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Rétablir la vérité / Justice pour Adama

7 Déc

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Paris : un camp inhumanitaire

3 Déc

Paris : un camp inhumanitaire

Texte de Passeurs d’hospitalités ~ des exilés à Calais

Paris est parfois présentée comme la banlieue de Calais, du point de vue de la migration vers le Royaume-uni. Plus précisément, un lieu où l’on arrive du fait de la centralisation du réseau de transport en France, ou l’on se renseigne, s’oriente, prend des contacts, attend une opportunité de départ, parfois aussi choisit de rester en France.

Par rapport à la frontière britannique, le renforcement des contrôles dans le port de Calais (2000) puis autour du Tunnel sous la Manche (2001), puis la fermeture du Centre de Sangatte (2002) renforcent ce rôle de lieu d’attente et de repli en cas de fortes pression policière sur les lieux de passage.

Les campements parisiens, qui apparaissent à la suite de la fermeture du Centre de Sangatte, dont le reflet de ce rôle de Paris dans les parcours migratoires, mais aussi de la politique de non-accueil des gouvernements français qui se traduit par une mise à la rue des personnes en demande de protection (mineur-e-s, demandeur-se-s d’asile), et du recul général de la solidarité publique qui conduit entre autre à un engorgement des dispositifs d’hébergement d’urgence et des formes de ségrégation de plus en plus prononcées dans l’accueil.

Comme à Calais, la politique menée est celle du déguerpissement, destruction des campements, avec ou sans arrestations, harcèlement policier. Dans le courant de l’année 2015, avec la médiatisation de l’arrivée en Europe des exilé-e-s et le courant de solidarité qu’elle suscite, le déguerpissement s’accompagne de la dispersion vers des lieux d’hébergements plus ou moins précaires, avec ou sans accompagnement, dans toute l’Île-de-France et au-delà. Ces lieux de dispersion sont progressivement devenus plus pérennes et ont été intégrés au dispositif des Centres d’Accueil et d’Orientation (CAO – voir ici, ici, ici et ), créés pour disperser les exilé-e-s de Calais, puis de Grande-Synthe près de Dunkerque. Lire la suite

Retour sur la médiation autonome du quartier de Boyenval / Communiqué de La vérité pour Adama

30 Nov

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Mercredi 23 novembre au soir, Youssouf et Bagui Traoré ont étés placés en détention provisoire, par le tribunal de Pontoise au fait de la soirée du jeudi 17 novembre. Ils sont accusés, sans preuves avérées, d’ « outrage », « rébellion » et « menaces de mort » sur agents des forces de l’ordre. La plainte est portée par 9 policiers municipaux, soutenu par le témoignage des gendarmes de la ville. Cette décision de justice, nous ne pouvons pas la prendre autrement que comme un acharnement des institutions policières et judiciaires, et de la gendarmerie envers notre famille, et une intimidation afin de détruire notre cellule familiale. Nous sommes satisfaits par ailleurs d’avoir obtenu le dépaysement à Paris de l’instruction sur la mort d’Adama et que le tribunal de Pontoise ne sera pas responsable de la procédure. Nous avons depuis gagné en rage et en courage. Nous saurons aller de l’avant et continuer le combat.
Notre frère, ami, fils, Adama a été tué lors de son interpellation par les gendarmes de la ville de Beaumont sur Oise le 19 juillet dernier. Nous exigeons toujours leur mise en examen. Pour toute réponse, ses petits frères dorment en prison. Leur tort a été de se battre pour la justice et la vérité. Il est hors de question pour nous de faiblir. La force de notre lutte tire sa source dans le soutien local des habitants de Beaumont sur Oise et du quartier de Boyenval. Nous savons nous organiser pour concentrer nos forces dans le quartier et nous sommes fiers de ce que nous avons accomplis en quelques mois. Nous ne sommes pas seuls, nous l’avons réalisé jeudi soir dernier.
Mercredi soir, devant l’incendie d’une façade d’immeuble et l’agression d’un chauffeur de bus, l’incendie de ce bus et d’autres voitures, les habitants ont été abandonnés par les forces de l’ordre et les secours. Ce sont les locataires, dont Samba Traoré, le frère d’Adama, qui se sont appliqués tant bien que mal à éteindre les flammes, au risque de se blesser grièvement. Le lendemain matin, la maire Nathalie Groux est venue visiter le quartier, voulant exhiber son soutien aux habitants qui ont dû faire face à ces violences seuls. Cette visite de formalité n’a pas impressionné les habitants. Nous avons appelé le soir même à une réunion dans le quartier. Nous partagions le sentiment d’abandon exprimé ce soir-là par les habitants. Nous le vivons depuis le 19 juillet. Nous regrettons, tout comme eux, les événements de la veille, mais nous ne pouvons pas en être tenus pour responsable et les habitants le savent. Ils ont fait la part des choses. Ils sont conscients que la famille Traoré ne soutient aucune forme de violence. La première des violences s’est faite le 19 juillet, lorsqu’Adama est mort dans les locaux de la gendarmerie, et celle-ci n’a toujours pas été réprimandée. Nous sommes reconnaissants envers les habitants qui l’ont compris. Ils restent soudés et ont réitéré leur soutien total à notre famille et notre combat. Voilà pourquoi nous sommes restés toujours plus forts devant toutes les difficultés que nous rencontrons depuis 5 mois. Le combat est local, nous le savions dès le lendemain de sa mort. A présent, le voilà national et international. Nous continuerons sur cette voie. Habitant la ville depuis 30 ans, nous chérissons tous les liens que nous avons tissé au fil des années et nous nous appuyons dessus pour continuer notre combat.
Aussi, avons-nous aussi mis en place une médiation autonome, afin Lire la suite

