Archive | Vu du quartier RSS feed for this section

La séance du dimanche : Chronique de la Cité des Groux

10 Déc

Retour sur l’exposition « chronique de la cité des Groux » à Fresnes avec celles et ceux qui ont organisé cette exposition et vécu dans cette cité. Cette vidéo de Blockout-Music (Grigny), où les premiers concernés s’expriment sur leur cité et leur passé, permet d’illustrer le fossé entre les fantasmes médiatiques et politiques sur les quartiers populaires et celles et ceux qui y ont vécu et continuent d’y vivre. Loin des discours vides d’expériences de certains militants 2.0, la parole est aux gens de terrain, tout simplement, qui montrent que les quartiers ne sont pas des déserts politiques et que c’est sur le terrain, dans la réalité, que l’on est plus proche des classes populaires, issues ou pas de l’immigration… Merci à eux de nous faire ce simple rappel, loin des clics, tweets et tribunes médiatiques. Q.L/

« Avec les habitants on a choisi 50 photos qu’on a exposé aux Groux (Fresnes) »

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La séance du dimanche / Élus et associations : les liaisons dangereuses

3 Déc

Élus et associations : les liaisons dangereuses

L’argent public versé aux associations est-il toujours dépensé à bon escient ? Le secteur associatif constitue un pan insoupçonné de notre économie. Chaque année, malgré les restrictions budgétaires, L’État et les collectivités locales distribuent près de 34 milliards d’euros de subventions publiques aux associations. Clubs de football, de chasse, soutien scolaire ou encore prévention de la radicalisation, on estime à 1,3 million le nombre d’associations en France. L’argent public distribué par l’État est censé servir l’intérêt général, mais ce n’est pas toujours le cas. L’enquête de « Pièces à conviction » révèle comment certaines associations servent de bras armés aux élus, au Lire la suite

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Réunion de mère de quartiers / Grigny

28 Nov

Nord-AfricainEs contre la Négrophobie et l’Esclavage

27 Nov

Déclaration des Nord-AfricainEs contre la Négrophobie et l’Esclavage

Nous, Nord-Africaines et Nord-Africains du continent et de la diaspora, condamnons la négrophobie systémique qui sévit dans nos pays d’origine comme nous la condamnons partout où elle existe.

Nous condamnons toutes les formes qu’elle peut prendre: discriminations dans l’accès au travail, au logement, à la santé, représentations médiatiques racistes, violences policières, violences des populations dans le quotidien, dans les pays où la négrophobie est un racisme d’Etat, et entre autres, en Europe, insultes dans les rapports interpersonnels, marginalisation dans l’organisation du culte musulman, injonction à taire la négrophobie pour ne pas rompre l’unité entre dominé-e-s par la suprématie blanche. Nous sommes révolté-e-s par l’esclavage qui perdure sous différentes formes.

Nous soutenons inconditionnellement nos frères et soeurs noir-e-s dans leurs colères et leurs luttes face à ce fléau.

En France, nous vivons une communauté de condition avec les Noir-e-s issu-e-s de la diaspora africaine, nous sommes parqué-e-s dans les mêmes zones d’habitation, relégué-e-s à la même sous-citoyenneté, harcelé-e-s par les mêmes pratiques policières, cantonné-e-s au même déterminisme social. Beaucoup de nos combats sont communs, nous sommes « lesnoirsetlesarabes » , les « extraeuropéens », les « allogènes » et autres « chancespourlafRance ». Nous subissons souvent de front la même islamophobie.

