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Commémoration « Lamine Dieng : 11 ans déjà ! » le 16 juin 2018 à Paris

12 Juin

Commémoration « Lamine Dieng : 11 ans déjà ! » le 16 juin 2018 à Paris

Commémoration du meurtre de Lamine Dieng, menotté et étouffé dans un fourgon de police le 17/06/2007 sous le poids de 4 policiers. 
Le 28 juin 2017, l’appareil judiciaire français a classé sans suite par un non lieu définitif de la cour de cassation, la mort de Lamine Dieng, par asphyxie mécanique due aux compressions thoraciques et crâniennes. 
Avec plaquage ventral et clé d’étranglement : techniques policières d’immobilisation qui tuent. 
Que faire lorsque l’appareil judiciaire nie la vérité et refuse de rendre la justice ? Lire la suite

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Barbès Blues au temps du couvre-feu (84) / Farid Taalba

16 Mai

Barbès Blues au temps du couvre-feu / épisode précédent

 

– Ah que dieu soit loué, s’exalta Si Lbachir, voilà vos musiciens en selle pour Sidi-Aïch ! Cela fait un obstacle en moins qui devrait vous lâcher un peu la bride.

– Mais, contrecarra le maître, il reste les autres.

– Comment ? Qui ça les autres ?

– Tout simplement mon tiercé gagnant : deux chanteuses-danseuses et un percussionniste hors pair. Ils devaient embarquer avec moi à Marseille. Malheureusement, à Paris, ils ont eu un contretemps et ils n’ont finalement pas pu me rejoindre à temps. Normalement, vu qu’on a des prestations prévues dans les environs de Philippeville, et vu leur amour du travail bien fait que je leur connais, ils devraient y débouler pour tenir leur poste.

– Vous connaissez leur date d’arrivée ?

– Dieu seul le sait… mais j’en serai averti.

– Mais que diable leur est-il arrivé ? Vous n’étiez pas avec eux ?

– Non, je n’étais pas avec eux. Je n’avais pas envie de stationner à Paris, je voulais voir la mer et manger des sardines sous une treille ; eux, comme ils avaient quartier libre, ils ont préféré passer l’Aïd el Kebir chez leurs amis qui habitent à Barbès. Et ce jour-là, il y a eu une émeute dans leur quartier.

– Et pourquoi ?

– Toujours le même cinéma ! Des policiers ont interpellé un homme en plein marché et l’ont fait monter dans le panier à salade pour l’emmener au bal. Etant donné qu’ils n’y ont pas été de main morte, et que le prévenu clamait à tout rompre son innocence, les gens ont alors réagi, ils se sont attroupés autour du car. Au moment de faire une marche arrière, le chauffeur du car aurait reçu sur la tête une pastèque lancée de la foule ; il aurait ainsi perdu le contrôle de son véhicule et écrasé un marchand de quatre-saisons. Grièvement blessé, ce dernier hurlait de désespoir plus que de douleur, effrayé à l’idée que l’heure d’avaler son acte de naissance était advenue. Un mejdoub du nom de Bou Khobrine lui récitait même des vers du chant de l’histoire de Moïse :

L’ange de la mort revint Pour lui percer le ventre

Lequel lui cria : « Eloigne-toi de moi, Par moi tu ne commenceras pas. Lire la suite

Quand les deux corps ne feront plus qu’un -RESISTONS ENSEMBLE N°171 – mars/avril 2018

27 Mar

Voici en pdf, le No 1171, du petit journal mobile recto-verso A4 « RESISTONS ENSEMBLE » du réseau contre les violences policières et sécuritaires. Il est destiné à être photocopié et à être diffusé localement, si le journal vous plaît. Vous êtes invitEes à participer à son élaboration, à sa rédaction, à se joindre à l’équipe de rédaction. Nous attendons vos contributions, propositions, critiques …

à bientôt.
L’équipe de rédaction

Pour télécharger ce bulletin mis en page au format pdf : http://resistons.lautre.net/IMG/pdf/re171-mars-avril-2018.pdf

Quand les deux corps ne feront plus qu’un

Karim a traversé mers, montagnes et déserts, affronté mille dangers pour mourir sur un trottoir de la porte de la Chapelle. L’État et ses services l’ont traité comme un chien, non, pire : pour les chiens il y a la SPA. Idem pour Nour, mort noyé dans la Seine le 14 février.
Ce sont deux des victimes, avant même son adoption, de la nouvelle loi dite « asile et immigration » qui va être discutée au parlement en avril. Une fois adoptée elle permettra d’emprisonner dans les CRA jusqu’à 105 jours un réfugié, un sans papier sur une simple décision administrative. On est loin du maximum de 6 jours en rétention adopté en 1981. Et ce n’est pas tout : un nouveau délit est créé, le « délit de franchissement non autorisé des frontières », puni d’un an de prison. Comme si l’on pouvait demander le droit d’asile sans passer « illégalement » la frontière… Rappelons que quand il y a quelques années le gouvernement hongrois d’extrême droite d’Orban a inventé ce même délit, toutes les « démocraties occidentales » avaient crié au scandale. Aujourd’hui elles se taisent ! Puis, dans cette loi, il y a la démultiplication des restrictions, obstacles et humiliations immondes qui rendent presqu’impossible l’obtention du droit d’asile.
Le pouvoir nous raconte que tout cela ne concernera que les migrants « économiques », pas les « politiques ». Mensonge. Cette distinction entre deux sortes de migrants n’existe tout simplement pas. Tous sont des victimes d’une politique des États rapaces capitalistes qui ravagent la Terre par les guerres et le pillage économique. Tous sont réfugiés. Tous exigent leur dû pour leurs familles et leur pays et leur venue en Europe est à comprendre comme un acte de résistance face à la barbarie.
Le soi-disant « problème migrant », constamment invoqué dans les discours des hommes politiques, est le carburant de l’évolution vers des régimes fascistes partout en Europe, France de Macron comprise. Lire la suite

Le livre du samedi : Quilombos

24 Mar

 

Quilombos

Communautés d’esclaves insoumis au Brésil

Flávio dos Santos Gomes

Au Brésil, dès le XVIe siècle, des esclaves noirs se libèrent et fondent des communautés marronnes, appelées quilombos. Ces républiques libres et auto-organisées repoussent les nombreuses attaques des colons et deviennent, pour plusieurs siècles, le symbole de la résistance aux régimes esclavagistes.
Loin d’être isolés, les quilombos conservent des liens forts avec les esclaves restés prisonniers, mais aussi avec les paysans, les taverniers ou les colporteurs. Malgré leurs différences de taille – celui de Palmares a compté des milliers de membres –, de mode d’organisation, d’origine ethnique – on y trouve aussi des Lire la suite

American Dream / Welcome to Anaheim: Home of the Homeless

19 Jan

Ryaam – Seconde Classe

9 Déc

Clip by Léo K’s

Skalpel x Many the dog – Le blues de l’instant

14 Nov