« Ramadan Moubarak » رمضان مبارك

7 Mai

600 personnes se sont rassemblées à l’église Saint-Jean Baptiste, à Molenbeek (Belgique), pour un grand repas de rupture de jeûne (juin 2016)

Bon Ramadan à la famille, aux papas et mamans, aux frères et aux sœurs, aux cousines et cousins, à ceux et celles qui sont partis mais dont la mémoire nous aide à lutter au quotidien, à notre quartier, aux quartiers d’à côté, à tous les quartiers du monde, aux militant-e-s anonymes du TerTer qui se battent et qui ne lâchent rien, au peuple palestinien qui résiste même abandonné de tous, au peuple kurde qui trace son chemin, aux peuples syrien et yéménite martyrisés et à tout le continent Africain et à ses peuples en lutte qui dégagent les autocrates de la FrançAfrique : vous incarnez la « Fierté des Notres », à ceux et celles qui partout dans le monde d’Asie aux Amériques se battent au quotidien pour faire que demain soit meilleur qu’aujourd’hui, que l’espoir ne soit pas vain mais une réalité, aux athées et aux croyants, à la mémoire de Clément, Adama, Curtis, Angelo, Babacar, Lamine, Brahim, Rémy, Zyed, Bouna, Pavlos et de ceux et celles qui sont tombés, au peuple Rrom, aux Rohingyas qui tentent de survivre, aux Ouïghours oubliés de tous, aux prisonniers et taulards, aux mis en examen et Georges Ibrahim Abdallah, aux grévistes de la faim  aux migrants qui franchissent les murs de l’Europe Forteresse, aux collectifs de lutte des quartiers loin des buzz internet et des postures de façade, au terrain notre seul juge, à la mémoire des dizaines de milliers d’anonymes qui reposent au fond de la méditerranée, aux gens avec ou sans papiers, aux abstentionnistes et aux votants, aux Chibanis et aux enfants, aux proches qui sont au bled ou en exil, aux solidaires, aux solitaires, aux camarades, aux révolutionnaires au bled, aux Gilets Jaunes et Rouges Antiracistes, aux compagnons de galère, au prolétariat cosmopolite, aux paysans en lutte, aux silencieux qui hurlent dans le désert, à celles et ceux qui ne lâchent pas l’affaire même face aux violences policières, et à toutes les diasporas, aux Antifas voilé.e.s ou pas, aux têtes de cortèges masqués ou pas, à celles et ceux qui aiment le foot populaire et qui tapent le ballon le dimanche, aux Latinos Unidos qui se battent pour la Justice et le Socialisme, aux réfugiés, aux apatrides, à tous les peuples du monde, aux peuples algérien et soudanais qui montrent l’exemple à suivre et qui font taire les défaitistes, à l’Humanité qui résiste (nos parents nous ont appris à ne pas rester à terre), à celles et ceux qui sont gazés, matraqués, violentés, mutilés et toujours là. Pas un pas en arrière! Autodéfense Populaire!

Palestine You Will Never Walk Alone!

Ireland : unfinished revolution!

Un seul héros : le peuple

C’est l’occasion d’essayer que personne ne reste sur la touche durant 30 jours.

Ramadan Moubarak

L’équipe de Quartiers Libres vous passe le Salam !

Bon Ramadan à Toutes et Tous…

 

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Livre du samedi : Le combat Adama / Geoffroy de Lagasnerie – Assa Traore

4 Mai

 

Le 19 juillet 2016, à Beaumont-sur-Oise, Adama Traoré est dans la rue. Des gendarmes  décident de le contrôler. Il n’a pas ses papiers sur lui. Lassé des contrôles à répétition, il ne veut pas être emmené à la gendarmerie: il court. Les gendarmes le rattrapent et l’immobilisent en se mettant à trois sur lui. Ils l’asphyxient – et Adama Traoré meurt, le jour de ses 24 ans.

« Le combat Adama, ce n’est pas seulement le combat de la famille Traoré. La mort de mon frère est représentative d’un grand malaise en France qui ne va pas. Mon frère est mort sous le poids de trois gendarmes et d’un système : il est mort parce qu’il s’appelait Adama Traoré, parce qu’il était Noir, parce qu’il habitait dans un quartier populaire. Il est mort à cause de tout ce que l’État et la société ont construit autour des quartiers populaires et de ces garçons. Et c’est tout cela que nous voulons changer. Lire la suite

La bonne version

2 Mai

D’après les médias aux ordres, 30 manifestants auraient attaqué l’hôpital de la Pitié Salpêtrière le 1er mai 2019, le millier de personnes qui était nassé boulevard de l’hôpital peut témoigner que celles et ceux qui sont entrés dans la cours de l’hôpital puis pour la petite dizaine qui sont montés sur l’escalier menant a l’intérieur de l’hôpital ne l’ont fait que pour se protéger des gaz lacrymogène et de la sauvagerie des forces de l’ordre.

Pourquoi attaquer un hôpital ? Pourquoi ne pas accuser les manifestants de vouloir tuer des patients tant qu’on y est ?

