Archive | Vu du quartier RSS feed for this section

Quartiers Libres vous souhaitent une Bonne Année 2018!

1 Jan

Bonne Année 2018 à la famille, aux papas et mamans, aux frères et aux sœurs, aux cousines et cousins, à notre quartier, aux quartiers d’à côté, à tous les quartiers du monde, aux militant-e-s de terrain qui se battent et qui ne lâchent rien, à ceux qui utilisent leur bulletin de vote pour construire un monde moins pire et à toutes celles et ceux qui ne votent plus conscients que leur voix n’a jamais été entendue, aux noyaux durs des 6 coins de l’Hexagone, aux bretons, aux nordistes, aux sudistes qui tiennent le Cap, aux camarades basques, aux militants corses antiracistes, à celles et ceux des périphéries des villes du sud, aux nôtres qui tentent de construire des alternatives dans les friches industrielles du centre et de l’est, une pensée au IVème Cercle, au miroir noir, QXXI, aux rebelles qui ne rentrent pas dans des cases, aux zonard.e.s des ZAD du monde entier, aux sociologues qui font de leur militantisme un sport de combat, aux sportives et sportives qui ne blaguent pas et qui ont un cœur et des biceps gros comme ça, aux footeux du dimanche qui se mobilisent pour la Cause, à celles et ceux qui ont la garde serrée sur et hors du ring, aux MC qui rappent pour la cause et le mouvement et dont les textes ne sont pas juste une posture occasionnelle, a celles et ceux qui mettent en musique un  requiem pour un massacre, à tous les BWA, aux graffeurs qui mettent de la couleur en bord de manifs, aux yeux qui ne se contentent pas de regarder, à celles et ceux de nos camarades qui nous ont quitté cette année, toutes et tous les camarades kurdes et turc.que.s tombées pour une juste cause, aux nôtres dont les familles ont été endeuillées par des brutalités sécuritaires, aux nôtres qui sont partis de mort lente ou violente, derrière les barreaux, à un checkpoint ou dans une explosion.

Aux camarades Grecs qui tiennent bon face à la désillusion et aux coups de boutoir des libéraux et des traîtres, aux compagnons italiens toujours sur la brèche, au peuple palestinien qui montre l’exemple en restant fier et invaincu, au peuple Kurde organisé qui croit en ce qu’il fait et nous ouvre un chemin, aux militants des classes populaires des USA qui se mobilisent contre les injustices sociales et raciales et qui font face dans la rue aux suprémacistes blancs, à l’America Latina, et plus largement à la Pachamama de l’Alaska jusqu’en Patagonie et à 525 ans de lutte acharnée contre le terrorisme et le colonialisme occidental, au peuple syrien sacrifié par tous, au Yémen oublié et bombardé, aux Rohingyas persécutés et massacrés, à tout le continent Africain qui résiste à la pression économique et qui lentement mais sûrement balaient le continent des autocrates et la FrançAfrique. A nos frères et sœurs réduits en esclavage et que beaucoup semblent découvrir au détour d’un reportage, la lutte abolitionniste n’est pas finie. Lire la suite

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La solidarité est une arme !

18 Déc

L’Association des Femmes de Franc-Moisin baisse le rideau

16 Déc

Frappée de plein fouet par des restrictions et changements de cap du gouvernement concernant les emplois aidés, l’Association des Femmes de Franc-Moisin va fermer ses portes….

L’AFFM ce sont des dizaines d’années de vie associative en direction des femmes de toutes origines, pour leur faire découvrir toutes les réalités de notre pays et les accompagner vers la maîtrise de la langue française et une vraie citoyenneté active…

La bonne nouvelle c’est que des centaines, d’habitantes et d’habitants, femmes et hommes font route depuis longtemps avec l’AFFM, se sont imprégné-e-s de ses pratiques, ont créé ensemble, des projets, des actions, des mobilisations, des spectacles, des rencontres, des moments d’expression. Lire la suite

« Violences conjugales » ? Ce gros mot.

13 Déc

Une copine nous a partagé ce témoignage pour qu’il puisse être diffusé : à vous de lire, partager si vous voulez, faire tourner.
Pour que la honte change de camp !

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Des fois, le temps s’arrête au détour d’une odeur, d’une mélodie, d’une histoire.
Qui nous rappellent des choses qu’on sent mais qu’on ne sait plus, ou desquelles qu’on s’est caché pour survivre. Continuer. Aller au boulot le lendemain. Sourire aux mômes. Se dire qu’il y a forcément un horizon.

