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#FelizNavidadDeLucha

24 Déc

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Meeting de Solidarité : Libérez Youssouf et Bagui Traoré ! #LaVéritéPourAdama

13 Déc

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Mercredi 23 novembre au soir,Youssouf et Bagui Traoré ont été placés en détention provisoire au vu des faits dont ils sont accusés, sans preuves avérées, du 17 novembre dernier devant la mairie de Beaumont-sur-Oise. Pour rappel, la famille et les habitants de la ville désiraient, comme il en ont le droit, assister au conseil municipal du jeudi 17 novembre. Ils ont été empêchés d’entrer puis gazés. Plus tard dans la soirée, le quartier de Boyenval a dû faire face à la violence des gendarmes qui ont brutalisé des habitants ayant pourtant levé les mains. Youssouf et Bagui sont accusés par 9 policiers municipaux d’ « outrage », « rébellion » et « menaces ». La plainte est aussi soutenue par le témoignage des gendarmes de Beaumont-sur-Oise. Ayant refusé la comparution immédiate, ils ont été placés en détention jusqu’au 14 décembre prochain, date de leur jugement.

Le conseil du 17 novembre ayant été reporté au mardi 22 novembre au soir, Youssouf et Bagui ont été arrêtes le mardi matin. Cette orchestration vise à criminaliser la famille et déstabiliser leur lutte par la destruction de leur cellule familiale. Nous ne pouvons ne voir là qu’un acharnement. Youssouf et Bagui sont accusés sans preuves de violences sans avoir ne serait-ce que provoqué la violence des gendarmes. Adama est mort dans les locaux de la gendarmerie de Persan, et alors que sa famille réclame toujours la mise en examen des gendarmes, les frères d’Adama dorment en prison.

Nous savons aussi que cette intimidation n’est pas du seul fait de la mairie. Les gendarmes ont tenté d’intimider Bagui en lui disant tout simplement: « Dis à ta sœur qu’elle « fait trop de bruit ». Ces mots prouvent bien que nous devons faire face à des méthodes indignes des forces de l’ordre. Par ailleurs, le vendredi 25 novembre dernier, la maire et les officiers de la gendarmerie ont été reçus au ministère de l’intérieur. La famille se bat pour arracher la vérité et la justice. Il est proprement intolérable que les pouvoirs publics apportent leur soutien aux autorités locales qui méprisent la douleur d’un deuil et usent de la répression afin d’asseoir un mensonge. Depuis, la médiation autonome des habitants du quartier de Boyenval, où vit la famille Traoré, doit faire face aux pressions quotidiennes des gendarmes qui menacent à chaque rencontre de les placer en garde à vue.

Le 26 octobre dernier, l’instruction concernant la mort de notre frère Adama a été dépaysée à Paris. À cette occasion nous avions marché dans les rue de la capitale et démontré notre force. Parce que Youssouf et Bagui sont incarcérés et jugés pour leur combat vers la justice et la vérité pour leur frère, il nous paraît opportun de ramener dans la capitale un temps consacré à l’échange autour des violences policières qui sévissent dans les quartiers populaires, les répressions quotidiennes qui ont non seulement mené à la mort d’Adama, mais aussi à l’emprisonnement de ses frères.

Il s’agira dans un premier temps de revenir sur la mort d’Adama et sur la lutte que nous menons depuis le 19 juillet, Youssouf et Bagui pouvant être considérés comme des prisonniers politiques. Ensuite, nous rappellerons les événements des dernières semaines et l’acharnement que notre famille vit à Beaumont, ainsi que la mobilisation locale du quartier de Boyenval et la médiation autonome. Nous pourrons ensuite terminer par une discussion sur l’art de la répression dans les quartiers populaires par l’« outrage et rébellion » (dont sont accusés Youssouf et Bagui).
Cette grande discussion est ouverte à tous. Il est clair que nous avons besoin de tous les soutiens. Nous ne reculerons pas sur notre revendication principale, qui reste la mise en examen des gendarmes, pour la justice et la vérité pour Adama. Il est certain désormais que notre mobilisation et nos prises de décisions mettent ces institutions en difficulté, d’où cette obstination à vouloir mettre la pression sur la famille.

Nous appelons tous nos soutiens à nous rejoindre le mercredi 14 décembre au CICP pour aussi suivre le jugement de Bagui et Youssouf Traoré. À la demande du comité « Adama », aucun rassemblement n’est prévu devant le tribunal de Pontoise.
Nous garderons un lien direct avec la famille au tribunal qui nous donnera des nouvelles et nous diffuserons également un direct.

