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Livre du samedi : Nos mythologies économiques / Eloi Laurent

4 Mar

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Parce que nos mythologies économiques polluent le débat public et empoisonnent l’esprit démocratique, ce pamphlet – écrit par un économiste – entend tout autant immuniser les citoyens contre ces mystifications, que désenvoûter la politique de son charme mortifère.

L’économie est devenue la grammaire de la politique : elle encadre de ses règles et de ses usages la parole publique, à laquelle ne reste plus que le choix du vocabulaire, de la rhétorique et de l’intonation. Or, pas plus que l’économie n’est une science, la grammaire économique n’est un savoir. Elle relève plutôt de la mythologie : une croyance en un ensemble de représentations collectives aussi puissantes que fausses. Lire la suite

Les embuscades continuent au tribunal de Bobigny

12 Fév

IMG_20170212_174903.jpgTexte des camarades sur place ces derniers jours au TGI de Bobigny.
Les premières infos concernant les comparutions au tribunal sont .


Contrairement à la journée de mercredi au TGI de Bobigny, celle de jeudi a été un tant soit peu plus calme. Quatre personnes sont passées en comparution immédiate. Le mardi soir, l’une d’entre elles avait été interpellée à Aulnay-sous-Bois, deux autres à Villepinte, et la dernière à la gare de Saint Denis. Et cette fois-ci, seuls deux journalistes assistaient aux audiences (et on ne va pas s’en plaindre).

Dans la salle, une maman qui était venue la veille au TGI de Bobigny pour chercher son fils dont elle n’avait plus de nouvelles depuis lundi. Difficile d’imaginer dans quel état d’inquiétude elle pouvait se trouver. Il s’était rendu à Aulnay afin de participer à la manifestation du lundi après-midi en soutien à Théo et sa famille. C’est le mardi soir qu’il a été violemment interpellé dans un bus, par des flics débarqués alors que le chauffeur avait bloqué un groupe de jeunes à l’intérieur sans même avoir démarré (‘faut pas s’étonner si les bus brûlent). 

À son arrivée dans le box, il se trouve confronté à la juge du jour, hautaine et agressive, comme la veille. Notons qu’après avoir lu son cursus scolaire, elle change de ton : « Vous avez eu 11 de moyenne au bac et vous êtes en fac de STAPS, c’est que vous n’êtes pas un abruti… » Le procureur, à côté de ses pompes, cherche à lui faire endosser un tag et un outrage, en s’appuyant sur un dossier plus que bancal. L’avocat, qui pour une fois n’est pas un avocat commis d’office, demande le renvoi.

Vient le tour des deux accusés de Villepinte. Le procureur présente de nouveau un dossier mal ficelé basé sur des procès verbaux de flics, « rédigés » avec les pieds, à base de suppositions hasardeuses. Ils sont tous deux accusés d’avoir « transmis les positions des équipes de police sur le terrain ». Pour ces simples « faits » hypothétiques, le procureur réclame 2 ans de prison ferme.

Le décalage entre la répression infligée aux jeunes des quartiers et celle qui a pu s’abattre sur de jeunes « militants » est frappant, pour des chefs d’accusation similaires. Les premiers n’ont pas le CV flatteur des seconds, ni pour la « société », ni pour la juge qui prétend la défendre. Elle a d’ailleurs, sans surprise, passé son temps à dénigrer chacune des paroles des accusés, à leur brailler dessus à tout bout de champ, à les prendre de haut. Leur avocate commise d’office, par crainte de la détention provisoire, a préféré leur conseiller d’accepter la comparution immédiate. Encore une fois, à l’inverse de nombre de militants, ils ne pouvaient pas forcément présenter les garanties de représentation adéquates pour éviter la détention. 

