Barbès Blues au temps du couvre-feu (73) / Farid Taalba

6 Déc

Barbès Blues au temps du couvre-feu / épisode précédent

« Les mômes n’ont pas perdu de temps pour s’évanouir dans la nature en moins de jouge, bégaya le chauffeur, vite, dépêchons-nous maître, suivons leur exemple.

– Eux, ils devaient avoir une bonne raison pour aller défiler la parade sous les frondaisons. Mais toi, pourquoi ? Tu as le don de conduire en pleine forêt ? Ou peut-être envisages-tu d’abandonner ton taxi sur place pour que nous allions nous-aussi jouer à cache-cache ? Et si plus-tard tu te fais arquepincer par les perdreaux, que diras-tu quand on te demandera ce que faisait ta charrette là où tu n’étais pas ? Tu cherches à te faire enchrister à Lambèse ?!

– Maître, trembla le chauffeur qui regardait en direction d’où aboulait le ronronnement de plus en plus pressant des hélicoptères, cela fait beaucoup de questions d’un coup dans un moment pareil.

– Justement. Cesse de renauder, restons encore assis un moment. Ne tremble pas comme un enfant dans la nuit. Écoute l’histoire que je vais te bonnir en attendant le passage voire l’arrivée des méchants criquets à hélices qui rôdent autour pour nous jouer de la sulfateuse. Tu verras, c’est la meilleure des évasions. ». Lire la suite

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E.One (Première Ligne) « Love & war »

5 Déc

Émission radio Quartiers Libres : Fragmentation Politique ?

5 Déc

 

Black Mirror Selekta #5 : O.V. Wright !

4 Déc

OV Wright copie

Black Mirror, l’émission hip-hop partage avec nous une selekta par semaine, parce que la zik fait partie de notre histoire !
Bonne écoute !


On est nombreux à l’avoir connu par le biais des compilations « Shaolin Soul », notamment pour sa déchirante version du spiritual classique « Motherless Child » samplé sur le titre éponyme de Ghostface Killah. C’est en effet aux diggers du rap qu’on doit sa redécouverte tardive, lui qui ne connut que rarement le succès qu’il méritait au cours d’une vie bien trop courte dévastée par la drogue, la tise et la prison. Né dans le Tenessee en 1939 et mort en 1980 en Alabama, il incarne pourtant l’essence de la soul du deep South, toute contenue dans sa voix à nulle autre semblable qui servit d’abord l’église avant de se livrer corps et âme à la musique du diable, le blues. C’est sans doute avec Willie Mitchell qu’il donna ses plus grands morceaux au tournant des années 1970, sa voix d’ange déchu chevauchant rythmiques rugueuses et chœurs languissants.

Il enregistra finalement assez peu, mais hormis quelques sonorités plus faciles en toute fin de parcours, l’essentiel de ce qu’on peut entendre de lui frôle tout simplement le sublime. Une sélection de nos morceaux fétiches de cette figure maudite, ponctué de quelques versions samplées et autres renversantes covers.

Et la playlist en bonus, à télécharger ici !
Une émission de la radio ariégoise La Locale.
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La séance du dimanche / Élus et associations : les liaisons dangereuses

3 Déc

Élus et associations : les liaisons dangereuses

L’argent public versé aux associations est-il toujours dépensé à bon escient ? Le secteur associatif constitue un pan insoupçonné de notre économie. Chaque année, malgré les restrictions budgétaires, L’État et les collectivités locales distribuent près de 34 milliards d’euros de subventions publiques aux associations. Clubs de football, de chasse, soutien scolaire ou encore prévention de la radicalisation, on estime à 1,3 million le nombre d’associations en France. L’argent public distribué par l’État est censé servir l’intérêt général, mais ce n’est pas toujours le cas. L’enquête de « Pièces à conviction » révèle comment certaines associations servent de bras armés aux élus, au Lire la suite

Livre du samedi : Young Lords : Histoire des Blacks Panthers latinos (1969-1976) / Claire Richard

2 Déc

Young Lords : Histoire des Blacks Panthers latinos (1969-1976) / Claire Richard

 

Août 1969, à El Barrio, le quartier portoricain de New York, des jeunes gens descendent dans la rue, en treillis et bérets à la Che Guevara. Dans leurs mains, pas de fusils, mais des balais. Ils nettoient les rues délaissées par les pouvoirs publics. Une émeute éclate. L’embrasement menace, la mairie accepte d’envoyer plus souvent ses éboueurs. El Barrio vient de découvrir ses Black Panthers, les jeunes membres du Young Lords Party. Ils ont entre 16 et 25 ans, sont les enfants de l’immigration portoricaine, arrivée en masse depuis la colonisation de l’île par les Etats-Unis. Inspirés par les Black Panthers et les nationalistes portoricains, ils veulent remplacer l’Etat capitaliste et raciste par des alternatives communautaires et politisées. Ainsi, ils défilent pour l’indépendance de Porto Rico mais sont surtout très actifs dans les quartiers, où ils développent notamment des programme autour de la santé. Pour eux, la révolution est aussi une transformation personnelle. Sous l’influence des femmes, qui font Lire la suite

Visite antifasciste au nouveau local parisien de Génération Identitaire

1 Déc