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Justice pour Lahoucine

23 Mar

États Généraux de l’éducation dans les quartiers populaires

22 Mar

Vendredi 24 Mars


9H30 – Ouverture Amphithéâtre Pierres Vives à Montpellier
Présentation du collectif des parents d’élèves Petit Bard Pergola

10H00 – Rencontre Débat : Mixité sociale et école
Projection : sommes-nous des citoyens de seconde zone?
Quelle société voulons-nous pour nos enfants, si l’école du plus jeune âge jusqu’à l’adolescence accentue l’entre soi et les sépare ?
Comment feront-ils société commune, si tous les enfants de la République ne se côtoient plus sur les bancs de l’école ?
Intervenants : Choukri Benayed ( Professeur des universités de sociologie à l’université de Limoges, chercheur au GRESCO);Collectif parents petit bard pergola, Collectif parents Izards Toulouse Représentants institutionnels à déterminer ( Éducation nationale, Conseil du département), Etienne Butzbach, Président Prisme.
12H30 – Buffet

14H30 – Rencontre Débat: Ségrégation scolaire / ségrégation urbaine, quelle justice sociale ?

Acceptons-nous le fonctionnement d’une école à deux vitesses qui ne respecte pas les valeurs de notre République?
Peut-on refonder l’école sans repenser les inégalités, ni vouloir les dissiper ?
Intervenants : Fabrice Dhume ( Enseignant chercheur de sociologie à l’université de Paris 7, membre URMIS); Collectif parents Marseille, Fils et fille de la République Créteil, , Représentants institutionnels à déterminer ( Ministère politique de la ville (CGET), Éducation Nationale)

17h30- GROUPE DE TRAVAIL
Constitution de groupes de travail pour préconisations avec la participation des chercheurs, collectifs, élus, enseignants, institutionnels autour des thèmes des conférences:

20H00 – Apéritif dînatoire

21h – Projection film:
Maison pour tous François Villon

Samedi 25 Mars
Amphithéâtre Lycée Jean Monnet à Montpellier

9H30 – Café

10H00 – Rencontre Débat: Quelle place pour l’expertise citoyenne dans les quartiers populaires?
Intervenants : Samir Hadj Belgacem (Docteur en sociologie ENS et EHESS, Prix Le monde de la recherche universitaire 2016, Ater à la faculté de droit et de sciences politiques de l’université de Versailles); Zouina MEDDOUR Militante quartier populaire échos des cités Blanc Mesnil, Takticollectif Toulouse, Représentants institutionnels à déterminer: (Ministère de la ville, Préfecture, )

11H30- GROUPE DE TRAVAIL
Constitution de groupes de travail pour préconisations avec la participation des chercheurs, collectifs, élus, enseignants, institutionnels autour des thèmes des conférences

13H00 – Buffet
« Repas »

14H00 – Clôture
Restitution des groupes de travail
Préconisations

19H00 Repas partagé

21h – Concert
Maison pour tous André Chamson Samedi 25 Mars
Amphithéâtre Lycée Jean Monnet à Montpellier

 

Les Quartiers ont de la mémoire !

20 Mar

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Tribune Libre : « Ils ont commencé indigènes, ils sont maintenant indigestes, ils finiront indignes »

17 Mar

Cette tribune concernant la Marche du 19 mars pour la Justice et la Dignité nous a été envoyé par des militant(e)s de quartiers, il nous a semblé intéressant de la publier tel quel pour alimenter le débat sur les modalité de luttes contre les violences policières et plus largement sur la question politique des Quartiers Populaire. Bonne lecture. Merci aux auteur(e)s pour leur confiance, Q.L/

 

« Ils ont commencé indigènes, ils sont maintenant indigestes, ils finiront indignes »

 

Depuis plusieurs semaines, la Marche du 19 mars pour la Justice et la Dignité qui doit se tenir à Paris fait l’objet de questionnements sur les objectifs et les postures de certains de ses organisateurs. Ces questionnements qu’Houria Bouteldja du PIR (Parti des Indigènes de la République) qualifie avec un peu de suffisance de « bruits » sont accentués par la multiplicité des organisateurs, leur grande disparité idéologique et la capacité qu’on certains à parler avec plusieurs casquettes au nom des autres.

Cette dernière semaine un paroxysme a été atteint puisque les critiques politiques sur l’organisation de la marche donnent lieu à un torrent d’insultes et même de menaces. Comment de simples questionnements politiques peuvent-ils faire l’objet de telles réactions ? Tout cela n’est possible que parce que dans le milieu militant parisien, nombreux sont les militants 2.0 qui n’ont que pour seule activité les commentaires sous facebook et la mise en scène de leur propre discours.

Les critiques politiques à l’encontre de la Marche en particulier quand elles émanent de militants, collectifs ou associations de quartiers, sont systématiquement disqualifiées par certains organisateurs en invoquant comme un totem les familles de victimes de violences policières. Ce n’est pas parce que des stars du net militant entre deux selfies avec des artistes répètent en boucle que les familles de victimes de violences policières sont les organisatrices de la Marche que cette vérité du net est la vérité du monde réel. Nul ne conteste que des familles s’investissent dans la marche et trouvent dans cette Marche un débouché politique à leur lutte pour la Vérité et la Justice. Cependant force est de constater que toutes les familles n’appellent pas à soutenir l’organisation de cette marche qui est très loin des objectifs initiaux de la journée internationale contre les violences policières lancée par l’association vies volées en 2009. La suffisance de certains des organisateurs de la marche version 2017 et l’instrumentalisation avec laquelle ils manipulent le concept « des familles organisatrices de la marche » ne fait que jeter de l’huile sur le feu et empêche de répondre politiquement aux critiques des familles et des collectifs militants qui ne se reconnaissent pas dans la stratégie de la Marche 2017.