Le dernier accusé est un habitant de Saint Denis, papa de deux enfants. Il s’est fait arrêter suite à un énième contrôle. Il est accusé d’outrage, pour ces mots : « Bande de violeurs, fils de putes, justice pour Théo ! » ; « Vous les gaulois, vous êtes tous des sales races » ; « Vous avez violé Théo ! On va vous retrouver et se venger… » Bref : une page entière de rage. On l’accuse aussi de violences sur agent n’ayant pas entraîné d’Interruption Temporaire de Travail (ITT) – en l’occurrence, un coup de pied balancé à flic qui lui avait jeté son café bouillant à la figure). Contrairement au flic, le prévenu s’est vu prescrire 1 jour d’ITT. Nul besoin d’être un génie pour capter qui a violenté qui, et que si de telles « insultes » ont pu sortir de sa bouche à l’encontre des condés, elles sont le fruit d’une colère longtemps contenue, sortie d’un bloc ce jour-là, un jour de trop :

« C’est toujours les mêmes policiers qui me contrôlent, ils s’arrêtent toujours sur moi, tous les jours. Ils m’embêtent, ils m’appellent par des noms que je ne citerai pas ici, alors qu’ils savent très bien comment je m’appelle. Ils viennent toujours me contrôler, ils me cherchent, j’essaie de ne pas rentrer dans leur jeu. J’étais énervé par ce qu’ils ont fait au jeune Théo et ce qu’ils nous font à Saint-Denis tous les jours… Ils provoquent les jeunes de Saint-Denis »

Il se fait couper la parole à chaque fois qu’il tente de s’exprimer au cours de l’audience. Puis le procureur prend la parole, et c’est là qu’on commence à vraiment halluciner : le proc’ déguaine sans honte la carte du racisme anti-blanc. Et pousse même le vice en prétendant lui rappeler que l’IGPN (Inspection Générale de la Police Nationale, alias « la police des polices ») existe, et qu’il aurait dû porter plainte auparavant, tout simplement. On se demande s’il lui arrive parfois de sortir de son tribunal. L’avocate commise d’office laisse échapper un léger sourire avant d’expliquer au procureur que les plaintes n’aboutissent jamais. Mais comme pour les deux jeunes de Villepinte, le père de famille qu’elle défend ne dispose pas des garanties suffisantes pour prendre le risque de demander le renvoi.

L’impression générale est claire : les juges voulaient expédier les affaires. Les délibérés ont été rendus en un temps record. Le renvoi du premier à été accepté, l’accusé est aujourd’hui sous contrôle judiciaire avec interdiction de se trouver dans le 93 ; son procès aura lieu en juin. Les deux jeunes de Villepinte sont tous deux condamnés à 2 mois de sursis avec travaux d’intérêt généraux (T.I.G) : ils devront donc effectuer 105 heures de T.I.G, sans quoi ils devront purger 2 mois de prison ferme. Quant au papa de Saint Denis, il est condamné à 3 mois de prison avec sursis. Lire la suite

Barbès Blues au temps du couvre-feu (55) / Farid Taalba

1 Fév

Barbès Blues au temps du couvre-feu : épisode précédent.

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Les yeux révulsés, blanc, sans pupilles, Madjid s’agita peu à peu en convulsions saccadées. Et, entre chacune d’elles, il délirait à la manière du maître qui se mettait à parler tout en continuant à dormir. Sa bouche écumait de bave. Son esprit avait basculé dans un autre monde, animé de visions oniriques qui se succédaient comme autant de flashs insaisissables. Et, après qu’un d’eux eut éclaté comme des peintures de différentes couleurs qu’on aurait éclaboussées sur un mur, il se surprit bientôt en train de se réveiller. Il se découvrit au sol en voyant les feuilles du sommet du frêne vibrer sous le souffle du vent ; son chèche s’était déroulé en suivant la pente dans des touffes rampantes de menthe pouliot. Il voulut se relever pour s’asseoir mais il retomba aussitôt sur le dos sous le poids de sa tête qu’il sentit peser plus lourd que d’ordinaire. Il porta ses mains sur sa tête pour découvrir finalement que deux cornes de gazelle y avaient poussé. Il se releva aussitôt en appuyant plus fortement les mains au sol. Une fois assis, effrayé, sans y faire attention, il cacha son visage dans ses mains et ses doigts y essuyèrent la boue qui les en avait entachés. Il ouvrit alors largement ses mains ; il les plaça face à ses yeux comme pour mieux se rendre compte de l’embourbement dans lequel il se trouvait pris. Et, entre les écartements de ses grands doigts crottés et dégoulinant, il eut la terrible surprise de découvrir trois belles femmes assises devant lui comme si elles veillaient un malade pour lequel il lui parut évident qu’elles le prenaient. Madjid s’empressa de leur tourner le dos sans leur adresser la parole. Sa chemise était mouillée de sueur et lui collait tellement que sa peau en transparaissait. « Pourquoi nous ignorer, entendit-il derrière lui, de quoi as-tu peur ? Lire la suite