Le récit médiatique et politique de cet événement est juste risible et tous les journalistes et hommes politiques de droite comme de gauche qui surjouent leur indignation devant ce mensonge d’état nous montrent bien dans quel camp ils se trouvent. Ce récit gouvernemental a une double fonction la première il permet de criminaliser et condamner moralement un peu plus le mouvement de contestation auquel il doit faire face et cela lui permet de faire comme si son maintient de l’ordre violent avait fonctionné. Aux journalistes fainéants :  plusieurs centaines de mètres plus haut que l’hôpital  qui n’a jamais été attaqué, il y a eu par contre un commissariat qui a été attaqué, malgré les Lire la suite

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Soirée Solidaire et Citoyenne / Quartier Saint-Jacques

30 Avr

Barbès Blues au temps du couvre-feu (114) / Farid Taalba

24 Avr

 

Barbès Blues au temps du couvre-feu /épisode précédent

 

Hassan fit la pose avec des effets de torse et l’air de se sucrer le nombril comme pour bien signifier qui menait désormais la barque : « Laquelle danse le Maillebilline ?! Tu vas avoir tout le temps de le leur demander toi-même.

– Et quand j’aurai la réponse, toi-même, tu auras tout le temps d’aller héler un autre bahut pour rentrer. Par les temps qui courent, quand ton destin est d’avoir la poule aux miches sans savoir comment tu seras becqueté si tu tombes dans le panier à salade, ce sera plus difficile que de chercher à savoir qui guinche ou pas le Maillebilline !

– Bon, puisque tu fais ton monsieur j’ordonne, on ne va pas roter sur le bifteck. Regarde bien, je ne le répéterai pas deux fois, c’est la première-là, celle qui a l’air de nous attendre de pied ferme, et qui porte la jolie robe à corset où il y a du monde au balcon. Mais attention, interdit d’applaudir !

– Franchement, tu me prends pour qui ? A moi, tu prêtes l’intention indigne de mettre la main dans le sac ?! A mon avis, ce n’est ni côté jardin ni côté cour qu’elle va te mettre à la porte, quand je vais lui montrer tout le spectacle que tu te fais d’elle. Parce qu’elle ne vaut quelque chose qu’au plébiscite de son balcon ? Et elle ne serait bonne qu’à faire la sainte chapelle ? Lire la suite

Barbès Blues au temps du couvre-feu (113) / Farid Taalba

10 Avr

Barbès Blues au temps du couvre-feu / épisode précédent

 

« Et nous, toujours cloués sur place ! », s’esclaffa Bou Taxi électrisé d’anisette dont les vapeurs avaient dissous le théâtre des événements et le drame sur lesquels le rideau n’était toujours pas encore tombé, si ce n’est la lacrymogène et la poudre.

– Sois en heureux, le rectifia Hassan, pense à ceux qui, là-haut en ville, sont giboyés par les gendarmes et les paras, et détalent en tous sens. Qui est pris par la chasse, ne perd-il pas sa place ?!

– Laisserais-tu entendre que tu regrettes de ne pas faire partie du gibier ?

– On aura tout le temps pour cela quand on décollera d’ici.

– Alors que Dieu agrée notre ami Madjid, invoqua Bou Taxi dont l’esprit est sorti de lui-même, le rossignol, la voix de son âme ! Qu’il s’amadoue avec la marquise qui lui ira comme un saroual, qu’il devienne le dab du royaume et qu’il fasse de nous ses deux vizirs !

– Tu prendras du galon, tu arrêteras de conduire, tu auras pouvoir de délivrer les licences de taxi et de distribuer les lignes de car. Un chauffeur sera à ton service pour sillonner tout le pays ! Lire la suite

Barbès Blues au temps du couvre-feu (112) / Farid Taalba

27 Mar

Barbès Blues au temps du couvre-feu / épisode précédent

 

– Oh, pardonne-moi, si je suis allé vite en besogne avec ta Zohra les « Louis d’or », mais, dans un cas comme dans l’autre, cela ne sera pas une bonne affaire, si j’ose dire. J’ai beau me dire « A la grâce de Dieu, sois miséricordieux, oublie ce qui est éphémère ici-bas, surtout le mal qu’on t’a fait, rappelle-toi que les insultes ne sont que des mots, et les crachats de l’eau », rien à faire, impossible de solder le compte ! La suspicion me galope dans les sangs, j’ai le palpitant qui moud du ressentiment et je me ronge le foie à en vomir. Comment oublier la trahison, toutes ces années de travail et de privation, la perte de ma bien-aimée ? Et même si j’avais oublié et fait mine d’accepter la politique que ceux de ma maison m’ont concoctée dans le dos, à quoi m’aurait servi tout le bien qu’ils auraient pu me faire ensuite ?! Pour le moment, ce n’est pas d’une femme dont j’ai besoin, mais de chansons ! Comme tu viens de le dire en me proposant de taper la goualante plutôt que la gueulante. Et si, en plus, ça peut t’aider à tenir la route et fleurir à bon port, pourquoi se priver ?! ». Madjid tira plusieurs bouffées sur sa pipe de kif. A l’expiration, deux longues colonnes de fumée lui sortirent des narines et se rejoignirent au-dessus de sa tête en un nuage qui fut rapidement dispersé. Lire la suite