des Emplois aidés est le dernier coup de couteau dans le dos que nous porte le gouvernement. Ce que réalise avec une telle mesure ce gouvernement c’est la censure définitive de l’expression radiophonique libre sur la bande FM.
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Black Mirror Selekta #6 : Al Green Resampled !

11 Déc

Al Green 1 copie.jpg

 

Black Mirror, l’émission hip-hop partage avec nous une selekta 100% musicale chaque semaine, et un texte qui nous rappelle l’histoire qui va avec !  Cette semaine, gros programme, on enquille trois selektas de Samples & Covers !! Bonne écoute !

 

 Le révérend Al Green aurait pu passer sa vie entière à chanter les louanges de Dieu. Et c’est d’ailleurs ce qu’il fait encore aujourd’hui. Mais pour le bonheur de nos oreilles et de nos âmes, il offrit quelques temps sa voix de miel à la musique du diable.

Né en Arkansas dans les années 1940, de famille très nombreuse et très pieuse, il chanta dès ses neuf piges dans un quartet gospel avec trois de ses frères. Leur talent leur permet de tourner dans le sud-est américain sous l’égide de leur dur daron métayer. Ils déménagent ensuite dans le Michigan, et continuent à se produire dans le Nord. Mais Al, adolescent, aime trop la musique, et il ne la juge pas sur des critères moraux : il y a la bonne et la mauvaise, c’est à dire celle qui te soulève le cœur et celle qui t’indiffère. Surpris par le daron alors qu’il se délecte du défroqué Jackie Wilson à la radio, il est viré du groupe.

Il embrasse alors la musique profane avec des copains de lycée, avant de se faire repérer en 1969 par Willie Mitchell, D.A du renaissant label de Memphis Hi Records qui vient de trouver une nouvelle jeunesse en la personne d’Ann Peebles. Signé en solo, sa voix de miel trouve dans la basse monstrueuse, le duo rythmique implacable, la violente section de cuivres et les tapis de cordes majestueux qui font la miraculeuse patte de Mitchell, l’écrin idéal pour envoûter son monde. Très vite, le succès déferle, et il devient star, icône, sex symbol, figure de proue d’un label qui incarne à jamais la perfection de la southern soul début 1970.

Mais les pactes qu’on signe avec le diable finissent toujours par revenir frapper à la porte. Aussi, quand une admiratrice, amoureuse, petite copine qui s’imagine fiancée en devenir, l’asperge de gruau bouillant à la sortie de son bain avant de se brûler la cervelle dans la chambre voisine le temps qu’il reprenne ses esprits, il y voit un signe que son destin risque fort de s’assombrir s’il poursuit plus loin son chemin hors des voies du Seigneur. On est alors en 1974. Il achète une Église à Memphis, accepte un autre type de consécration et s’offre de plus en plus à sa première vocation pastorale. Il enregistre encore quelques belles pièces de soul music, mais décidément là n’est pas son salut. En 1979, il chute de scène alors qu’il y célèbre une fois de trop les plaisirs terrestres, manquant une fois encore d’y rester. On ne joue pas avec le feu des enfers. Il abandonne définitivement la musique du diable.

Mais ces dix années furent bénies, musicalement. Et ces pêcheurs et voleurs invétérés que sont les rappeurs ne s’y tromperont pas quelques années plus tard, eux dont la musique naît quand celle d’Al Green se meurt.

Hommage appuyé en trois épisodes, les deux premiers se concentrant sur les samples marquants, le dernier sur les morceaux aussi divins que diaboliques qui manquent aux précédents.

Merci, Révérend. 

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Émission radio Quartiers Libres : Fragmentation Politique ?

5 Déc

 

Black Mirror Selekta #5 : O.V. Wright !

4 Déc

OV Wright copie

Black Mirror, l’émission hip-hop partage avec nous une selekta par semaine, parce que la zik fait partie de notre histoire !
Bonne écoute !


On est nombreux à l’avoir connu par le biais des compilations « Shaolin Soul », notamment pour sa déchirante version du spiritual classique « Motherless Child » samplé sur le titre éponyme de Ghostface Killah. C’est en effet aux diggers du rap qu’on doit sa redécouverte tardive, lui qui ne connut que rarement le succès qu’il méritait au cours d’une vie bien trop courte dévastée par la drogue, la tise et la prison. Né dans le Tenessee en 1939 et mort en 1980 en Alabama, il incarne pourtant l’essence de la soul du deep South, toute contenue dans sa voix à nulle autre semblable qui servit d’abord l’église avant de se livrer corps et âme à la musique du diable, le blues. C’est sans doute avec Willie Mitchell qu’il donna ses plus grands morceaux au tournant des années 1970, sa voix d’ange déchu chevauchant rythmiques rugueuses et chœurs languissants.

Il enregistra finalement assez peu, mais hormis quelques sonorités plus faciles en toute fin de parcours, l’essentiel de ce qu’on peut entendre de lui frôle tout simplement le sublime. Une sélection de nos morceaux fétiches de cette figure maudite, ponctué de quelques versions samplées et autres renversantes covers.

Et la playlist en bonus, à télécharger ici !
Une émission de la radio ariégoise La Locale.
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Black Mirror Selekta #4 : Funky Divas !

27 Nov

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Black Mirror, émission hip-hop, revient nous hanter avec une selekta par semaine !

Hommage en musique à celles qui sont passés dans la revue du tyran James Brown, et dont il a absorbé le groove, le talent et la grâce jusqu’à les lessiver.

Cantonnées le plus souvent au rang de choristes, ces immenses chanteuses devaient se contenter de sa trop grande ombre, alors qu’elles sont renversantes.

 

Pour la longue série consacrée à James Brown et sa clique, ou des vidéos des copines, RDV !

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