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#FelizNavidadDeLucha

24 Déc

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Meeting de Solidarité : Libérez Youssouf et Bagui Traoré ! #LaVéritéPourAdama

13 Déc

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Mercredi 23 novembre au soir,Youssouf et Bagui Traoré ont été placés en détention provisoire au vu des faits dont ils sont accusés, sans preuves avérées, du 17 novembre dernier devant la mairie de Beaumont-sur-Oise. Pour rappel, la famille et les habitants de la ville désiraient, comme il en ont le droit, assister au conseil municipal du jeudi 17 novembre. Ils ont été empêchés d’entrer puis gazés. Plus tard dans la soirée, le quartier de Boyenval a dû faire face à la violence des gendarmes qui ont brutalisé des habitants ayant pourtant levé les mains. Youssouf et Bagui sont accusés par 9 policiers municipaux d’ « outrage », « rébellion » et « menaces ». La plainte est aussi soutenue par le témoignage des gendarmes de Beaumont-sur-Oise. Ayant refusé la comparution immédiate, ils ont été placés en détention jusqu’au 14 décembre prochain, date de leur jugement.

Le conseil du 17 novembre ayant été reporté au mardi 22 novembre au soir, Youssouf et Bagui ont été arrêtes le mardi matin. Cette orchestration vise à criminaliser la famille et déstabiliser leur lutte par la destruction de leur cellule familiale. Nous ne pouvons ne voir là qu’un acharnement. Youssouf et Bagui sont accusés sans preuves de violences sans avoir ne serait-ce que provoqué la violence des gendarmes. Adama est mort dans les locaux de la gendarmerie de Persan, et alors que sa famille réclame toujours la mise en examen des gendarmes, les frères d’Adama dorment en prison.

Nous savons aussi que cette intimidation n’est pas du seul fait de la mairie. Les gendarmes ont tenté d’intimider Bagui en lui disant tout simplement: « Dis à ta sœur qu’elle « fait trop de bruit ». Ces mots prouvent bien que nous devons faire face à des méthodes indignes des forces de l’ordre. Par ailleurs, le vendredi 25 novembre dernier, la maire et les officiers de la gendarmerie ont été reçus au ministère de l’intérieur. La famille se bat pour arracher la vérité et la justice. Il est proprement intolérable que les pouvoirs publics apportent leur soutien aux autorités locales qui méprisent la douleur d’un deuil et usent de la répression afin d’asseoir un mensonge. Depuis, la médiation autonome des habitants du quartier de Boyenval, où vit la famille Traoré, doit faire face aux pressions quotidiennes des gendarmes qui menacent à chaque rencontre de les placer en garde à vue.

Le 26 octobre dernier, l’instruction concernant la mort de notre frère Adama a été dépaysée à Paris. À cette occasion nous avions marché dans les rue de la capitale et démontré notre force. Parce que Youssouf et Bagui sont incarcérés et jugés pour leur combat vers la justice et la vérité pour leur frère, il nous paraît opportun de ramener dans la capitale un temps consacré à l’échange autour des violences policières qui sévissent dans les quartiers populaires, les répressions quotidiennes qui ont non seulement mené à la mort d’Adama, mais aussi à l’emprisonnement de ses frères.