Fidel Castro (1926-2016)

30 Nov

 

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«Ses ennemis disent qu’il fut roi sans couronne et qu’il confondait l’unité et l’unanimité.

Et en cela ses ennemis ont raison.

Ses ennemis disent que si Napoléon avait eu un quotidien comme Granma, aucun Français n’aurait jamais su la défaite de Waterloo.

Et en cela ses ennemis ont raison.

Ses ennemis disent qu’il a exercé le pouvoir en parlant beaucoup et en écoutant peu, parce qu’il était plus habitué aux échos qu’aux voix.

Et en cela ses ennemis ont raison.

Mais ses ennemis ne disent pas que Lire la suite

Communiqué de la famille Traoré – Mensonges, mépris et violence –

18 Nov

COMMUNIQUE DE PRESSE

DE LA FAMILLE TRAORE

Mensonges, mépris et violence

Soirée de violences policières à Beaumont sur Oise, Jeudi 17 novembre

La mairie organisait son conseil municipal le jeudi 17 novembre au soir. L’ordre du jour été connu à l’avance ; le conseil devait décider de soutenir ou non la maire Nathalie Groux dans ses procédures judiciaires. La maire a en effet porté plainte contre Assa Traoré pour diffamation relative à ses propos tenus sur Canal Plus le 28 septembre dernier.

Assa a lors de cette émission relevé les différents mensonges de la gendarmerie et des institutions judiciaires. Les circonstances et les causes de la mort ont été dissimulées afin de soutenir les gendarmes responsables de la mort d’Adama. Ils parlaient d’infection alors que la contre autopsie a révélé une mort par asphyxie. Les témoignages des pompiers ont par ailleurs réussi à mettre en évidence la négligence et le mépris des officiers. Le corps était resté inerte, gisant sur le sol, sans qu’aucuns soins ne soient apportés. La famille réussira rapidement à démonter ces mensonges et à éclaircir les premières vérités et parvient depuis Beaumont à mobiliser autour de sa lutte.

 

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La maire s’est systématiquement et catégoriquement opposée aux initiatives de la famille Traoré. Madame Groux comptait alors utiliser l’argent public pour soutenir son action en justice, dans le mépris total de ses obligations de représentante local, en outrepassant ses prérogatives. Les propos d’Assa Traoré ne portaient pas atteinte à sa fonction et ne s’écartaient en rien de ce que la maire avait jusqu’alors démontré. La maire s’est à de nombreuses reprises illustrée par son mépris pour la dignité d’une famille en deuil, partageant au passage un dangereux appel à la haine et au délit. Il s’agit là clairement d’une incitation à la haine raciale, à la violence et au délit du port d’arme. Lire la suite

Derrière les fronts : résistance et résilience en Palestine

16 Nov

alexandra-dols

« Mes chères ami-es,
 
Nous sommes ravies de vous annoncer : « Ca y est le film est là!! »
Il fait 1h56min s’appelle « Derrière les fronts : résistance et résilience en Palestine » et espère être beau et utile aux palestiniens et palestiniennes dans leur lutte pour la fin de l’occupation.
Parce que la colonisation au quotidien n’est pas seulement celle des terres, du ciel des logements et de l’eau, elle ne cherche pas simplement à s’imposer par les armes, mais travaille aussi les esprits, derrière les fronts ! Ce documentaire s’intéresse aux conséquences invisibles de la colonisation : l’occupation intime, celle de l’espace mental. Espace où l’équilibre, l’estime de soi, le moral et l’âme deviennent des lieux et des enjeux de lutte, de résilience et de résistance.

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Livre du samedi : La Tricontinentale. Les peuples du tiers-monde à l’assaut du ciel / Said Bouamama

12 Nov

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Le 3 janvier 1966 s’ouvre à La Havane, la Conférence de solidarité avec les peuples d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine, plus connue sous le nom de «Tricontinentale». Vers la capitale cubaine convergent des représentants de tous les mouvements de libération et de toutes les organisations luttant contre «le colonialisme, le néocolonialisme et l’impérialisme» du tiers-monde. Des personnalités importantes comme le Chilien Salvador Allende ou le Guinéen Amilcar Cabral sont également de la partie. Certains des délégués ont quitté pour quelques jours leurs maquis pour participer à cette rencontre inédite. Lire la suite