Archive | Vu du quartier RSS feed for this section

Réunion des habitants de Boyenval / 15 avril

12 Avr

Depuis trop longtemps, les habitants de Beaumont sur Oise, Champagne Persan, Bruyères et des autres villes limitrophes, doivent faire face à la violence des forces de l’ordres de la ville. L’acharnement que subi famille Traoré est aussi imposée aux habitants de Boyenval. Le combat pour la Vérité, la Justice pour Adama et la Liberté de Bagui ne peut s’accomplir sans les soutiens de notre quartier Boyenval. Nous croyons que la meilleure des mobilisations reste celle du local. Lire la suite

Retour au réel

11 Avr

Cette campagne présidentielle a le mérite de remettre les pendules à l’heure sur quasi tous les sujets en mettant le PS et le reste des candidats de droite et d’extrême-droite face à leurs contradictions et leur nature réelle.

Après Fillon rattrapé par son train de vie de grand bourgeois et le PS qui montre qu’il est officiellement un regroupement d’élus de droites voici le tour des candidats « anti-système » de droite de se prendre les pieds dans le tapis.

Commençons par le FN. Inutile de revenir sur les histoires judiciaires et autres déclarations racistes, elles ne convaincront pas les gens qui sont séduits par la façade « anti-système » (soit insulter les personnes en position de faiblesse et escamoter du fric en Suisse). Le racisme du FN qui est pourtant la marque de fabrique de ce parti , n’empêche pas certains au quartier de nous vendre le FN comme une solution. Certains, parmi les plus azimutés vont même trouver ses déclarations sur la rafle du Vel d’Hiv’ comme un symbole de résistance au « Nouvel Ordre Mondial ». Le racisme s’est tellement incrusté dans la tête de certains des nôtres que ce n’est pas en luttant sur ce terrain qu’on arrivera à faire comprendre la supercherie.

Analysons cette solution au regard de l’expérience Trump. Le FN est en délicatesse parce que lui et ses nombreux soutiens dont Alain Soral, et Egalité et Réconciliation sur le Net, nous ont vendu Trump comme l’alternative « anti-système » à la politique américaine habituelle. Son nationalisme et son racisme anti-latino devaient sauver la race blanche et arrêter le chômage avec un mur à la frontière mexicaine tout en mettant fin aux logiques impériales étatsuniennes, qui comme tout bon troll d’extrême droite le répète à longueur de post sur le net sont le produit de la domination juive sur le monde. Trump et Poutine allaient marcher main dans la main, et puis … Le réel revient au galop. Les Lire la suite

Fik’s Niavo – Je Rappe !

10 Avr

Soiree Hip Hop : Convergence Des Luttes

6 Avr

Soirée Hip Hop : Convergence Des Luttes

Concert De Solidarité

Stop A L’impunité Policière
Vérité Et Justice Pour Morad !

 

En soutien à la famille de Morad, 16 ans mort suite à une interpellation policière à Font Vert (quartier nord de Marseille), le temps est venu de la convergence solidaire. Pour demander justice et porter ensemble une famille en quête de vérité. Des militants, des artistes se réunissent et décident de mener de front des actions de solidarité pour accompagner la famille dans ses démarches juridiques, dans ses difficultés quotidiennes, dans ses aspirations à construire demain…
La précarisation des mamans ne doit pas venir se rajouter à la hagra du système !
En face, les syndicats de police, la machine judiciaire, la mafia politicienne, et les médias usent d’une machine bien huilée depuis plus de 30 ans pour étouffer chaque crime policier, maquiller les preuves,
salir la mémoire des victimes et criminaliser les familles et soutiens.
Il faut que ça cesse !
Construisons le rapport de force ! C’est ensemble et qu’ensemble que nous vaincrons !

