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Rétrospective sur les luttes de l’immigration et des quartiers populaires

1 Nov

12 ans après 2005: rétrospective sur les luttes de l’immigration et des quartiers populaires

Vendredi 10 novembre

L’association L’Intersection vous invite à sa conférence inaugurale « 12 ans après 2005: rétrospective sur les luttes de l’immigration et des quartiers populaires »

Il y a douze ans, en novembre 2005, avait lieu un long mois de révoltes dans les banlieues françaises suite à la mort de Zyed Benna et Bouna Traoré, morts lors d’une course-poursuite avec la police.

Vues par les élites et les médias dominants comme l’expression inédite et jamais vue d’une volonté de résistance des banlieues contre le traitement qui leur est infligé, ces révoltes se situaient bien au contraire dans une longue histoire de luttes et résistance des habitant.e.s des quartiers populaires. Pour preuve, le mois de novembre marque également l’anniversaire des 24 ans de la Marche pour l’égalité et contre le racisme qui avait sillonné la France en 1983 du 15 octobre au 3 décembre 1983.

C’est donc pour commémorer 2005 comme il se doit, mais également pour resituer l’histoire de la résistance des populations issues de l’immigration coloniale, et des habitant.e.s des quartiers populaire en général, que L’Intersection organise l’événement « 12 ans après 2005 : Rétrospective sur les luttes de l’immigration et des quartiers populaires. »

Loin de l’idée que l’histoire de nos luttes sont faites de ruptures et de séparations, l’idée d’une rétrospective nous invite à penser l’histoire de nos luttes comme le fruit de transmissions générationnelles, parfois explicites, parfois moins visibles mais toujours déterminantes. Nous situons donc cette rétrospective contre l’histoire dominante qui voudrait faire de nos parents et grands-parents des victimes passives et de nous la soi-disant première génération ouvertement résistante. Bien au contraire, cette rétrospective est l’occasion de se rappeler du riche héritage de luttes dont nos positions actuelles sont le fruit, et de s’auto-éduquer sur cette histoire pour ne pas tomber dans le piège des ruptures générationnelles que nous tend le récit colonial français. Comme nous l’a dit si sagement Tarek Kawtari, co-fondateur du Mouvement de l’Immigration et des Banlieues : « Avant de tourner la page, il faut déjà écrire l’histoire. » Lire la suite

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Justice pour Théo / samedi 28 octobre

27 Oct

Le samedi 28 octobre 2017 à 15H00 à Bobigny, nous réclamerons Justice, nous dirons STOP aux brutalités, humiliations, provocations, viols et assassinats commis par certains policiers peu scrupuleux.

Nous demanderons justice pour Théo, et justice pour tous car nous sommes désormais tous concernés par ce fléau.
Face à la multiplication des crimes et délits et pour que tout cela cesse, soyons solidaires et refusons de rester sans réaction.
Que vous veniez de Paris, ou d’ailleurs c’est ensemble que nous dirons stop à l’injustice et l’impunité des coupables de bavures, d’assassinats, de viols.

Il est temps que cela change.

Muhammad Ali Final Round

26 Oct

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Biblio’Tess : Ma mère patrie / Hanane Charrihi

24 Oct

Biblio’Tess

Rencontre avec Hanane Charrihi et présentation de « Ma mère patrie »

 

Le samedi 11 novembre, Biblio’tess aura le plaisir de recevoir Hanane Charrihi, auteure de « Ma mère patrie » (co-ecrit par Elena Brunet, aux éditions #LaMartinière ).

Elle témoignera de son vécu et de ses ressentiments qui ont suivi la dramatique perte de sa maman, Fatima Charrihi, première victime de l’attentat de Nice le 14 juillet 2016.

Nous vous donnons donc rendez-vous le 11 novembre à 18h30, à Sarcelles.

Faites tourner l’info et venez nombreux!

#BiblioTess

Mémoires vivantes des luttes des quartiers populaires

17 Oct

Mémoires vivantes des luttes des quartiers populaires

Samedi 28 octobre 2017 à Vaulx-en-Velin (banlieue LYON)

En hommage à Wahid Hachichi, Lahouari Ben Mohamed, Thomas Claudio, Adama Traoré et TOU-TE-S les autres

Samedi 28 octobre 2017 à Vaulx-en-Velin, salle des Amphis, rue Pierre Cot, se tiendra une rencontre publique avec des acteurs et actrices des luttes historiques des quartiers populaires, ponctuée de débats et de créations artistiques.

Cette soirée, où se mêleront interventions, films, débats, spectacles, expositions, a pour but de sensibiliser les jeunes générations sur les questions de valorisation des mémoires vives et vivantes des luttes contre les discriminations et pour la justice sociale, à Vaulx-en-Velin et ailleurs depuis plus de 30 ans.

L’action est destinée à tous ceux qui veulent bien admettre que le souci de justice a d’autres exigences que le rabâchage d’idées toutes faites. Cet événement est un effort collectif de transmission d’un héritage et de maintien des valeurs, un moyen de rétablir la mémoire, de restituer l’authenticité des faits. Si les luttes et les mobilisations ont pu contribuer à supporter un traumatisme subi, après des faits de discriminations, un drame, une injustice, la perte d’un être cher, ce besoin de résilience, et la nécessité de rentrer dans un processus de réparation, porte peu à peu les victimes à ne plus être des témoins passifs, mais bien les protagonistes de leur propre histoire.