Pour autant, cette condition commune ne nous servira jamais d’excuse pour nier la spécificité de la négrophobie, son ampleur et sa violence, tant ici que dans les pays d’où nous venons.
La convergence de nos luttes s’appuie sur la reconnaissance des problèmes spécifiques des frères et soeurs Noir-e-s et non sur leur silenciation

Ainsi, nous voyons fleurir des discours simplistes qui rejettent l’entière responsabilité de cet esclavage sur l’OTAN, l’invasion de la Libye et la chute de Kadhafi. Si le rôle de l’impérialisme occidental est clair dans la démolition de l’Etat libyen, il ne saurait expliquer pourquoi cette démolition à elle seule rend possible la formation de réseaux esclavagistes. Nous récusons cette vision étroite de la situation qui nie ou minore l’existence de structures locales négrophobes et un passé esclavagiste antérieurs aux invasions occidentales. Dans notre lutte contre l’impérialisme, nous refusons que la dénonciation des stratégies impérialistes guerrières et économiques de l’Occident serve de paravent pour ne pas affronter la réalité de la négrophobie au Nord de l’Afrique. Lire la suite

Aucun Appel au Calme

5 Nov

Histoire de mettre un peu de musique sur une semaine qui voit des idoles atterrir dans la rubrique faits divers, mention spéciale pour le footeux qui se singularise en faisant du Tae Kwon Do.

On conseille a chacun d’écouter la compilation des Evadés et en particulier le piste 9  « Aucun Appel au Calme ».  On s’est laissé dire qu’il y a une bonne école de pieds poings aux Ulis où a grandi Evra. C’est peut être là que tonton Pat a appris à maitriser techniquement son  « Mawashi-Geri ». A 36 ans, il nous prouve qu’avec une bonne notion des distances et de bons appuis il est possible de Lire la suite

Young M.A, Rell Markz, LA Danger (RedLyfe) « BROOKLYN »

3 Nov

Rétrospective sur les luttes de l’immigration et des quartiers populaires

1 Nov

12 ans après 2005: rétrospective sur les luttes de l’immigration et des quartiers populaires

Vendredi 10 novembre

L’association L’Intersection vous invite à sa conférence inaugurale « 12 ans après 2005: rétrospective sur les luttes de l’immigration et des quartiers populaires »

Il y a douze ans, en novembre 2005, avait lieu un long mois de révoltes dans les banlieues françaises suite à la mort de Zyed Benna et Bouna Traoré, morts lors d’une course-poursuite avec la police.

Vues par les élites et les médias dominants comme l’expression inédite et jamais vue d’une volonté de résistance des banlieues contre le traitement qui leur est infligé, ces révoltes se situaient bien au contraire dans une longue histoire de luttes et résistance des habitant.e.s des quartiers populaires. Pour preuve, le mois de novembre marque également l’anniversaire des 24 ans de la Marche pour l’égalité et contre le racisme qui avait sillonné la France en 1983 du 15 octobre au 3 décembre 1983.

C’est donc pour commémorer 2005 comme il se doit, mais également pour resituer l’histoire de la résistance des populations issues de l’immigration coloniale, et des habitant.e.s des quartiers populaire en général, que L’Intersection organise l’événement « 12 ans après 2005 : Rétrospective sur les luttes de l’immigration et des quartiers populaires. »

Loin de l’idée que l’histoire de nos luttes sont faites de ruptures et de séparations, l’idée d’une rétrospective nous invite à penser l’histoire de nos luttes comme le fruit de transmissions générationnelles, parfois explicites, parfois moins visibles mais toujours déterminantes. Nous situons donc cette rétrospective contre l’histoire dominante qui voudrait faire de nos parents et grands-parents des victimes passives et de nous la soi-disant première génération ouvertement résistante. Bien au contraire, cette rétrospective est l’occasion de se rappeler du riche héritage de luttes dont nos positions actuelles sont le fruit, et de s’auto-éduquer sur cette histoire pour ne pas tomber dans le piège des ruptures générationnelles que nous tend le récit colonial français. Comme nous l’a dit si sagement Tarek Kawtari, co-fondateur du Mouvement de l’Immigration et des Banlieues : « Avant de tourner la page, il faut déjà écrire l’histoire. » Lire la suite