Votre présence est plus qu’importante, la mobilisation de tous est et restera notre force.

Toutes les informations sur cet événement ici.
Et sur la page facebook « La Vérité pour Adama », .

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La police des ondes

7 Nov

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Enfin une bonne nouvelle : nos policiers ne sont pas fatigués, il leur reste un peu d’attention et beaucoup de discernement dans la lutte anti-terroriste.

On les croyait harassés, épuisés, rincés : entre l’État d’urgence permanent, la routine du quadrillage des quartiers en mode commando, les rafles de migrants au petit matin, la traque des zadistes dans les flaques du bocage nantais, l’arrestation des reporters taquins à Calais on pensait qu’ils ne savaient plus ou donner du tonfa. C’est d’ailleurs ce qu’on était priés de croire : les micros aimablement tendus par l’âne médiatique aux bureaucrates policiers nous rapportaient à longueur d’antenne le même message larmoyant de forces de l’ordre mal aimées et au bord de la rupture. Les récentes manifs sauvages de la fameuse « base » bleu-marine, tout à fait apolitique – on est priés de le croire – semblaient confirmer cet épuisement de malheureux fonctionnaires surmenés.

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Heureusement, il n’est est rien, et c’est là la bonne nouvelle : les grandes oreilles de ce grand corps fatigué fonctionnent toujours. La maison poulaga a encore du temps de cerveau disponible pour traquer les graves atteintes à la sécurité publique sur les ondes radiophoniques. Le terrorisme n’a qu’à bien se tenir, le glaive de la République est toujours affûté.

Le 25 octobre, un nid d’affreux terroriste a été perquisitionné à Lyon : un dispositif conséquent, comprenant cinq agents de la PJ et un procureur ont débarqué au siège de Radio Canut, pour saisir les bandes d’une émission qui, visiblement, tombe sur le coup de la loi état-d’urgentiste. De quoi s’agissait-il ? De la diffusion de messages subliminaux d’Al Baghdadi planqués dans un gros son de basse ? De la recette du cocktail molotov ou d’un mortier artisanal calibre 54 pour attaquer la Place Beauvau en hurlant « aouh aouh » ? Non. Juste d’une blague glissée entre deux morceaux punk, une blague de quelques secondes qui se permettait d’ironiser sur une manif sauvage de flics organisée au pied de la statue de Louis XIV, Place Bellecour.

« En ce moment, y a une manif de flics à Bellecour.

– Avis à tous les suicidés, avis à tous les suicidaires : que votre dernier acte de vie soit utile, faites-vous sauter dans la manif des flics.

– On vous fera un bel enterrement avec une belle boum.

– Suicidés, suicidaires, organisez-vous.

– Oh mais ils sont là pour nous protéger quand même ! »

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le QG terroriste : le studio de Radio Canut

On ne sait pas quels morceaux étaient diffusés à ce moment-là (peut-être des vieux classiques du genre, Salopes de keufs ? ou À l’échafaud ?), et d’ailleurs ce n’est pas ça qui est en cause et qui expose les dangereux plaisantins à une accusation de provocation au terrorisme, à cinq ans de taule et à l’amende du siècle. On peut même penser naïvement que ce qui est à l’origine de cette descente au siège précaire de Radio Canut (radio associative, totalement indépendante) n’a rien à voir avec la bonne blague en question. En ces temps de démocrature, la police est en train de devenir un État dans l’État, sur le modèle de régimes ayant fait leurs preuves, comme celui de Ben Ali en Tunisie : elle agit de manière visiblement autonome, sans aucun contrôle. Comment expliquer sinon qu’une procédure puisse être déclenchée contre des gens qui, depuis une gentille émission musicale ironisent contre une manif interdite, organisée clandestinement sans dépôt à la préfecture, armés et masqués, en violation de leur devoir de réserve et qui tombent en plus sous le coup de la loi de 1936 contre les ligues factieuses ?

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Au origines des manifs actuelles: défilé de ligues factieuses 1934

Ce que démontre cette histoire, qui serait ridicule si elle n’était pas sinistrement réelle, c’est que les conditions sont réunies pour une autonomisation de plus en plus nette des forces de répression, face à un pouvoir qui se couche face à leurs revendications proto-fascistes. Le petit monsieur Gazeneuve qu’on avait connu droit dans ses bottines face aux manifestants de la loi « Travaille !» s’écrase face à un coup de pression de flics qui ne cachent plus leur tentation subversive version kaki, et appellent ouvertement à s’attaquer à sa personne.