Par une approche mémorielle, nous vous invitons à un programme qui entre en résonance permanente avec l’actualité et la création : Lire la suite

Forum Justice à la mémoire de Wahid Hachichi

4 Oct

Forum Justice à la mémoire de Wahid Hachichi

Samedi 28 octobre 2017 à Vaulx-en-Velin

 

 

Mémoires vives des Quartiers Populaires (ci-dessus affiche de 1983)

En hommage à Wahid Hachichi, Lahouari Ben Mohamed, Thomas Claudio, Adama Traoré et TOU-TE-S les autres

Samedi 28 octobre 2017 à Vaulx-en-Velin, salle des Amphis, rue Pierre Cot, se tiendra une rencontre publique avec des acteurs et actrices des luttes historiques des quartiers populaires, ponctuée de débats et de créations artistiques.

Cette soirée, où se mêleront interventions, films, débats, spectacles, expositions, a pour but de sensibiliser les jeunes générations sur les questions de valorisation des mémoires vives et vivantes des luttes citoyennes contre les discriminations, et pour la justice sociale, à Vaulx-en-Velin depuis plus de 30 ans.

L’action est destinée à tous ceux qui veulent bien admettre que le souci de justice a d’autres exigences que le rabâchage d’idées toutes faites. Cet événement est un effort collectif de transmission d’un héritage et de maintien des valeurs, un moyen de rétablir la mémoire, de restituer l’authenticité des faits. Si les luttes et les mobilisations ont pu contribuer à supporter un traumatisme subi, après des faits de discriminations, un drame, une injustice, la perte d’un être cher, ce besoin de résilience, et la nécessité de rentrer dans un processus de réparation, porte peu à peu les victimes à ne plus être des témoins passifs, mais bien les protagonistes de leur propre histoire.

Par une approche mémorielle, nous vous invitons à un programme qui entre en résonance permanente avec l’actualité et la création : Lire la suite

Derrière la fin des emplois aidés, un projet de société.

26 Sep


Le désengagement de l’état des emplois aidés est à la fois un marqueur de la société que rêve de construire Macron et un triste révélateur de la déconnexion entre la vie au quartier et la vie dans le reste de la société.

L’affaire a commencé cet été lorsque la Délégation Générale à l’Emploi et à la Formation Professionnelle sous les ordres de la ministre Muriel Pénicaud a demandé aux préfets d’en finir avec les Contrats Uniques d’Insertion (CIE) du secteur marchand en stoppant « les prescriptions» et en restreignant les Contrats d’Accompagnement dans l’Emploi (CAE) pour le secteur non-marchand. Dans les quartiers populaires nombre d’emplois de service et de lien social sont aujourd’hui assurés par ce type d’emploi, qui se substituent bien souvent à un service public défaillant.

La liste est longue de ces emplois dont chacun(e) peut au quotidien voire l’intérêt et qui sont financés par des contrats aidés : de l’animateur sportif en passant par celui ou celle qui fait traverser les enfants devant les écoles… et surtout les postes dans de nombreuses associations qui œuvrent tous les jours au contact des habitants, chez qui chacun(e) peut trouver des ressources pour surmonter les problèmes liés à la vie quotidienne.

Pour qui vit au quartier chacun(e) sait que la vie, et bien souvent aussi le combat pour le pain quotidien, sont facilités par ces copains et copines qui bénéficient d’emplois aidés et qui tous les jours par leur présence et leur travail permettent de rendre la vie moins dure et maintiennent les liens sociaux qui font tenir nos quartiers.

Dans la torpeur de cet été le président Macron, grand amis des quartiers populaires, a donc décidé de fermer les vannes de ces financements. Cette mesure a été annoncée et accueillie sans bruit et sans fureur.

Contrairement à ces prédécesseurs à l’Élysée, Macron utilise peu les stigmates raciaux pour taper sur les habitants des quartiers populaires. Avec lui nul besoin d’arguments civilisationnels ou cultuels pour justifier le désengagement dans les quartiers populaires. En cela il marque une rupture avec ses prédécesseurs qui justifiaient chacune de leurs politiques en direction des classes populaires par des arguments civilisationnel ou cultuels sur le mode de la République laïque en danger. Avec lui pas de dérapages sur les quartiers populaires repères de terroristes ou de délinquants soumis à la loi de l’Islam mais une politique de classes à ce point caricaturale qu’elle désarçonne.

De la baisse des APL à la destruction du logement social en passant par la fin des emplois aidés, Macron attaque frontalement tout ce qui maintient encore nombre de familles dans les quartiers populaires la tête hors de l’eau pour tous nous livrer à la belle et dure loi du marché.

Pour faire passer cette pilule amère Macron mise sur l’atomisation des réseaux militants dans les quartiers populaires tout autant que sur la déconnexion des forces politiques censées représenter les classes populaires. Il va s’appuyer pour cela sur l’émergence de figures symboliques assimilées a tort ou à raison aux quartiers populaires. Leur simple présence à ses côtés va servir à nous raconter la belle histoire des quartiers populaires sur le mode « quand on veut on peut ». Lire la suite