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Commémoration du 8ème anniversaire de la mort d’Ali Ziri

8 Juin

Collectif « Vérité et justice pour Ali Ziri »

2009-2017 : Commémoration du 8ème anniversaire de sa mort.

Le 11 juin 2009, Monsieur Ali Ziri décédait suite à son interpellation par la Police Nationale lors d’un contrôle routier. D’après les conclusions de l’autopsie de l’Institut Médico- légal de Paris, qui a relevé 27 hématomes sur le corps, il est mort asphyxié suite au « pliage » exercé sur lui par les policiers. Or, 7 années de combat judiciaire ont abouti le 16 février 2016 au rejet du pourvoi en Cassation porté par la famille, avec cette conclusion : « il n’est ainsi pas possible de retenir une cause certaine de la mort d’Ali Ziri ».

L’affaire est actuellement devant la Cour européenne des droits de l’homme, dont nous attendons qu’elle condamne la France pour l’utilisation par les policiers d’une technique d’immobilisation létale -le pliage-, théoriquement interdite depuis 2003.

Nous continuons d’exiger vérité et justice pour Monsieur Ali Ziri et pour tous les morts aux mains de la police dont les familles et les collectifs se sont vus opposer des non-lieux. Se joindront à nous dans cette commémoration Assa Traoré, Amal Bentounsi, Ramata Dieng, et des représentants d’autres familles de victimes . Lire la suite

Émission radio Quartiers Libres : Lettre à Adama avec Assa Traoré

6 Juin

Interview avec Farida Amrani et Ulysse Rabaté (Essonne)

31 Mai

Interview avec Farida Amrani et Ulysse Rabaté

(candidats France Insoumise – 1ère circonscription de l’Essonne)

Bonjour Farida et Ulysse, vous êtes candidat.e.s aux élections législatives face à Manuel Valls sur la 1ère circonscription de l’Essonne, pouvez-vous nous en dire plus sur vous, votre parcours ?
F.A : J’habite la ville d’Evry depuis 1997 dans le quartier des Aunettes, j’ai 40 ans maman de 3 filles je travaille dans une collectivité territoriale dans l’Essonne où je suis également responsable syndicale. En tant que maman et afin de suivre la scolarité de mes filles je me suis engagé en qualité de parents d’élèves. Cet engagement s’est amplifié en 2013 lors de la mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires sur la ville d’Évry qui devais être le laboratoire expérimental du gouvernement Hollande ; en effet les parents d’élèves conjointement avec les instituteurs sont rentrés en résistance en dénonçant le manque de concertation et de cohérence du projet de la mairie.

Lors d’une réunion de parents d’élèves, le maire qui venait de remplacer Manuel Valls a refusé de nous écouter, avec un mépris dont il a le secret il nous a juste répliqué que si nous n’étions pas d’accord avec sa décision il nous proposait de monter notre propre liste a la prochaine élection municipale.

De ce fait nous avons pris l’initiative de nous organiser et de déposer une liste Front de Gauche en 2014 dont j’avais la responsabilité de la tête de liste. Nous avons obligé Francis Chouat à aller à un second tour puisque nous nous sommes maintenus et obtenu 20% soit 4 élus d’oppositions.

Ce fut le début de mon engagement politique.

U.R : Né à Paris en 1987, je suis militant politique et associatif depuis mes 18 ans. Je fais partie de la « génération CPE » qui s’est politisée dans les grandes manifestations de 2006, mais aussi dans l’action associative. Avec des militants et des parents d’élèves, j’ai lancé le Collectif Logement Paris 14, devenu aujourd’hui une association référente dans le sud de la capitale. La vie m’a mené à Corbeil-Essonnes (91) en 2010, où je me suis engagé dans le combat politique et judiciaire contre le « Système Dassault ». Cet engagement encore en cours a donné un livre, écrit avec Bruno Piriou et paru en 2015 : « L’argent maudit, au cœur du Système Dassault ». Candidat du Front de Gauche aux élections législatives en 2012 contre Manuel Valls, j’ai refusé d’apparaître sur sa profession de foi, contre l’avis du PCF, dont j’étais à l’époque adhérent. Aux élections municipales de 2014, nous sommes en tête de l’opposition avec notre démarche associative « Le Printemps de Corbeil-Essonnes », dont je suis aujourd’hui le représentant au Conseil Municipal avec Farid Messaoui, Bruno Piriou et Faten Subhi. Cinéaste amateur, j’ai réalisé en en 2011 un documentaire sur le processus révolutionnaire en Tunisie.