Face à un pouvoir néo-socialiste dépassé par ses propres fantasmes sécuritaires, les milices d’État largement pilotées par le FN et ses satellites obtiennent à peu près tout ce qu’elles veulent : encore plus d’armes et toujours plus d’impunité. Le renforcement de la « légitime défense » est la revendication d’un véritable permis de tuer sans avoir à se justifier. La légitime défense préventive que veulent arracher les condés leur permettrait juste de tuer librement dans la rue, sans passer par la case fourgon de police, comme pour Adama Traoré, Lamine Dieng et tous les autres. La mort légale, sans tracasserie administrative, quoi.

Et pour pouvoir agir tranquillement il est nécessaire de supprimer tous les témoins, de faire taire toutes les voix dissonantes. Pas de reporters indépendants à Calais ou à Notre Dame des Landes : Gaspard Glanz et Taranis News sont mis hors circuit au premier prétexte. Pas de témoin dans les manifs : Nnoman, du collectif Œil avait été interdit de manif, on s’en souvient, d’autres ont été mis en G.A.V., Romain plongé dans le coma par une grenade de désencerclement balancée gratuitement. Le S.AV. de ce travail de nettoyage, consiste désormais à traquer le mauvais esprit : il est interdit de faire de l’humour sur nos amis les bêtes, de comparer implicitement un bande de nervis de la BAC de Rennes aux S.A. nazis comme l’a fait Glanz, ou d’ironiser 10 secondes sur l’antenne d’une radio indépendante sur les manifs – illégales – des éléments les plus droitards de la police.

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La séance du dimanche : Detroit, ville sauvage

9 Oct

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Detroit, ville Sauvage

Un film de Florent Tillon

 

Bienvenue à Détroit, ancienne capitale de l’automobile, capitale du crime où l’herbe pousse sur les parkings et où les bâtiments s’effondrent. D’invisibles désastres qui portent la marque du capitalisme ont ruiné la ville. Tout ce qui reste, ce sont des spots radio pour lutter contre l’endettement, des gangs de chiens errants majoritairement composé de Pittbull. Des restes du Thug Live américain loin très loin de l’Amérique idéalisée dans les cultures populaires et vendu par le Made in America. Lire la suite

Common ft. Stevie Wonder -Black America Again

27 Sep

Délocaliser l’université d’été du PS

6 Juil

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Le parti néo-socialiste a du mal à s’assumer en dehors de son bunker. Apparemment, même la protection de trois douzaines de brigades de playmobils ne suffirait pas à rassurer les vaillants militants du parti de gouvernement qui se revendique de la grande tradition du mouvement ouvrier. Du coup ils ne veulent pas aller à Nantes. On se demande vraiment pourquoi. Avec des défenseurs aussi intransigeants du progrès social que sont Manuel Franco Valls, François Groland, le marquis poudré de Macron, Michel ça sent le Sapin, Stéphane Pollux Le Foll et tous leurs supplétifs, il est en effet difficile de comprendre ce que le PS a à craindre. Tout le monde aime le PS, tout le monde rêve de voir l’université d’été du PS, personne n’a de désir plus cher que d’entendre les débats palpitants tenus entre les tenants du thatcherisme céhèfedétiste et les partisans du reaganisme gouvernemental. Chacun arrêtera tout pour suivre les nouvelles propositions en matière d’armement de nos forces de l’ordre que ne manqueront pas de faire les représentants à la rose d’Alain Bauer, l’ami de Manuel Valls

Il faut absolument que cette université d’été se tienne ! C’est bien, les universités d’été ! QL n’a pas vocation à lancer de pétitions, ni à suggérer l’organisation d’un référendum. Il ne voudrait pas s’immiscer dans les affaires internes d’un parti aussi grand, aussi éminent et aussi prolifique en personnalités aussi brillantes. Nous nous contenterons donc d’une humble suggestion. Lire la suite

La séance du dimanche: The General / Buster Keaton

3 Juil

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Synopsis
Johnnie Gray a deux amours : sa locomotive, la «General», et sa petite amie, Annabelle. Quand la guerre de sécession éclate, alors qu’Annabelle aimerait voir en lui un héros, on lui refuse l’engagement dans l’armée sudiste. Un an plus tard, alors qu’il conduit un convoi dans lequel a pris place Annabelle, le train est subtilisé par des espions nordistes. Johnnie part alors à la poursuite conjointe de sa locomotive et d’Annabelle en plein coeur des lignes ennemies.
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