Il s’agira dans un premier temps de revenir sur la mort d’Adama et sur la lutte que nous menons depuis le 19 juillet, Youssouf et Bagui pouvant être considérés comme des prisonniers politiques. Ensuite, nous rappellerons les événements des dernières semaines et l’acharnement que notre famille vit à Beaumont, ainsi que la mobilisation locale du quartier de Boyenval et la médiation autonome. Nous pourrons ensuite terminer par une discussion sur l’art de la répression dans les quartiers populaires par l’« outrage et rébellion » (dont sont accusés Youssouf et Bagui).
Cette grande discussion est ouverte à tous. Il est clair que nous avons besoin de tous les soutiens. Nous ne reculerons pas sur notre revendication principale, qui reste la mise en examen des gendarmes, pour la justice et la vérité pour Adama. Il est certain désormais que notre mobilisation et nos prises de décisions mettent ces institutions en difficulté, d’où cette obstination à vouloir mettre la pression sur la famille.

Nous appelons tous nos soutiens à nous rejoindre le mercredi 14 décembre au CICP pour aussi suivre le jugement de Bagui et Youssouf Traoré. À la demande du comité « Adama », aucun rassemblement n’est prévu devant le tribunal de Pontoise.
Nous garderons un lien direct avec la famille au tribunal qui nous donnera des nouvelles et nous diffuserons également un direct.

Votre présence est plus qu’importante, la mobilisation de tous est et restera notre force.

Toutes les informations sur cet événement ici.
Et sur la page facebook « La Vérité pour Adama », .

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La police des ondes

7 Nov

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Enfin une bonne nouvelle : nos policiers ne sont pas fatigués, il leur reste un peu d’attention et beaucoup de discernement dans la lutte anti-terroriste.

On les croyait harassés, épuisés, rincés : entre l’État d’urgence permanent, la routine du quadrillage des quartiers en mode commando, les rafles de migrants au petit matin, la traque des zadistes dans les flaques du bocage nantais, l’arrestation des reporters taquins à Calais on pensait qu’ils ne savaient plus ou donner du tonfa. C’est d’ailleurs ce qu’on était priés de croire : les micros aimablement tendus par l’âne médiatique aux bureaucrates policiers nous rapportaient à longueur d’antenne le même message larmoyant de forces de l’ordre mal aimées et au bord de la rupture. Les récentes manifs sauvages de la fameuse « base » bleu-marine, tout à fait apolitique – on est priés de le croire – semblaient confirmer cet épuisement de malheureux fonctionnaires surmenés.

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Heureusement, il n’est est rien, et c’est là la bonne nouvelle : les grandes oreilles de ce grand corps fatigué fonctionnent toujours. La maison poulaga a encore du temps de cerveau disponible pour traquer les graves atteintes à la sécurité publique sur les ondes radiophoniques. Le terrorisme n’a qu’à bien se tenir, le glaive de la République est toujours affûté.

Le 25 octobre, un nid d’affreux terroriste a été perquisitionné à Lyon : un dispositif conséquent, comprenant cinq agents de la PJ et un procureur ont débarqué au siège de Radio Canut, pour saisir les bandes d’une émission qui, visiblement, tombe sur le coup de la loi état-d’urgentiste. De quoi s’agissait-il ? De la diffusion de messages subliminaux d’Al Baghdadi planqués dans un gros son de basse ? De la recette du cocktail molotov ou d’un mortier artisanal calibre 54 pour attaquer la Place Beauvau en hurlant « aouh aouh » ? Non. Juste d’une blague glissée entre deux morceaux punk, une blague de quelques secondes qui se permettait d’ironiser sur une manif sauvage de flics organisée au pied de la statue de Louis XIV, Place Bellecour.

« En ce moment, y a une manif de flics à Bellecour.

– Avis à tous les suicidés, avis à tous les suicidaires : que votre dernier acte de vie soit utile, faites-vous sauter dans la manif des flics.

– On vous fera un bel enterrement avec une belle boum.

– Suicidés, suicidaires, organisez-vous.