Puis en 2015, le film « En attendant Coco », réalisé avec Abdel Yassine, élu à Fleury-Mérogis, au côté de qui j’ai pris de nombreuses positions publiques : sur le droit de vote des détenus et l’installation de bureaux de vote dans les prisons, sur le lien entre la gauche et les banlieues, ainsi que sur la sortie de Valls sur « L’Apartheid », à qui nous avons répondu dans une tribune remarquée parue dans Libération. En 2016, j’ai créé la Commission Cinéma de la Nuit Debout, qui a donné un film sorti en 2017, « Nuit Froide », produit collaboratif et 100 % indépendant. Je crois aujourd’hui dans la construction d’une gauche qui s’ouvre sur les dynamiques citoyennes qui traversent la société française, sans concession sur des exigences que je retrouve dans le projet de la France Insoumise : urgence écologique, bouleversement institutionnel, partage radical des richesses.

Pour vous qui venez du militantisme associatif, de quartier, qu’est-ce qui vous a poussé à être candidat.e.s aux élections législatives en 2017 ?

F.A : Cette candidature s’est construite dans la continuité de nos combats locaux. Je parlais de la réforme des rythmes scolaire à Evry qui m’a amené à faire de la politique, dans le sens noble du terme. Ce que nous souhaitons aujourd’hui, avec Ulysse, c’est de poursuivre cette ligne de conduite de défense de l’intérêt général, idée qui me tient aussi particulièrement à cœur comme syndicaliste.

Moi, je n’ai pas fait les grandes écoles, j’ai pas fait l’ENA, ni polytechnique ni science po, j’ai fait l’école de la vie, dans ma ville, dans mon quartier. On a pu le constater depuis des années et on le voit toujours à travers les politiques mises en places par les différents gouvernements, ces gens-là sont très très loin de la réalité du terrain. Ils ne savent pas ce qu’on vit.

Matériellement, quand on est élu.e.s depuis tant d’années avec parfois 7, 8 ou 10 000 euros par mois, on ne peut pas connaître les problématiques des gens.

Pour nous la politique ce n’est pas un travail mais un outil pour défendre autrui et pour vivre-ensemble !

U.R : Pour ma part il s’agit de la continuité d’un ancrage à gauche sur la circonscription et d’un combat contre Manuel Valls. Ça peut être un débat de s’investir ou non dans les échéances électorales nationales qui sont quand même trustées par les écuries politiques nationales, mais pour nous c’était un moyen de faire parler nos histoires politiques locales dans cette législative, de prendre part à ce débat politique. Les élections présidentielles et législatives, avec toutes les critiques que l’on peut faire sur ce scrutin et Dieu sait qu’il y en a, restent le grand moment populaire et politique en France sous la Vème République. Nous avons souhaité utiliser cette opportunité pour prolonger notre manière de faire de la politique, de faire avancer nos combats locaux.

Il y avait un vrai besoin de parler des quartiers, de nos problématiques, de nos vies. La preuve en est que dans les débats nationaux pour le moment y compris dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon, on ne peut pas dire que c’était une question particulièrement creusée, développée en donnant la parole aux concerné.e.s. L’intérêt des législatives, de candidature comme les nôtres, résident dans notre ancrage sur le terrain, notre militantisme dans nos quartiers, le combat pour l’émergence à une autre échelle, nationale, de la parole politique des quartiers populaires qui s’exprime déjà dans le quotidien. C’est pour nous l’intérêt de la démarche de se présenter à ces élections, même si évidemment il y a des contradictions à prendre part au processus électoral, mais nous ne souhaitons pas regarder le train passer.