Des fois, on ose y repenser ou se demander pourquoi ça nous retourne tant le bide. Mais il y a des choses qu’on ne fait pas seule. Qu’on ne peut pas affronter seule. C’est sûrement pour ça qu’on les porte dedans, qu’on avance avec, sans se l’avouer car c’est toujours un peu là, et que c’est souvent déjà trop.

Comme ce jour où j’ai regardé « Ne dis rien » de Icíar Bollaín. La tétanie et le malaise qui m’ont envahie durant la plupart des scènes m’ont révélé que si j’avais aussi peur, une peur incontrôlable et si remuante, c’est parce que je reconnaissais la violence qui suintait dans ces images. Et que si j’avais encore peur, c’est que ça n’était pas « réglé », pas derrière moi, mais en moi, tous les jours. C’était presque pire d’y assister, impuissante, tout en connaissant ça par cœur. Les images me frappaient comme des souvenirs. Ils étaient si violents et tellement graves que je ne m’en rappelais plus.

Je ne m’étais jamais dit que la « violence conjugale » me concernait, jamais. Et pourtant, j’avais toujours peur.
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Pressions policières

12 Déc

Nouvelles pressions policières sur des soutiens des révoltés de Beaumont

Soutenir les familles isolées face au système judiciaire, exprimer sa solidarité avec les prisonniers suscite (décidément) la suspicion de la police. Un camarade a été auditionné par les gendarmes qui enquêtent sur les révoltes de Beaumont sur Oise, pour avoir exprimé sa solidarité avec un des inculpés et sa famille.
 
En juillet 2016, Adama Traoré était tué par les gendarmes de Beaumont (95). Plusieurs soirs de révoltes ont suivi. Si beaucoup de personnes ont eu connaissance de la répression mise en œuvre à l’encontre la famille Traoré et en particulier de Bagui (le frère d’Adama), peu se sont intéressés aux autres mis en examen dans cette affaire instruite à Pontoise depuis l’année dernière.
 
Dès l’arrestation de Yohan (le prénom a été changé) en octobre 2016, une solidarité s’est mise en place autour de ses proches : visites, contacts téléphoniques avec la famille et puis, dès que possible, permis de visite pour aller le rencontrer au parloir, une fois par mois. Des mandats (envoi d’argent en détention) ont également été pris en charge par une caisse de solidarité. Aucune communication n’a été faite à ce sujet, conformément à la volonté des principaux concernés (Yohan et sa famille).

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La séance du dimanche : Chronique de la Cité des Groux

10 Déc

Retour sur l’exposition « chronique de la cité des Groux » à Fresnes avec celles et ceux qui ont organisé cette exposition et vécu dans cette cité. Cette vidéo de Blockout-Music (Grigny), où les premiers concernés s’expriment sur leur cité et leur passé, permet d’illustrer le fossé entre les fantasmes médiatiques et politiques sur les quartiers populaires et celles et ceux qui y ont vécu et continuent d’y vivre. Loin des discours vides d’expériences de certains militants 2.0, la parole est aux gens de terrain, tout simplement, qui montrent que les quartiers ne sont pas des déserts politiques et que c’est sur le terrain, dans la réalité, que l’on est plus proche des classes populaires, issues ou pas de l’immigration… Merci à eux de nous faire ce simple rappel, loin des clics, tweets et tribunes médiatiques. Q.L/

« Avec les habitants on a choisi 50 photos qu’on a exposé aux Groux (Fresnes) »

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La séance du dimanche / Élus et associations : les liaisons dangereuses

3 Déc

Élus et associations : les liaisons dangereuses

L’argent public versé aux associations est-il toujours dépensé à bon escient ? Le secteur associatif constitue un pan insoupçonné de notre économie. Chaque année, malgré les restrictions budgétaires, L’État et les collectivités locales distribuent près de 34 milliards d’euros de subventions publiques aux associations. Clubs de football, de chasse, soutien scolaire ou encore prévention de la radicalisation, on estime à 1,3 million le nombre d’associations en France. L’argent public distribué par l’État est censé servir l’intérêt général, mais ce n’est pas toujours le cas. L’enquête de « Pièces à conviction » révèle comment certaines associations servent de bras armés aux élus, au Lire la suite