– Oh mais ils sont là pour nous protéger quand même ! »

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le QG terroriste : le studio de Radio Canut

On ne sait pas quels morceaux étaient diffusés à ce moment-là (peut-être des vieux classiques du genre, Salopes de keufs ? ou À l’échafaud ?), et d’ailleurs ce n’est pas ça qui est en cause et qui expose les dangereux plaisantins à une accusation de provocation au terrorisme, à cinq ans de taule et à l’amende du siècle. On peut même penser naïvement que ce qui est à l’origine de cette descente au siège précaire de Radio Canut (radio associative, totalement indépendante) n’a rien à voir avec la bonne blague en question. En ces temps de démocrature, la police est en train de devenir un État dans l’État, sur le modèle de régimes ayant fait leurs preuves, comme celui de Ben Ali en Tunisie : elle agit de manière visiblement autonome, sans aucun contrôle. Comment expliquer sinon qu’une procédure puisse être déclenchée contre des gens qui, depuis une gentille émission musicale ironisent contre une manif interdite, organisée clandestinement sans dépôt à la préfecture, armés et masqués, en violation de leur devoir de réserve et qui tombent en plus sous le coup de la loi de 1936 contre les ligues factieuses ?

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Au origines des manifs actuelles: défilé de ligues factieuses 1934

Ce que démontre cette histoire, qui serait ridicule si elle n’était pas sinistrement réelle, c’est que les conditions sont réunies pour une autonomisation de plus en plus nette des forces de répression, face à un pouvoir qui se couche face à leurs revendications proto-fascistes. Le petit monsieur Gazeneuve qu’on avait connu droit dans ses bottines face aux manifestants de la loi « Travaille !» s’écrase face à un coup de pression de flics qui ne cachent plus leur tentation subversive version kaki, et appellent ouvertement à s’attaquer à sa personne.

Face à un pouvoir néo-socialiste dépassé par ses propres fantasmes sécuritaires, les milices d’État largement pilotées par le FN et ses satellites obtiennent à peu près tout ce qu’elles veulent : encore plus d’armes et toujours plus d’impunité. Le renforcement de la « légitime défense » est la revendication d’un véritable permis de tuer sans avoir à se justifier. La légitime défense préventive que veulent arracher les condés leur permettrait juste de tuer librement dans la rue, sans passer par la case fourgon de police, comme pour Adama Traoré, Lamine Dieng et tous les autres. La mort légale, sans tracasserie administrative, quoi.

Et pour pouvoir agir tranquillement il est nécessaire de supprimer tous les témoins, de faire taire toutes les voix dissonantes. Pas de reporters indépendants à Calais ou à Notre Dame des Landes : Gaspard Glanz et Taranis News sont mis hors circuit au premier prétexte. Pas de témoin dans les manifs : Nnoman, du collectif Œil avait été interdit de manif, on s’en souvient, d’autres ont été mis en G.A.V., Romain plongé dans le coma par une grenade de désencerclement balancée gratuitement. Le S.AV. de ce travail de nettoyage, consiste désormais à traquer le mauvais esprit : il est interdit de faire de l’humour sur nos amis les bêtes, de comparer implicitement un bande de nervis de la BAC de Rennes aux S.A. nazis comme l’a fait Glanz, ou d’ironiser 10 secondes sur l’antenne d’une radio indépendante sur les manifs – illégales – des éléments les plus droitards de la police.

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La séance du dimanche : Detroit, ville sauvage

9 Oct

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Detroit, ville Sauvage

Un film de Florent Tillon

 

Bienvenue à Détroit, ancienne capitale de l’automobile, capitale du crime où l’herbe pousse sur les parkings et où les bâtiments s’effondrent. D’invisibles désastres qui portent la marque du capitalisme ont ruiné la ville. Tout ce qui reste, ce sont des spots radio pour lutter contre l’endettement, des gangs de chiens errants majoritairement composé de Pittbull. Des restes du Thug Live américain loin très loin de l’Amérique idéalisée dans les cultures populaires et vendu par le Made in America. Lire la suite