Il n’y a pas assez, on le voit bien, de candidats à ces élections législatives qui portent les problématiques des quartiers et encore moins des candidatures qui en sont issues !

Quels sont pour vous les enjeux de votre circonscription et des villes qui la composent ?

F.A :Il y a un enjeu tout particulier qui me tient à cœur. C’est l’hôpital sud-francilien, bébé de Manuel Valls et Serge Dassault. On mesure avec ce projet les politiques de santé dramatiques menées par le Gouvernement Valls et les précédents ainsi que les alliances politiciennes sur le dos des populations. Lire la suite

السلام عليكم Al-salâm ‘aleïkoum !

27 Mai

Bon Ramadan à la famille, aux papas et mamans, aux frères et aux sœurs, aux cousines et cousins, à notre quartier, aux quartiers d’à côté, à tous les quartiers du monde, aux militant-e-s anonymes du TerTer qui se battent et qui ne lâchent rien, au peuple palestinien, au peuple kurde, syrien et irakien à tout le continent Africain et à ses peuples en lutte qui dégagent les autocrates de la FrançAfrique, aux athées et aux croyants, à la mémoire de Clément, Adama, Curtis, Angelo, Lamine, Brahim, Rémy, Zyed, Bouna, Pavlos et de ceux et celles qui sont tombés, au peuple Rrom, aux Rohingyas qui tentent Lire la suite

Rock Against Police / Des lascars s’organisent

23 Mai

 

A la fin des années 70, dans un contexte de crise économique et de chômage, les expulsions de jeunes immigrés et les meurtres en banlieue, qu’ils soient commis par des flics ou des beaufs, se multiplient. Un réseau informel et fluctuant se constitue pour réagir collectivement en organisant une série de concerts Rock against police au beau milieu des cités. De 1980 à 1983, l’initiative fait tâche d’huile. Plusieurs concerts sont organisés en région parisienne : Paris, Vitry, Nanterre, Cergy, Argenteuil. L’idée est également reprise par d’autres groupes en France, notamment à Marseille, Saint Dizier, et Lyon avec les concerts organisés par Zâama d’banlieue. Lire la suite

Ryaam – La Cible

22 Mai

Réalisation: Leo KS & Nathan
Montage: David Reinhard

Extrait de One Mic #2 :  https://ryaam.bandcamp.com/

Soirée de lancement « Lettre à Adama »

19 Mai

 

Venez participer à notre soirée de lancement national du livre du Comité Vérité et Justice pour Adama « Lettre à Adama » aux Editions du Seuil, écrit en collaboration avec Elsa Vigoureux (déjà disponible en précommande).

Cette soirée verra le lancement national officiel du livre retraçant dix mois de lutte pour la Vérité et la Justice pour notre frère, fils et ami Adama Traoré. Nous y racontons également son enfance et l’histoire de notre famille.
Adama a été tué le 19 juillet 2016, jour de son 24e anniversaire, par les gendarmes par plaquage ventral à la suite de son interpellation à Beaumont-sur-Oise. Il n’aura bénéficié d’aucune aide de la part des autorités pour rester en vie. Et nous devons depuis assurer les frais judiciaires et des procédures. Les bénéfices générés par la vente des livres ne servira qu’à faire face à ces dépenses. Nous apporterons également notre soutien aux incarcérés et à leur familles.

Sa mort tragique s’ajoute à une longue liste d’hommes et de femmes tué.e.s par les forces de l’ordre. Notre combat s’inscrit dans la juste lignée des leurs. Ce livre revient sur notre mobilisation, nos soutiens, nos épreuves, nos victoires et nous y partageons notre force. Il symbolise notre dignité. Lire la suite