Archive | Toujours là! RSS feed for this section

Liberté !

11 Avr
Deux semaines se sont écoulées depuis ma libération, après dix longs mois d’enfermement derrière les murs de la maison d’arrêt de Fleury Mérogis. Je m’excuse d’avoir tant tardé à m’exprimer, mais la « sortie » et le « retour à la normale » m’ont demandé un certain temps d’adaptation.
A travers ce texte je souhaiterais tout d’abord exprimer mes remerciements et ma reconnaissance envers toutes les personnes qui se sont mobilisées pour exiger ma libération, et toutes celles qui m’ont soutenu au quotidien sur toute la durée de ma détention. Je pense avant tout aux membres de ma famille, les plus touchés par l’épreuve qui leur a été imposée, victimes collatérales du système judiciaire et victimes à part entière du monde carcéral, mais qui ont fait face à mes côtés à chaque instant, tout en se mobilisant pour faire connaitre ma situation afin de créer des liens de solidarité . A mon frère, qui a lui aussi subi la prison et la vengeance d’Etat, et qu’il m’est encore interdit de voir et de serrer dans mes bras. A tout mes proches, qui ont été présents depuis le début, et qui m’ont soutenu jusqu’au bout.
Je remercie une fois encore les professeurs de sociologie de la fac de Nanterre, qui m’ont permis de poursuivre mes études, de sortir l’espace de quelques heures de ma seule condition de détenu tout en me donnant les armes pour affronter la prison avec un regard critique. Je remercie également toutes les structures et toutes les personnes qui se sont mobilisées pendant ces dix mois à travers des actes concrets, ou qui se sont simplement exprimées par quelques mots écrits sur une lettre, pour me rappeler que, même loin de tout, je n’étais pas seul. Enfin, je voudrais remercier les camarades, d’ici et d’ailleurs, qui font face à la répression par la continuité des luttes, partout et toujours.

Lire la suite

Retour au réel

11 Avr

Cette campagne présidentielle a le mérite de remettre les pendules à l’heure sur quasi tous les sujets en mettant le PS et le reste des candidats de droite et d’extrême-droite face à leurs contradictions et leur nature réelle.

Après Fillon rattrapé par son train de vie de grand bourgeois et le PS qui montre qu’il est officiellement un regroupement d’élus de droites voici le tour des candidats « anti-système » de droite de se prendre les pieds dans le tapis.

Commençons par le FN. Inutile de revenir sur les histoires judiciaires et autres déclarations racistes, elles ne convaincront pas les gens qui sont séduits par la façade « anti-système » (soit insulter les personnes en position de faiblesse et escamoter du fric en Suisse). Le racisme du FN qui est pourtant la marque de fabrique de ce parti , n’empêche pas certains au quartier de nous vendre le FN comme une solution. Certains, parmi les plus azimutés vont même trouver ses déclarations sur la rafle du Vel d’Hiv’ comme un symbole de résistance au « Nouvel Ordre Mondial ». Le racisme s’est tellement incrusté dans la tête de certains des nôtres que ce n’est pas en luttant sur ce terrain qu’on arrivera à faire comprendre la supercherie.

Analysons cette solution au regard de l’expérience Trump. Le FN est en délicatesse parce que lui et ses nombreux soutiens dont Alain Soral, et Egalité et Réconciliation sur le Net, nous ont vendu Trump comme l’alternative « anti-système » à la politique américaine habituelle. Son nationalisme et son racisme anti-latino devaient sauver la race blanche et arrêter le chômage avec un mur à la frontière mexicaine tout en mettant fin aux logiques impériales étatsuniennes, qui comme tout bon troll d’extrême droite le répète à longueur de post sur le net sont le produit de la domination juive sur le monde. Trump et Poutine allaient marcher main dans la main, et puis … Le réel revient au galop. Les Lire la suite

Le livre du samedi : Vérité et Justice pour Mohamed Diab

8 Avr

Le 29 novembre 1972, Mohamed Diab est assassiné en plein commissariat de Versailles par le brigadier René Marquet. Exécuté d’une rafale de pistolet-mitrailleur de sang-froid, s’en suit une mascarade politique et judiciaire et un non-lieu huit ans après pour le policier assassin.
Le texte présenté ici par les Éditions Premiers Matins de Novembre a été publié en 1973 dans le troisième numéro de la revue Communisme par un militant du Comité pour la Vérité sur la mort de Mohamed Diab. Car il y a bien eu, comme en témoigne ce texte, un comité de soutien et une lutte autour de la mort de Diab, tombé sous les balles de la police française. Ce texte est à la fois une réaction à chaud suite au meurtre, une analyse politique de ce que représente l’assassinat de Diab, et une archive précieuse qui fournit un exemple de contre-enquête militante et populaire sur les crimes policiers. Anonyme, il nous permet à la fois de prendre conscience de la continuité des violences et meurtres policiers comme structure de l’État français mais aussi de leur envers trop souvent passé sous silence ou minimisé : la continuité des résistances et des luttes des premier.e.s concerné.e.s par cette domination structurelle. On peut y lire en effet, autour de ce qui a souvent été réduit à la mort d’un travailleur immigré, une « bavure policière » ou à une affaire judiciaire froide et dépersonnalisée, les mots de la famille de Mohamed Diab, ceux de sa soeur Fatima réclamant justice mais rétablissant surtout la vérité sur les faits. On y lit déjà l’organisation nécessaire et parfois difficile entre la famille de la victime, les avocats et les membres du collectif de soutien. Y sont relatées les résistances quotidiennes et nécessaires face à la machine judiciaro-politique mise en place par l’État et ses institutions juste après le meurtre. Lire la suite

Le sale air de la peur : RWANDA 94, génocide des Tutsi et implication française

7 Avr

7 avril, c’est le sombre anniversaire du début du génocide rwandais. On réécoutera donc cette spéciale de l’émission Le sale air de la peur.

Triste anniversaire. Ni oubli ni pardon face aux responsabilités françaises dans le génocide des Tutsi au Rwanda. Alors, 23 ans après, on s’est donné le temps de revenir sur cette histoire abominable. En mémoire des victimes et pour que l’impunité et le négationnisme n’aient pas le dernier mot.

Sitou Koudadjé /J’ai vu comment ces gens te regardent quand tu n’es personne

5 Avr

Emission radio Quartiers Libres : Les Intellectuels Réactionnaires

4 Avr

Ali / Dialogue

24 Mar

 

L’ami, la vie n’est pas un monologue
Adorateur du créateur, commandement un du décalogue
Du chemin, que se poussent les démagogues
Nos gosses n’ont pas besoin de mythos mais de bons pédagogues
Pas de paix face à Gog et Magog
Mon corps vogue, l’esprit aiguisé comme Ghost Dog
Pas de Seppuku de tragédies à la Van Gogh
Vers la porte de l’éternité nos destins s’engagent
« Salam » dans les mosquées, « shalom » dans les synagogues
Seuls les cœurs sincères sont ouverts au dialogue
L’ami, la vie n’est pas un monologue, salut à mes homologues Lire la suite