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Justice et Vérité pour Wissam

30 Mar

livre du samedi : La couleur de la justice / Michelle Alexander

25 Mar

« Il y a plus d’adultes africains-américains sous main de justice aujourd’hui – en prison, en mise à l’épreuve ou en liberté conditionnelle – qu’il n’y en avait réduits en esclavage en 1850. L’incarcération en masse des personnes de couleur est, pour une grande part, la raison pour laquelle un enfant noir qui naît aujourd’hui a moins de chances d’être élevé par ses deux parents qu’un enfant noir né à l’époque de l’esclavage. »
Dans ce livre devenu un classique des luttes contre la prison et le système judiciaire aux États-Unis, ­Michelle Alexander revient dans des pages ­fulgurantes sur les mutations de la domination ­raciale et de l’enfermement. De l’esclavage aux innombrables prisons actuelles, en passant par la ségrégation de l’ère « Jim Crow », ce livre explore la façon dont en quelques décennies, avec la « guerre contre la drogue », les Noirs et les Latinos ont commencé à être enfermés en masse, jusqu’à dépasser aujourd’hui deux millions de prisonniers. Du quadrillage policier aux ­cellules, en passant par le profilage racial et une machine judiciaire implacable, l’auteure dévoile tous les ­mécanismes de cette nouvelle ségrégation qui a créé une nouvelle « sous-caste raciale », une « race des prisonniers ».

 

Introduction1

Jarvious Cotton ne peut pas voter. Comme son père, son grand-père, son arrière-grand-père et son arrière-arrière-grand-père, on lui a refusé le droit de participer à notre démocratie électorale. L’arbre généalogique de la famille Cotton résume l’histoire de plusieurs générations de Noirs nés aux États-Unis mais à qui on dénie une des libertés les plus élémentaires que promet la démocratie, celle de choisir par le vote ceux qui édicteront les règles et les lois qui gouvernent notre vie. L’arrière-arrière-grand-père ne pouvait pas voter car il était esclave. Son arrière-grand-père fut battu à mort par le Ku Klux Klan pour avoir tenté de voter. Son grand-père en fut empêché par les menaces du Ku Klux Klan. Son père ne put le faire à cause des taxes électorales et des tests d’alphabétisation. Aujourd’hui, Jarvious Cotton ne peut pas voter parce que, comme de nombreux hommes noirs aux États-Unis, il a l’étiquette de « criminel » et se trouve en liberté conditionnelle2.

L’histoire des Cotton illustre bien le vieil adage selon lequel « il faut que tout change pour que rien ne change ». À chaque génération, de nouvelles tactiques ont été utilisées pour atteindre les mêmes objectifs, ceux que s’étaient déjà fixés les Pères fondateurs. Pour ces derniers, il était fondamental de refuser la citoyenneté aux Africains-Américains, alors que se constituait l’Union originelle. Deux siècles plus tard, l’Amérique n’est toujours pas une démocratie égalitaire. Les arguments et justifications maintes fois avancés pour défendre la discrimination et l’exclusion raciales sous ses diverses formes ont changé mais le résultat est en grande partie le même. Aujourd’hui, un pourcentage extraordinaire d’hommes noirs aux États-Unis sont légalement privés du droit de vote, comme leurs ancêtres l’ont été tout au long de l’histoire américaine. Il subissent également une discrimination légalisée à l’embauche, au logement, à l’éducation, aux prestations sociales, au droit à être juré, tout comme leurs parents, leurs grands-parents et leurs arrière-grands-parents à leur époque.

Les changements survenus depuis l’effondrement du système Jim Crow concernent moins les structures fondamentales de notre société que le langage employé pour les justifier. À l’ère de l’indifférence à la couleur de peau [color-blindness], il n’est désormais plus socialement acceptable de justifier la discrimination, l’exclusion et le mépris en invoquant explicitement la race. Nous ne le faisons donc pas. Plutôt que la race, c’est le système judiciaire qui est employé pour étiqueter des gens de couleur comme « criminels » et pour reproduire toutes ces pratiques supposées appartenir au passé. Aujourd’hui, il est parfaitement légal de discriminer les « criminels » tout comme il était auparavant légal de discriminer les Africains-Américains. Une fois que vous êtes étiqueté « criminel », les formes de discrimination traditionnelles – à l’embauche, au logement, au droit de vote, à l’éducation, aux aides alimentaires et autres prestations sociales, ainsi qu’au service comme juré – deviennent soudainement légales. En tant que « criminel », vous avez à peine plus de droits, et êtes sans doute moins respecté, qu’un homme noir vivant dans l’Alabama au plus fort du système Jim Crow. Nous n’avons pas mis fin aux castes raciales, nous les avons simplement remodelées. Lire la suite

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Justice pour Lahoucine

23 Mar