La séance du dimanche: La face cachée du Front National

19 Mar
« Présidentielle 2017 : Marine Le Pen en tête au premier tour, c’est le constat choc que font désormais tous les instituts de sondage. La candidate du Front National atteint des scores inégalés, de 25 à 27%, devançant tous ses adversaires. Plus surprenant encore : au second tour, elle est maintenant donnée à plus de 40% des voix, quel que soit son opposant. Du jamais vu !Nous avons voulu comprendre comment le FN est devenu en quelques années le premier parti de France chez les jeunes. Comment travaillent Lire la suite

Vive la Commune !

18 Mar

Lire la suite

Livre du samedi : Ça valait pas la peine, mais ça valait le coup / Hafed Benotman

18 Mar

 

« En 2001, Hafed Benotman et quelques complices ont créé l’émission de radio anticarcérale L’Envolée et le journal du même nom. À sa mort en 2015, l’équipe du journal décide de lui rendre hommage dans un numéro qui réunit la plupart des courriers et articles publiés au fil des ans dans L’Envolée. Une façon de continuer à se marrer, gamberger et se bagarrer avec lui contre toutes les prisons. Lire la suite

Tribune Libre : « Ils ont commencé indigènes, ils sont maintenant indigestes, ils finiront indignes »

17 Mar

Cette tribune concernant la Marche du 19 mars pour la Justice et la Dignité nous a été envoyé par des militant(e)s de quartiers, il nous a semblé intéressant de la publier tel quel pour alimenter le débat sur les modalité de luttes contre les violences policières et plus largement sur la question politique des Quartiers Populaire. Bonne lecture. Merci aux auteur(e)s pour leur confiance, Q.L/

 

« Ils ont commencé indigènes, ils sont maintenant indigestes, ils finiront indignes »

 

Depuis plusieurs semaines, la Marche du 19 mars pour la Justice et la Dignité qui doit se tenir à Paris fait l’objet de questionnements sur les objectifs et les postures de certains de ses organisateurs. Ces questionnements qu’Houria Bouteldja du PIR (Parti des Indigènes de la République) qualifie avec un peu de suffisance de « bruits » sont accentués par la multiplicité des organisateurs, leur grande disparité idéologique et la capacité qu’on certains à parler avec plusieurs casquettes au nom des autres.

Cette dernière semaine un paroxysme a été atteint puisque les critiques politiques sur l’organisation de la marche donnent lieu à un torrent d’insultes et même de menaces. Comment de simples questionnements politiques peuvent-ils faire l’objet de telles réactions ? Tout cela n’est possible que parce que dans le milieu militant parisien, nombreux sont les militants 2.0 qui n’ont que pour seule activité les commentaires sous facebook et la mise en scène de leur propre discours.

Les critiques politiques à l’encontre de la Marche en particulier quand elles émanent de militants, collectifs ou associations de quartiers, sont systématiquement disqualifiées par certains organisateurs en invoquant comme un totem les familles de victimes de violences policières. Ce n’est pas parce que des stars du net militant entre deux selfies avec des artistes répètent en boucle que les familles de victimes de violences policières sont les organisatrices de la Marche que cette vérité du net est la vérité du monde réel. Nul ne conteste que des familles s’investissent dans la marche et trouvent dans cette Marche un débouché politique à leur lutte pour la Vérité et la Justice. Cependant force est de constater que toutes les familles n’appellent pas à soutenir l’organisation de cette marche qui est très loin des objectifs initiaux de la journée internationale contre les violences policières lancée par l’association vies volées en 2009. La suffisance de certains des organisateurs de la marche version 2017 et l’instrumentalisation avec laquelle ils manipulent le concept « des familles organisatrices de la marche » ne fait que jeter de l’huile sur le feu et empêche de répondre politiquement aux critiques des familles et des collectifs militants qui ne se reconnaissent pas dans la stratégie de la Marche 2017.

La réalité de l’investissement des familles dans la marche c’est que très peu de familles sont directement parties prenantes de l’organisation. On parle beaucoup en leur nom mais on les voit peu sur le devant de la scène. Il est évident que l’éloignement géographique, le temps nécessaire à cet investissement limitent le poids réel des familles. Mais la réalité c’est que toutes les familles des victimes des violences policières ne sont pas signataires de l’appel à la marche.

Plus inquiétant certaines des familles de victimes qui se mobilisent pourtant dans la lutte contre les violences policières et qui sont aujourd’hui en première ligne face à la répression refusent de participer à cette marche.

Ce que révèle l’organisation de cette marche c’est qu’il existe des lignes de fractures politiques qui ne sont pas le produit d’ego mais le résultat de profondes divergences sur les pratiques, les analyses et sur les modalités de luttes contre les violences policières et que cela se cristallisent autour de quelques individus et en particulier autour de la direction du PIR. La focalisation sur Paris d’un point de vue médiatique et politique, ce que les anciens du MIB appelle à juste titre la « Couscoussière Parisienne » ne fait qu’accentuer ces fractures. Car les différences de couverture médiatiques militantes ou mainstream et donc aussi de moyens financiers ou d’accès aux stars du showbiz, qui semble être aujourd’hui l’alpha et l’oméga d’une mobilisation réussie pour les militants 2.0, peuvent conduire certaines familles à un sentiment d’abandon et de mise à l’écart. Facebook permet à chacun de constater que pour faire des selfies à des concerts dans les loges il y a plus de monde que pour monter des projets d’éducation populaire avec les petits au quartiers, soutenir les incarcérés ou pour marcher dans un quartier contre les violences policières.

Dans ce contexte, taire ou empêcher que s’expriment des voix différentes sur la stratégie de la marche en invoquant l’autorité morale des familles ne peut qu’aboutir à des clashs qui quand ils se produisent conduisent à une incompréhension de beaucoup et au final à une démobilisation. Lire la suite

Justice pour Tous / 08 Avril

16 Mar

 

Barbès Blues au temps du couvre-feu (58) / Farid Taalba

15 Mar

Le poète Si Mohand Ou Mhend

Barbès Blues au temps du couvre-feu : épisode précédent

 

 

Aussitôt, la voix du jeune berger s’éteignit comme la flamme d’une bougie sous l’effet d’un souffle. Moins symphonique sous le soleil qui avait commencé à décliner, le concert des cigales et des grillons reprit tout de même le dessus. En contrepoint, le lointain bourdonnement de moteur du véhicule des gendarmes approchait piano, piano mais sûrement. Soudain, bref et léger, un air de flûte se mit à rire derrière une chênaie touffue. La voix du jeune berger suivit :

Si la fuite pouvait tout rattraper

Moi, je suivrai les oiseaux

Je survolerai sept pays

Je franchirai sept océans

Mais comme la mort nous devance en tout lieu

Supplions le maître de la décision !

Madjid enragea : « Mais il cherche vraiment à nous faire coffrer sous le couscoussier ou quoi ?! ». Et il répliqua au jeune berger : « Je te passe l’air de flute. Mais écoute cela un peu :

Me voilà en prison, oh mère !

Dans la prison des gendarmes.

Ils y rasent les barbes

Ainsi que les moustaches

Sans doute faudrait-il faire le bien

Mais ce sont les tourments qu’on préfère

Ainsi que la trahison entre frères Lire la suite

Image

#ParolesNonBlanches / Violences Policières

14 Mar