La réalité de l’investissement des familles dans la marche c’est que très peu de familles sont directement parties prenantes de l’organisation. On parle beaucoup en leur nom mais on les voit peu sur le devant de la scène. Il est évident que l’éloignement géographique, le temps nécessaire à cet investissement limitent le poids réel des familles. Mais la réalité c’est que toutes les familles des victimes des violences policières ne sont pas signataires de l’appel à la marche.

Plus inquiétant certaines des familles de victimes qui se mobilisent pourtant dans la lutte contre les violences policières et qui sont aujourd’hui en première ligne face à la répression refusent de participer à cette marche.

Ce que révèle l’organisation de cette marche c’est qu’il existe des lignes de fractures politiques qui ne sont pas le produit d’ego mais le résultat de profondes divergences sur les pratiques, les analyses et sur les modalités de luttes contre les violences policières et que cela se cristallisent autour de quelques individus et en particulier autour de la direction du PIR. La focalisation sur Paris d’un point de vue médiatique et politique, ce que les anciens du MIB appelle à juste titre la « Couscoussière Parisienne » ne fait qu’accentuer ces fractures. Car les différences de couverture médiatiques militantes ou mainstream et donc aussi de moyens financiers ou d’accès aux stars du showbiz, qui semble être aujourd’hui l’alpha et l’oméga d’une mobilisation réussie pour les militants 2.0, peuvent conduire certaines familles à un sentiment d’abandon et de mise à l’écart. Facebook permet à chacun de constater que pour faire des selfies à des concerts dans les loges il y a plus de monde que pour monter des projets d’éducation populaire avec les petits au quartiers, soutenir les incarcérés ou pour marcher dans un quartier contre les violences policières.

Dans ce contexte, taire ou empêcher que s’expriment des voix différentes sur la stratégie de la marche en invoquant l’autorité morale des familles ne peut qu’aboutir à des clashs qui quand ils se produisent conduisent à une incompréhension de beaucoup et au final à une démobilisation. Lire la suite

Les États Généraux de l’Education dans les Quartiers Populaires

9 Mar

https://www.facebook.com/events/1807473912909074/

Sergio le bon flic

8 Mar

Matthieu Suc, journaliste à Mediapart a publié le témoignage d’un policier du commissariat d’Aulnay-sous-Bois.

« J’ai honte de travailler à Aulnay », attaque d’emblée le policier républicain déniché par Médiapart et qui masque son identité sous le pseudo de Serge.

Son témoignage que l’on prend au sérieux, décrit le fonctionnement des forces de police à Aulnay. On y apprend entre autre que « L’équipe qui est mise en cause dans cette histoire, cela fait des années qu’elle fait ça… J’ai vu et entendu des officiers de police judiciaire passer leur temps à leur dire d’y aller moins fort. C’étaient vraiment des habitués. Dès qu’ils sortaient du commissariat et qu’il n’y avait plus d’autorité derrière eux, ils s’imaginaient être les maîtres dans la rue. Ils faisaient ce qu’ils voulaient, quoi ! Le plus vieux, il n’avait que sept ans de police. On les a un peu lâchés dans la nature…»

Le Sergio, bon flic Républicain et démocratique trouvé par Matthieu Suc décrit un groupe accroc à l’adrénaline, à la castagne. « Ils aiment se battre, casser des gens. C’étaient toujours les premiers à se ruer dans les cellules lorsqu’un gardé à vue pétait un plomb ou se rebellait. L’un d’eux, un brigadier, était particulièrement violent. Je l’ai vu avoir des gestes déplacés au poste, menacer des hommes menottés au banc : ‘‘Toi, on va t’éclater !” Et, à chaque fois que des jeunes se plaignaient, c’était cette équipe-là. »

Le reste de l’enquête de Matthieu Suc est à l’avenant un témoignage de l’intérieur d’un flic qui condamne les dérives racistes et violentes de ces collègues et en appelle aux victimes des violences policières pour aider les bons flics à faire le ménage dans la police. On apprend ainsi dans l’article de Mathieu Suc, de la bouche du bon flic Sergio que« Tous les mois, selon lui, au moins un gardé à vue serait en mesure de dénoncer des pratiques illégales. « Ils pensent que cela ne sert à rien de porter plainte contre la police auprès d’un policier… », regrette-t-il. Serge nous implore : « Il faut leur dire : peut-être que la première fois, cela n’aboutira pas, ni même la seconde. N’empêche que les signalements figureront dans les dossiers des collègues. Cela finira par alerter la hiérarchie. Des enquêtes seront menées. Les jeunes doivent nous aider à faire le ménage ! »

Le hic de cet appel et de cet article c’est que notre bon policier républicain parle masqué et sous un faux nom de peur des représailles de ses collègues et de sa hiérarchie. En clair, il demande aux victimes des violences policières d’avoir le courage que lui et « ses collègues bons flics » n’ont pas. Ce témoignage destiné à nous faire croire qu’il existe une police républicaine nous montre ou se situe cette police républicaine : Cachée, masquée sous un pseudo et nous demandant a nous de faire le ménage dans ces rangs.  C’est comme si un maton demandait à son prisonnier de l’aider à améliorer ses conditions de détention ou de travail depuis le fond de sa cellule. De qui se moque-t-on ?

Au quartier tout le monde sait pourquoi Lire la suite

Libérez Bagui

2 Mar

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